Grigol Robakidze
Grigol Robakidze (en géorgien : გრიგოლ რობაქიძე), né le à Sviri (gouvernement de Koutaïssi, Empire russe) et mort le à Genève (Suisse) est un écrivain, poète et publiciste géorgien, engagé en faveur du nationalisme géorgien contre la domination soviétique de la Géorgie.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
გრიგოლ ტიტეს ძე რობაქიძე |
| Nationalités | |
| Formation | |
| Activités |
Écrivain, personnalité, journaliste d'opinion, poète |
| Membre de |
Société historico-ethnographique de Géorgie (d) |
|---|---|
| Genres artistiques |
Lamara (d) |
Biographie
modifierGrigol Robakidze naît le ou le à Sviri, dans la région d'Iméréthie, faisant alors partie du gouvernement de Koutaïssi de l'Empire russe[1].
Il fait ses études à l'étranger, à l'université de Leipzig, où il obtient un doctorat en philosophie. Il revient en 1908 en Géorgie et devient l'un des leaders du mouvement symboliste géorgien[1]. Grigol Robakidze est l'élève de Vaja-Pchavela, dont il développe les thèmes de prédilection dans La Peau de Serpent, un roman racontant la quête par un poète de sa vraie identité. En 1915, il est le fondateur des Cornes bleues (en géorgien : ცისფერყანწელები, Tsisperqnatslebi), un groupe de poètes et romanciers géorgiens ayant joué collectivement un rôle majeur dans la littérature géorgienne (dont fait partie Paolo Iachvili)[2]. Il crée également l'Union des écrivains géorgiens deux ans plus tard, en 1917[1].
Durant les années d'existence de la république démocratique de Géorgie, entre 1918 et 1921, Grigol Robakidze participe à la vie littéraire du pays mais également à la politique. Il est membre de la délégation géorgienne reçue lors de la conférence de la paix de Paris qui aboutit notamment au traité de Versailles[1].
Après l'invasion soviétique de la Géorgie qui fait passer la Géorgie sous contrôle bolchévique, Grigol Robakidze s'engage dans la résistance artistique anti-soviétique, ce qui lui vaut d'être victime de persécutions. Il fuit la Géorgie en 1931, pour ne jamais y retourner de son vivant. Il vit pendant 15 ans en Allemagne, avant de déménager en Suisse en 1946. En exil, il continue à participer au combat nationaliste géorgien : il s'engage en 1942 au sein de l'Union des traditionalistes géorgiens et fait également entendre la voix géorgienne à la Société des Nations[1].
Depuis l'étranger, il publie de nombreux romans, dont une partie sont écrits en allemand[1]. Il reçoit la reconnaissance d'auteurs européens tels que Stefan Zweig et Níkos Kazantzákis. Ses œuvres, mélange de poésie et de prose, portent sur des thèmes mythologiques ainsi que sur le mythe national géorgien[3].
Après la Seconde Guerre mondiale toutefois, ses deux ouvrages sur Adolf Hitler et Benito Mussolini sont critiqués, accusés de soutenir le fascisme, ce que l'auteur nie catégoriquement[3].
Au début des années 1960, il est décidé de le nominer pour le Prix Nobel de littérature, mais il meurt avant, le à Genève[1].
Sépulture et hommages
modifierAprès sa mort, sa sépulture est rapatriée dans le carré géorgien du cimetière de Leuville-sur-Orge, commune de l'Essonne ayant joué un rôle important dans l'accueil de la communauté géorgienne émigrée en France[1].
Il donne son nom à l'université Grigol-Robakidze (en), située à Tbilissi, ainsi qu'à de nombreuses rues en Géorgie.
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 (ka) « გრიგოლ რობაქიძე » [« Grigol Robakidze »], dans Biographical Dictionary of Georgia (lire en ligne).
- ↑ (en) Donald Rayfield, « Georgian literature: The 20th century », dans Encyclopedia Britannica (lire en ligne).
- 1 2 « 70 years of Soviet Georgia: CURZON » [archive du ], sur rolfgross.tripod.com (consulté le )
Liens externes
modifier- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :