Grâce Koumayi Bikonibiyate
Grâce Koumayi Bikonibiyate est une sage-femme, entrepreneure, militante des droits des femmes et femme politique togolaise.
| Vice-présidente (d) Nouvel engagement togolais | |
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| jusqu'en |
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Faire autrement l'accouchement |
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Elle est fondatrice de l'association Faire autrement l'accouchement, qui intervient dans la sensibilisation aux violences gynécologiques et obstétricales et dans l'accompagnement des femmes enceintes.
Elle est également connue pour son engagement public en faveur des droits humains, de la justice sociale et de la gouvernance démocratique au Togo.
Biographie
modifierFormation et débuts professionnels
modifierGrâce Koumayi Bikonibiyate effectue la majeure partie de sa scolarité dans la préfecture du Haho, au Togo. Après l'obtention d'un baccalauréat série D en 2012, elle entre à l'École nationale des sages-femmes de Lomé, où elle obtient en 2015 une licence professionnelle en obstétrique[1].
Elle travaille ensuite pendant plusieurs années au Centre hospitalier universitaire Sylvanus-Olympio de Lomé, puis dans des établissements privés, dont la Polyclinique Saint-Joseph[1].
En 2021, elle crée un cabinet de santé mobile, puis un cabinet spécialisé dans l'accompagnement à la naissance[1]. Elle fonde également l'association Faire autrement l'accouchement, qui milite contre les violences obstétricales et gynécologiques et pour une meilleure prise en charge des femmes enceintes[2],[3],[4].
Engagement associatif et politique
modifierParallèlement à son activité de sage-femme, Grâce Koumayi Bikonibiyate s'engage en politique. Elle rejoint le Nouvel engagement togolais (NET), où elle exerce les fonctions de chargée de la promotion du genre et des affaires féminines, puis de vice-présidente nationale[1].
Elle est candidate aux élections législatives de 2018 puis aux élections locales de 2019. En 2024, elle quitte le NET à la suite de divergences internes[1].
Elle poursuit ensuite son engagement par des prises de position publiques, notamment sur les réseaux sociaux, où elle aborde des sujets liés à la gouvernance, aux droits des femmes, à la justice sociale et aux libertés publiques[1],[3].
Grâce Koumayi fut secrétaire générale chargée à la formation et a l'information a l'association des Sage-femme femme du TOGO de 2016 à 2021, puis Syndicaliste (coordinatrice régionale Grand Lomé du SYLASTO)[réf. nécessaire].

Arrestations et procédures judiciaires
modifierEn juin 2025, Grâce Koumayi Bikonibiyate est arrêtée lors de mobilisations à Lomé. Selon l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains, programme conjoint de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), elle déclare avoir subi des mauvais traitements pendant cette première détention[2],[3].
Le , elle est de nouveau arrêtée à son domicile à Lomé par des agents en civil, puis conduite au Service central de recherches et d'investigations criminelles (SCRIC)[2],[3]. La Media Foundation for West Africa indique qu'elle est présentée à un juge d'instruction le et placée en détention provisoire[5].
Selon la FIDH et l'OMCT, elle est inculpée pour « atteinte à la sûreté intérieure de l'État » et « trouble aggravé à l'ordre public », puis transférée le à la prison civile de Lomé[2],[3]. Plusieurs médias togolais et organisations de défense des droits humains relaient alors les critiques visant son arrestation et sa détention[6],[7],[8],[9].
Le , la FIDH et l'OMCT publient un appel urgent qualifiant son arrestation et sa détention d'arbitraires, demandant sa libération immédiate, l'abandon des poursuites engagées contre elle et l'ouverture d'enquêtes sur les allégations de mauvais traitements[2],[3].
En février 2026, la FIDH, l'OMCT, le Collectif des associations contre l'impunité au Togo, le Centre de documentation et formation en droits de l'homme et la Ligue togolaise des droits de l'homme mentionnent Grâce Koumayi Bikonibiyate parmi les défenseurs des droits humains et activistes libérés à la suite de mesures de clémence intervenues fin et début . Les mêmes organisations indiquent que plusieurs personnes libérées demeurent sous le coup de poursuites pénales[10].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Egnoname Eugenie Gadedjisso Tossou, « Interview : « Je suis une oreille très attentive aux besoins des femmes enceintes », Grâce B. Koumayi sage-femme », sur Afrikelles, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 « Togo : deuxième détention arbitraire de la sage-femme activiste Grâce Koumayi Bikonibiyate », sur Organisation mondiale contre la torture, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 « Togo : deuxième détention arbitraire de la sage-femme activiste Grâce Koumayi Bikonibiyate », sur Fédération internationale pour les droits humains, (consulté le )
- ↑ « Hommage à Grâce Bikoni Koumayi, une femme de courage et de convictions », sur Togo Scoop, (consulté le )
- ↑ (en) « Togo: Activist arrested, charged with incitement to revolt », sur Media Foundation for West Africa, (consulté le )
- ↑ « Affaire Grâce Koumayi : la FIDH condamne une arrestation et une détention « arbitraires » », sur Flambeau des démocrates, (consulté le )
- ↑ « Togo/Politique : même depuis sa cellule de prison, Grâce Koumayi refuse de se taire », sur Plume d'Afrique, (consulté le )
- ↑ « Togo : victime de viol et autres traitements inhumains, Grace Koumayi refuse de se taire à la prison civile de Lomé », sur L'Alternative, (consulté le )
- ↑ « Togo : le viol de la sage-femme Koumayi, miroir cruel de la violence d'État », sur Le Togolais (consulté le )
- ↑ « Togo : les libérations de défenseur·es des droits humains doivent ouvrir la voie à un dialogue inclusif et à l'abandon définitif des poursuites pénales », sur Fédération internationale pour les droits humains, (consulté le )