Groupe régionaliste breton
Le Groupe régionaliste breton est un mouvement régionaliste breton créé en 1918 par Job de Roincé, Henri Prado et Morvan Marchal.
| Groupe régionaliste breton | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Fondation | |
| Disparition | |
| Fusionné dans | Parti autonomiste breton |
| Idéologie | Nationalisme breton fédéralisme breton panceltisme |
Le mouvement prend le nom d'Union de la jeunesse bretonne (en breton : Unvaniez Yaouankiz Vreiz) en .
Historique
modifierLe mouvement est fondé le [1]. Ses membres déclarent vouloir « travailler activement au relèvement de la Patrie bretonne »[2].
Les premiers adhérents du Groupe régionaliste breton se structurent en dehors des autres partis du mouvement breton existants à l'époque, comme l'Union régionaliste bretonne, ou la Fédération régionaliste de Bretagne. Ceux-ci n'ont pas eu d'activités lors de la Première Guerre mondiale[3].
Le mouvement se restructure en Unvaniez Yaouankiz Vreiz en [4].
Orientations politiques
modifier
Pour Alain Déniel, la ligne du parti évolue beaucoup lors de son existence. Initialement « régionaliste étroit et conservateur », le groupe s'oriente selon lui vers un fédéralisme de droite, avant de s'ouvrir à d'autres lignes comme celles du nationalisme breton, du panceltisme, puis du fédéralisme international. La doctrine suivie par le parti est ainsi un « ensemble composite et n'a jamais été bien défini »[5].
l'un des buts revendiqués du Groupe régionaliste breton, à savoir « aider à la naissance en Bretagne d'un mouvement intellectuel et artistique indépendant »[6].
Organe de presse
modifierLe mouvement dispose du journal Breiz Atao[7].
Membres notoires
modifier- Théophile Lemonnier (1901-1986), dit Gourlann, artiste peintre, adhère en 1920[8].
- Olier Mordrel, adhère en 1919[9].
Notes et références
modifier- ↑ Sébastien Carney 2015, p. 50.
- ↑ Sébastien Carney, « Les nationalistes bretons face aux projets européens, des années 1920 aux années 2000 : une stratégie de l’étau ? », Histoire, économie & société, vol. 40, no 3, , p. 37–52 (ISSN 0752-5702, DOI 10.3917/hes.213.0037, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Déniel 1976, p. 57
- ↑ Déniel 1976, p. 61
- ↑ Déniel 1976, p. 79.
- ↑ Déniel 1976, p. 69
- ↑ Sébastien Carney, « Le roman national des nationalistes bretons (1921-aujourd’hui) », Mémoires de la Société d'Histoire et d'archéologie de Bretagne, vol. Tome C, no vol. II, , p. 513 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Luc Legeard, Théophile Lemonnier , dans : Le Pays de Fougères, numéro 104, 1997, par , p.23/25
- ↑ Hamon 2001, p. 21
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Alain Déniel, Le Mouvement breton (1919-1945), Paris, Maspero, , 451 p. (ISBN 978-2707108265, lire en ligne).

- Sébastien Carney, Breiz Atao ! : Mordrel, Delaporte, Lainé, Fouéré : une mystique nationale (1901-1948), Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « histoire », , 608 p. (ISBN 978-2-7535-4289-1, ISSN 1255-2364).

- Kristian Hamon, Les nationalistes bretons sous l'Occupation, Le Relecq-Kerhuon, An Here, , 272 p. (ISBN 2-86843-224-7).
