La Guerre des Padri, encore appelée Guerre Minangkabau, est le nom donné à l'intervention de troupes coloniales néerlandaises de 1803 à 1845 dans l'ouest de Sumatra dans l'actuelle Indonésie.

Portait d'Imam Bonjol (en), principal dirigeant des Padri, par le chevalier Hugues de Stuers (vers 1820)
Troupes hollandaises lors de la guerre des Padri

Origine du nom

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Les pèlerins qui revenaient de La Mecque pour effectuer leur Hajj abordaient au petit port de Pedir pour rentrer à Sumatra. Ils se donnèrent eux-mêmes le nom de padri que les hollandais reprirent plus tard pour dénommer cette guerre[1].

Révolte des padri

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Trois périodes peuvent être distinguées dans cette guerre: la première de 1803 à 1819, guerre d'origine religieuse, la deuxième de 1819 à 1838, guerre politico-religieuse de conquête, et la troisième de 1839 à 1845, guerre de résistance à l'étranger[1].

L'intervention de l'armée néerlandaise dans la première guerre est justifiée pour ramener l'ordre entre les populations du Minangkabau attachées aux traditions ancestrales et les padri qui voulaient leur imposer les concepts wahhabites de la religion islamique. Fort de cet engagement donné aux populations, les hollandais prirent possessions par la force des villages du Minangkabau en luttant contre les padri. C'est finalement en conséquence de ces attaques que toute la population s'est révoltée contre l'occupant étranger de 1839 à 1845[2].

Conclusion de la guerre

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La lutte fraticide de source religieuse a favorisé le triomphe de la domination étrangère mais favorisé la prise de conscience d'un nationalisme, renforcé par l'influence occidentale dans les domaines économique et moral[3].

Jeanne Cuisinier, La guerre des Padri (1803-1838-1845), Archives de sociologie des religions, n°7, (lire en ligne), p. 70-88

Notes et références

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Annexes

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Articles connexes

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