Guillaume Le Gris du Val
Guillaume François Le Gris du Val, né le à Landerneau, mort le à Saint-Gilles-du-Mené, est un officier chouan pendant la Révolution française.
| Guillaume Le Gris du Val | |
| Naissance | Landerneau |
|---|---|
| Décès | (à 36 ans) Saint-Gilles-du-Mené |
| Origine | Français, Breton |
| Allégeance | |
| Grade | Colonel |
| Commandement | Division de Lamballe et de Montcontour |
| Conflits | Chouannerie |
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Biographie
modifierGuillaume Le Gris du Val est le fils de Pierre Marie Le Gris, sieur du Val, négociant, miseur de la communauté, conseiller du roi, maire de Landerneau et d'Émilie Louise Joseph Marie Ollitrault, dame de Kermarec. Il épouse sa cousine Louise Marie Anne Le Texier de Boscenit, dont la sœur cadette Élisabeth Olive Le Texier de Boscenit épousa elle aussi un chef chouan le monsieur François Marie de Kérigant (1762-?).
Lieutenant de Boishardy, il lui succède après sa mort en 1795 à la tête de la division de Lamballe-Montcontour.
Emprisonné par les républicains en 1797 et 1798, il finit par être libéré. Lorsque la guerre reprend en 1799, il combat sous les ordres de Pierre-Mathurin Mercier, dit la Vendée et participe à la prise de Saint-Brieuc.
Il dépose les armes en 1800.
Legris-Duval devient après sa reddition une victime des derniers chouans (Dujardin, René Duros). Dujardin commet un vol chez lui le et tente de l'assassiner le .
Correspondance du capitaine Thomas au préfet des Côtes-du-Nord
modifier- « [...] Dujardin avec huit brigands, s'est porté dans la nuit du onze au douze au château de Bosceny, commune de Saint Gilles du Méné, il y a tenté embuscade, jusqu'au moment où Duval Legris et Carfort de Saint Brieuc sont sortis du château, alors il a fait une décharge de mousqueton sur ces deux individus, qui se sont sauvés dans les campagnes. Duval Legris a été légèrement blessé [...] »[1].
Il est possible que Dujardin ait tenu Le Gris du Val pour responsable du meurtre de Mercier la Vendée, les deux hommes étaient en effet rivaux pour le commandement des Côtes-du-Nord. Legris-Duval est aussi coupable d'avoir sollicité un poste de fonctionnaire[2].
Décès
modifierLe Gris-Duval meurt en 1803 au château de Bocenit à Saint-Gilles-du-Mené.
Notes et références
modifierAnnexes
modifierBibliographie
modifier- Pierre-Marie de Kerigant, Les Chouans : Épisodes des guerres de l'Ouest dans les Côtes-du-Nord, Dinan, J. Bazouge, 1882 — Guillaume Le Gris-Duval, oncle de l'auteur, participa à la plupart des Épisodes relatés dans cet ouvrage.