Gregoria Piedra
Gregoria Piedra, née à Mexico, est placée en détention provisoire à partir de 1796 dans le recogimiento de mujeres de Santa María Magdalena à Mexico en attente de son procès pour travestissement et contrebande d’hosties consacrées. Le non-lieu est déclaré en 1808.
Biographie
modifierGregoria Piedra est dénoncée le 21 mars 1796 par María Vicente Vargas, qui déclare l’avoir vue sortir l’hostie de sa bouche après s’être présentée à l'eucharistie habillée en homme. Le 25 mars, Piedra est aperçue en train de se moquer d’une procession religieuse. Elle est arrêtée et transférée au recogimiento de Sainte-Marie-Madeleine (es) en décembre 1796. En 1797, elle est envoyée deux mois dans la prison municipale pour la punir de s’être plainte de sa détention en isolement. Les actes du procès rapportent que Piedra s’habille le plus souvent en homme, aime le jeu, et manifeste une préférence pour les femmes. En janvier 1798, l’Inquisition déclare ne rien trouver à reprocher à Piedra, et répète ce verdict en 1802, demande l'avis de la cour de justice municipale en mars 1806 et statue à nouveau par un non-lieu en 1808[1],[2].
Références
modifier- ↑ (es) Robin Ann Rice, « Recogimientos femeninos en la Nueva España y su papel como cárceles para mujeres marginadas », Edad de Oro, no 38, , p. 235‑247 (ISSN 2605-3314, DOI 10.15366/edadoro2019.38.012, lire en ligne)
- ↑ (es) Laura Alejandra Cruz Hernández, « Del disfraz a la búsqueda de empoderamiento. Travestismo femenino y amor entre mujeres. Nueva España », Géneros, permanencias y transformaciones, , p. 33 (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- (en) chap. 18 « A Colonial Cross-Dresser (Mexico, 1796) », dans Women in Colonial Latin America, 1526 to 1806, Hackett Publishing Company, Inc., (ISBN 978-1-62466-762-6), p. 214
- (en) Ria Brodell (en), « Gregoria Piedra aka la Macho », dans More Butch Heroes, MIT Press, (ISBN 978-0-262-38396-7, lire en ligne)
- (es) Ursula Camba Ludlow, « Gregoria la Macho y su" inclinación a las mujeres": reflexiones en torno a la sexualidad marginal en Nueva España, 1796-1806 », Colonial Latin American Historical Review, vol. 12, no 4, , p. 479 (lire en ligne)
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifier- Catalina de Erauso
- Antonia de Soto de Parral, qui a marroné travestie en compagnie d’un homme autochtone.
- Ana María de Soto (en)