Grat d'Oloron
Grat d'Oloron est né au Ve siècle à Lichos, dans la basse vallée du Saison. Son nom de baptême, Gratus, signifie en latin « agréable, charmant » et aussi « reconnaissant ». Il est historiquement attesté comme le premier évêque d'Oloron au début du VIe siècle.
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Biographie
modifierSa jeunesse a été marquée par les persécutions des catholiques par le roi wisigoth Euric (466-485), dont le successeur, Alaric II (485-507), fut tolérant envers les catholiques, permettant la création du diocèse d'Oloron. Gratus en est le premier évêque[1].
Il participe à la tenue du concile d'Agde en 506[2], qui réunit 35 évêques catholiques du royaume wisigothique, sous la présidence de saint Césaire, évêque d'Arles[3].
En 507, les Wisigoths sont battus par Clovis à Poitiers, mais à la mort de Clovis en 511, les Wisigoths sont encore très présents au sud de la Garonne (Aquitaine). C'est pendant cette période que saint Grat serait mort à Jaca en Aragon, d'où son corps aurait été amené à Oloron pour y reposer définitivement[1].
La légende dit qu'à sa mort soudaine, les Aragonais de Jaca et les Béarnais d'Oloron se disputèrent son corps. Pour régler le conflit de manière équitable, le corps du saint a été placé ficelé sur le dos d'une mule aveugle au niveau du col du Somport. Libre de choisir sa direction et escortée par deux aigles, la mule, après quelques hésitations, finit par prendre la direction d'Oloron où elle s'arrêta assoiffée. Avec ses sabots, elle fit jaillir une source : la fontaine de Saint-Grat. Les cloches de la cathédrale sonnèrent, et les villageois accompagnèrent le saint et la mule jusqu’à sa porte, confiant ainsi définitivement les reliques du saint aux Oloronais[4],[5].
Il est surnommé le « père des pauvres » en raison de sa grande générosité. Il avait notamment l'habitude d'offrir des canards aux plus démunis. D'ailleurs, il est toujours célébré chaque année au mois d’octobre lors d’un grand week-end de fête et de tradition qui veut que l’on mange du canard à sa mémoire[6].
Dans le Pays basque, il est le saint patron des villes d'Oloron-Sainte-Marie, Lichos et Etsaut[7].
il est fêté le [2].
Notes et références
modifier- 1 2 « Sainte-Marie d’Oloron, le fleuron du Béarn », Sophie de Villeneuve, La Croix (06/2020).
- 1 2 « Saint Grat d'Oloron », sur Nominis, Conférence des évêques de France (consulté le ).
- ↑ Concile d'Agde en 506, présence de Gratus episcopus de civitate Olorone subscripsi, sur pierre-abelard.com
- ↑ Oloron Sainte Marie, Roch Jaja.
- ↑ Connaissez-vous la légende de Saint-Grat ?, Pyrénées Béarnaises Tourisme, Facebook.
- ↑ « Oloron, n’attendons pas 20 ans », Saint-Grat toujours fêté 16 siècles après sa mort, Le Voyage aux Pyrénées.
- ↑ Pyrénées-Atlantiques : Oloron-Sainte-Marie, la mule qui ramena saint grat à Oloron, Action-route-chemin.fr
Voir aussi
modifierArticles liés
modifierLiens externes
modifier- (it) San Grato di Oloron, Santi e Beati
- (en) Saint Gratus of Oloron, CatholicSaints.Info
- (de) Gratus von Oloron, Ökumenisches Heiligenlexikon