Guillaume IV de Nevers

comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre (1161-1168)

Guillaume de Nevers, né vers 1145 et mort le , est comte de Nevers et d'Auxerre (1161-1168) et de Tonnerre (1159-1168), issu de la maison de Nevers.

Guillaume IV de Nevers
Titres de noblesse
Comte de Tonnerre
-
Prédécesseur
Successeur
Comte d'Auxerre
-
Prédécesseur
Successeur
Comte de Nevers
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Activité
Famille
Père
Mère
Ida de Carinthie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Blason.

Sa numérotation varie selon les auteurs. Il est cité par Jean Lebeuf (1743) comme 4e Guillaume parmi les comtes d'Auxerre et 5e Guillaume parmi les comtes de Nevers[1]. Cette numérotation est celle présentée par le site Internet de Charles Cawley du projet Medieval Lands[2]. Il est le 5e Guillaume comte de Tonnerre[3].

Biographie

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Origines

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La date de naissance de Guillaume de Nevers n'est pas connue. L'année 1145 est donnée comme repère par le projet Medieval Lands[2]. Il est le fils de Guillaume III ( ), comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre, et d'Ide/Ida de Sponheim (dite de Carinthie)[4],[5],[3],[N 1]. Cette dernière est la fille d'Engelbert II de Sponheim, duc de Carinthie, et belle-sœur de Thibaut II de Champagne[4].

Il a un frère, Guy/Gui, qui lui succèdera[3].

Il semble associé à la gestion du comté aux côtés de son père, vers 1149. Il est qualifié de chevalier en 1159[5], lors d'une donation à Saint-Germain, de son père et où il donne son consentement (Lebeuf preuves n° 48).

Il hérite du comté de Tonnerre, en 1159[5].

À la mort de son père en 1161, il devient comte de Nevers[5].

En 1162, il assiste au parlement

Il joue un rôle dans les tensions entre l'abbé Vézelay et les bourgeois de la commune, entre 1155 et 1166. L'abbaye sera assiégée[6],[7]. Guillaume, dans ce contexte, est représenté dans les Grandes Chroniques de France de Jean duc de Normandie (avant 1350)[7].

Guillaume de Nevers épouse, vers 1164, Eléonore de Vermandois, comtesse de Saint-Quentin, dame de Valois, veuve du comte Godefroy de Hainaut. Elle est la fille de Raoul Ier, comte de Vermandois, d'Amiens et de Valois[8],[3].

Il fait construire la deuxième enceinte de fortifications d'Auxerre dans la 5e année de son gouvernement[9], soit vers 1166.

Vers 1168, il se rend en Terre sainte pour combattre les Sarrasins. Son père avait combattu lors de la Deuxième croisade[6].

Mort et succession

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Guillaume de Nevers meurt de la peste, au cours de la croisade, le , à Saint-Jean-d'Acre, en Terre sainte[6]. Guillaume de Tyr (XIIe siècle) indiquait que sa « mort prématurée l'arrêta dans ce pieux et louable dessein, et lui enleva misérablement l'honneur qu'il eût recueilli de ses exploits. Frappé subitement d'une maladie dont il languit et souffrit longtemps, il termina enfin sa vie dans l'éclat de la plus belle jeunesse, objet des regrets et des lamentations de tout le monde. »[10].

Sur son lit de mort, il lègue l'hôpital de Panthénor, près de Clamecy, dans la Nièvre, à l'église de Bethléem, en Palestine[11], fondé par son ancêtre, Guillaume II, comte de Nevers. Cet hôpital devient le siège du diocèse de Bethléem quand les Sarrasins reprennent Bethléem de Palestine[12].

Après sa mort, sa veuve Eléonore épouse Mathieu d'Alsace, comte de Boulogne.

Son frère, Guy/Gui ( ), lui succède[3].

Armoiries et sceaux

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Les armes de la maison de Nevers.

L'Inventaire des sceaux de la Bourgogne conserve un sceau équestre de guerre, rond, daté de 1167[13],[14].

Selon Georges Richard de Soultrait (1879), il semble qu'il soit le premier à porter les armes de la maison de Nevers : D'azur, semé de billettes d'or, au lion de même, armée et lampassé de gueules, brochant sur le tout.[8]

Notes et références

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  1. Guillaume est cité par Jean Lebeuf comme 4e Guillaume parmi les comtes d'Auxerre et 5e Guillaume parmi les comtes de Nevers (voir ). C'est également la numérotation reprise par Charles Cawley pour MedLands – Foundation for Medieval Genealogy.

Références

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  1. Lebeuf 1743, vol. 2, p. 88.
  2. 1 2 (en) Charles Cawley, « Guillaume IV de Nevers », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025.
  3. 1 2 3 4 5 Dugenne 2000, p. 1780, Comtes de Tonnerre.
  4. 1 2 Fromageot 1973, p. 38-39.
  5. 1 2 3 4 Dugenne 1997, p. 998.
  6. 1 2 3 Carolus-Barré 1973, p. 571.
  7. 1 2 Christiane Raynaud, « Les violences seigneuriales dans les Grandes Chroniques de France de Jean de France duc de Normandie : première approche », Criminocorpus, no 18, (lire en ligne).
  8. 1 2 Richard de Soultrait 1879, (lire en ligne), p. 9.
  9. Lebeuf 1743, vol. 2, p. 95.
  10. Guillaume de Tyr, Histoire des Croisades, XX, III, sur remacle.org.
  11. Philippe Murat, « La croisade en Nivernais : transfert de propriété et lutte d'influence », Actes du Colloque Universitaire International de Clermont-Ferrand (23-25 juin 1995). Publications de l'École française de Rome, no 236, , p. 295-312 (lire en ligne).
  12. Lebeuf 1743, vol. 2, p. 72, 98.
  13. « Sceau de Guillaume IV de Nevers (1167) », sur Sigilla.
  14. « H 1405-6 (1/1) Sceau de Guillaume IV, comte de Nevers 1167 », sur Archives départementales de l'Yonne (consulté en ).

Voir aussi

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Bibliographie

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Ouvrages récents

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  • Louis Carolus-Barré, « Chartes de Guillaume IV, comte de Nevers (1161-1168), pour l'abbaye cistercienne de Reigny. Remarques sur « une charte en langue française de 1164 ? » », Bibliothèque de l'École des chartes, nos 131-2, , p. 569-586 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne. t. III. L.-N., Société généalogique de l'Yonne, , p. 994-999, Nevers (Auxerre, Tonnerre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne. t. V. S.-U., Société généalogique de l'Yonne, , p. 1779-1781, Comtes de Tonnerre. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Jean Fromageot, Tonnerre et son comté des origines à la Révolution de 1789, Le Livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », (réimpr. 2000), 540 p. (ISBN 2-84435-156-5). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Gilles Peigney et Guillaume Sarah, « Le monnayage nivernais des comtes de Nevers (954-1355). Première partie : la période d’immobilisation (954-1160 environ) », Revue numismatique, no 174, , p. 273-339 (lire en ligne).

Ouvrages anciens

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Articles connexes

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Liens externes

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