Gratien d'Amiens est un chrétien martyr en 303, reconnu saint par l'Église catholique.

Gratien d'Amiens
Image illustrative de l’article Gratien d'Amiens
Saint, martyr
Date de décès
Lieu de décès Saint-Gratien (Somme), France
Canonisation 628
Vénéré par l'Église catholique
Fête 23 octobre

Biographie

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On ne sait pas grand chose sur ce personnage. Selon la tradition, Gratien naquit au IIIe siècle à Rome dans une famille sénatoriale. Converti au christianisme, il quitta Rome pour aller évangéliser la Gaule et se fixa dans un petit village de la Gaule belgique, près d’Ambianorum (Amiens), où il devint berger[1].

Sous le règne de Dioclétien, le préfet romain Rictiovare chargé de persécuter les chrétiens, fit arrêter Gratien, le conduit à la torture et le condamna à mort après qu'il eut refusé de sacrifier aux dieux romains. Il fut décapité en 303.

Le miracle de saint Gratien

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Le corps de Gratien fut inhumé sur le lieu de son supplice. Selon la légende, Gratien avant d'être frappé par le bourreau ficha en terre son bâton de berger et une source jaillit. S'étant fait une écorchure à la main, il prit une feuille comme pansement et son sang teinta l’arbuste. Selon une autre version, sa houlette fut plantée en terre par les habitants après son exécution, quoi qu'il en soit, le bâton de coudrier, en une nuit, parvint à s'enraciner, à se ramifier, à porter des feuilles et des fruits sur sa tombe, de la couleur du sang. D’après la tradition, le miracle se reproduisait, chaque année, la nuit du .

Église de Saint-Gratien (Somme).
Église de Saint-Gratien (Val-d'Oise).

Culte de saint Gratien

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En 628, Gratien fut canonisé sous le roi Dagobert Ier et le lieu de son martyre prit le nom de Saint-Gratien. Un oratoire fut édifié sur sa tombe, il fut donné, en 1113, au prieuré bénédictin Saint-Denis d'Amiens (aujourd'hui place René Goblet et square Saint-Denis)[2].

Les moines de l'abbaye de Saint-Denis bâtirent un oratoire à sa mémoire en un lieu appelé depuis Saint-Gratien, près de Montmorency. Une relique de saint Gratien est enterrée sous le maître-autel de l'église.

L'église du village de Saint-Gratien, dans le département de la Somme, est placée sous le vocable de saint Gratien. Un oratoire renfermant une statue de Saint Gratien, œuvre du sculpteur amiénois Jean-Pierre Facquier, fut construit dans les années 1990. Un calvaire édifié sur le lieu supposé du martyre porte cette dédicace : « Ici, le , saint Gratien mourut martyr pour le Christ ».

Les reliques

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En 1015, Roger de Blois, évêque de Beauvais, possédant les terres de Coulombs près de Chartres, décida de relever de ses ruines l'abbaye Notre-Dame de Coulombs. Il aurait obtenu de l’évêque d’Amiens la translation des reliques de saint Gratien à l'abbaye de Coulombs.

Le passage des reliques par la seigneurie de Montmorency entraîna l'attribution d'un bras de Gratien à une paroisse qui prit le nom de Saint-Gratien.

En 1770, le chef de Gratien fut rapportée en Picardie, et placé le , dans un buste reliquaire en bois doré dans l'église de Saint-Gratien (Somme)[3].

À la Révolution française, comme tous les autres monastères, l'abbaye de Coulombs fut déclarée bien national. La châsse d’argent renfermant les reliques du saint fut transportée à Paris. Elle fut sauvée par un employé de la Monnaie de Paris et fut remise à l’archevêché. Le , lors du sac de celui-ci, les reliques furent jetées dans la Seine.

Le , une parcelle du front du martyr fut remise à l'église de Saint-Gratien, dans l'actuel Val-d'Oise[4].

Notes et références

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  1. ↑ « Saint Gratien d'Amiens », sur cef.fr (consulté le ).
  2. ↑ présentation de la commune de Saint-Gratien, POP | Plateforme ouverte du patrimoine.
  3. ↑ [PDF] La légende de Saint-Gratien, Anne-Marie Boury, histoire et traditions du pays des Coudriers.
  4. ↑ [PDF] Gratien, saint patron de l'église.

Voir aussi

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