Guillaume Gibert
Guillaume Toussaint Gibert, né le au Plessis-Placy et mort le à Paris, est un notaire et financier français, seigneur de Thieux. Notaire au Châtelet de Paris de 1783 à 1797, il devient en 1801 receveur général des finances de l'Oise, puis régent de la Banque de France de 1806 à 1811.
| Régent de la Banque de France | |
|---|---|
| - | |
| Receveur général des finances Oise | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Famille | |
| Parentèle |
Philippe Fontenilliat (beau-frère) François-Alexandre Seillière (gendre) |
| Propriétaire de |
|---|
Biographie
modifierFils de Claude Louis Gibert, écuyer, conseiller-secrétaire du roi et audiencier en la chancellerie du Conseil supérieur du Roussillon, et de Madeleine Lavoisier, et cousin de l'abbé Louis-Bernard Gibert, Guillaume Gibert devient notaire au Châtelet de Paris pour le notariat de La Chapelle-Saint-Denis le [1],[2].
Il épouse Victoire-Félicité Fontenilliat (sœur de Philippe Fontenilliat) le , à l'église Saint-Roch de Paris[1]. Il est le beau-père du baron François-Alexandre Seillière, du général-baron Louis-Auguste-François de Mériage et du comte Conrad de Gourcy.
Il acquiert les châteaux de Thieux et de Saint-Agil. Propriétaire de terrains rue d'Artois à Paris, il s'y fait construire deux hôtels particuliers, aux nos 9 et 14 ; il vend le premier en 1810 à Esterházy.
Le , il cède son étude, située rue Saint-Honoré[2]. En 1801, il devient receveur général des finances du département de l'Oise, où il acquiert deux anciennes maisons canoniales. Il est également administrateur de la Caisse d'escompte du commerce.
Du au , il est régent de la Banque de France (sixième siège)[1]. Il quitte ce siège après avoir cédé la recette générale à son fils Achille Louis Gibert (1786-1860), qui la conserve près d'un demi-siècle.
Bienfaiteur du collège de Juilly[1], il rachète ses bâtiments, devenus biens nationaux pendant la Révolution, pour les restituer au collège.
D'opinions monarchistes, il se tient à l'écart de la vie politique.
Il meurt le dans son hôtel particulier du 14 rue d'Artois[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 « Généalogies Gibert » [archive du ], sur genea-bdf.org (consulté le )
- 1 2 « Archives de l'étude CVIII », sur Archives nationales, salle des inventaires virtuelle (consulté le )
Bibliographie
modifier- Romuald Szramkiewicz, Les Régents et censeurs de la Banque de France nommés sous le Consulat et l'Empire, Genève, Droz, 1974.
- Pierre-François Pinaud, Les Receveurs généraux des finances : 1790-1865, Genève, Droz, 1990.
- Philippe Berthelot, Études et notaires parisiens en 1803 : au moment de la loi du 25 ventôse an XI (16.III.1803), 2004.
- F. Foiret, Une corporation parisienne pendant la Révolution (les notaires), 1912.
- Michel J. Cuny, Françoise Petitdemange et Christine Cuny, Ernest-Antoine Seillière : quand le capitalisme français dit son nom, 2002.