Green Cross International
Green Cross International, ou Croix verte internationale, est une organisation non gouvernementale internationale à but environnemental, fondée le à Kyoto, à la suite du Sommet de la Terre qui a réuni les Nations unies à Rio de Janeiro en . Mikhaïl Gorbatchev, ancien dirigeant de l'URSS, en est le fondateur.
| Fondation |
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| Zone d'activité | |
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| Type | |
| Domaine d'activité |
Environnement |
| Siège | |
| Pays |
| Fondateur | |
|---|---|
| Président |
William Bridge |
| Site web |
Elle se donne pour mission de contribuer à l'augmentation du niveau de vie et du développement économique et social dans tous les pays, développés ou en voie de développement où c'est possible. Elle met pour cela en place des projets divers concernant l'environnement, des processus de paix ou d'aide au développement. Ainsi Green Cross a installé des camps thérapeutiques près du site de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl[1] ou a lancé des campagnes de prévention de conflits liés aux ressources en eau[2].
Historique
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L'idée de la Croix verte germe en lorsque Mikhaïl Gorbatchev, alors encore dirigeant de l'URSS et futur prix Nobel de la paix, fait une allocution lors du Forum mondial sur l'environnement et le développement pour la survie (The Global Forum on Environment and Development for Survival)[3]. Basée sur le même principe que la Croix rouge, elle serait axée sur le côté environnemental de l'action humanitaire.
En juin , lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, des parlementaires invités relancent l'idée de cette association et convainquent Gorbatchev de mener le projet à terme. Parallèlement, en décembre de la même année, le conseiller national suisse Roland Wiederkehr (de) fonde la Croix-Verte[4]. Les deux projets fusionnent, créant ainsi Green Cross International (GCI) à Kyoto le [5],[6].
Démission de Mikhaïl Gorbatchev et scandale financier
modifierEn , Green Cross International se trouve en situation de faillite à la suite du refus de plusieurs sections locales dont la Suisse, les États-Unis, la Pologne ainsi que Dominika Kulczyk (pl), importante donatrice, de verser leurs contributions dues au titre de l'année [7]. Accusant la section Suisse et son président Martin Bäumle de « manipuler les autres sections nationales dans le but de prendre le contrôle de l'organisation »[8], Mikhaïl Gorbatchev démissionne du conseil d'administration et renonce au titre de président-fondateur[7]. Plusieurs membres du Conseil de Green Cross International démissionnent également, dont Jean-Michel Cousteau et le vice président Pierre Muller[7],[8]. Martin Bäumle est élu président par intérim[9], puis démissionne de ce poste pour être remplacé en par Diane Meyer Simon (en)[10].
À la suite du dépôt de trois plaintes entre et contre deux directrices et contre Martin Bäumle, la justice suisse se saisit de l'affaire et débute une enquête portant sur les comptes de l'année [11].
Branches nationales
modifierGreen Cross en France
modifier| Fondation |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Forme juridique |
Association déclarée |
| Domaine d'activité |
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France) |
| Siège |
Paris (19, rue de Miromesnil) |
| Pays |
| Membres |
250 () |
|---|---|
| Volontaires |
170 () |
| Site web |
| RNA | |
|---|---|
| SIREN | |
| OpenCorporates |
Une première organisation Green Cross France a été inaugurée à Lyon en au Forum des Dialogues pour la Terre.
Green Cross France a eu le philosophe naturaliste Yves Paccalet pour président, de à [12]. Il démissionne lorsque Jan Kulczyk prend la présidence de l'organisation ; dénonçant le fait que l'entrepreneur polonais ait trop d'intérêts financiers dans les industries polluantes.
De mi-2011 à mi-2025, Green Cross est représentée en France par l'association Green Cross France et Territoires, présidée par Jean-Michel Cousteau. Green Cross France et Territoires a recruté en son directeur exécutif, en la personne de Nicolas Imbert[13].
Green Cross Suisse
modifierGreen Cross Suisse a été fondée en , soit une année après Green Cross International.
Début , Green Cross Suisse compte 42 000 membres et un budget d'environ 6,8 millions de francs suisses.
À la suite de la falsification des comptes par son ancienne directrice, afin d'augmenter son bonus personnel, la fondation ZEWO retire son label de qualité de l'organisation suisse le [14].
Green Cross Suisse a Martin Bäumle pour président.
Notes et références
modifier- ↑ Andrew Littlejohn (trad. Isabelle Eichenberger), « Tchernobyl, toujours zone sinistrée 25 ans après », sur swissinfo, (consulté le ).
- ↑ UNESCOPRESSE, « L'UNESCO organise une conférence sur la prévention des guerres de l'eau », sur unesco, (consulté le ).
- ↑ (en) « Earth's Survival Questioned in Moscow », sur Hinduism Today (en), (consulté le ).
- ↑ « La Croix-Verte rencontre un large soutien », Journal de Genève, Genève, no 298, , p. 10 (présentation en ligne, lire en ligne [PDF], consulté le ).
- ↑ Françoise Weilhammer, « L’organisation écologiste présidée par Mikhaïl Gorbatchev fête son 20e anniversaire », sur Le Temps, (consulté le ).
- ↑ Bérénice Dubuc, « Que sont-ils devenus? Mikhaïl Gorbatchev, de la Perestroïka à l’écologie », sur 20 minutes, (consulté le ).
- 1 2 3 Olivier Perrin, « Fâché avec la Suisse, Mikhaïl Gorbatchev claque la porte de la Croix-Verte », sur Le Temps, (consulté le ).
- 1 2 Alexis Favre, « Croix-Verte: Mikhaïl Gorbatchev contre-attaque », sur Le Temps, (consulté le ).
- ↑ « Martin Bäumle à la tête de Green Cross International », sur 24 heures, (consulté le ).
- ↑ (en) « Diane Meyer Simon Follows Martin Bäumle As Chairperson Of Green Cross International (GCI) », sur publicnow.com, (consulté le ).
- ↑ Pascal Schmuck, « La justice enquête sur le scandale Green Cross », sur Tribune de Genève, (consulté le ).
- ↑ Laura Beheuliere, « Yves Paccalet: « J’ai toujours voulu que l’écologie aille polluer les autres partis » », sur l'Express, (consulté le ).
- ↑ « Nicolas Imbert est nommé directeur exécutif de Green Cross France et Territoires », sur actu-environnement.com, (consulté le ).
- ↑ « Green Cross Suisse perd son label de qualité Zewo »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur La Liberté, (consulté le )