Guillaume Malville, né en 1699 à Domme et mort le 8 septembre 1771 dans la même ville, est un abbé janséniste[1], philosophe et théologien français[2].

Guillaume Maleville
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Père
Jean Maleville
Mère
Toinette Laquilhe
Autres informations
Idéologie

Biographie

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Fils de Jean Maleville, qui avait été consul en 1704, et de Toinette Laquilhe, fille d'un conseiller au tribunal de Sarlat, Guillaume de Maleville, après être devenu « docteur en Sorbonne », prend possession en 1725 de l'église Saint-Martin de Vitrac (diocèse de Sarlat) avant de devenir curé de Domme en 1726[1]. Il conserva son poste jusqu'en 1752 et passa sa retraite à Domme, où il consacra son temps et ses revenus à l'édification d'un nouvel hôpital destiné aux pauvres[1]. Il mourut le 8 septembre 1771 et fut inhumé dans le sanctuaire de Sainte-Marie de Domme[1].

Il eut pour neveu l'avocat Jacques de Maleville , qui achèvera le projet hospitalier de son oncle (1787)[1].

Publications

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  • Lettres sur l'administration du sacrement de pénitence, où l'on montre les abus des absolutions précipitées, Bruxelles [Toulouse], 1740 (rééd. 1751, 2 vol.).
  • Les Devoirs des chrétiens, Toulouse, 1750, 4 vol.
  • Prières et bons propos pour les prêtres et particulièrement pour les pasteurs, Toulouse, 1752.
  • La Religion naturelle et la révélée établies sur les principes de la vraie philosophie et sur la divinité des Écritures, Paris, 1756-1758, 6 vol.
  • Mémoire sur la prétendue Défense de la tradition orale, 1759 (attribution).
  • Défense des Lettres sur la pénitence, contre l'auteur du Dictionnaire des livres jansénistes, Toulouse, 1760.
  • Histoire critique de l'éclectisme ou des nouveaux platoniciens, Londres [Paris], 1766, 2 vol.
  • Doutes proposés aux théologiens sur des opinions qui paraissent fortifier les difficultés des incrédules contre quelques dogmes catholiques, Paris, 1768.
  • Examen approfondi des difficultés de l'auteur de L'Émile contre la religion chrétienne, Lausanne et Paris, 1769.

Notes et références

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(ru) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en russe intitulé « Мальвиль, Гийом (философ) » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 Geneviève Artigas-Menant, Censure et clandestinité aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec les Actes de la journée de Créteil du 25 avril 1997, Presses de l'univ. de Paris-Sorbonne, (lire en ligne).
  2. ↑ « Les «antiphilosophes» et la diffusion de la philosophie clandestine dans la seconde moitié du XVIIIe siècle » (version du sur archive.org).

Bibliographie

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  • Geneviève Artigas-Menant, Censure et clandestinité aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec les Actes de la journée de Créteil du 25 avril 1997, Presses de l'univ. de Paris-Sorbonne, (lire en ligne).
  • Bertram Eugene Schwarzbach, « Guillaume Maleville et la Bible. Homme d'Église et hommes des Lumières », Dix-Huitième Siècle, vol. 35, no 1 « L'épicurisme des Lumières »,‎ , p. 419–438 (ISSN 0070-6760, DOI 10.3406/dhs.2003.2563, lire en ligne, consulté le )
  • Alain Mothu, « Le manuscrit philosophique clandestin existe-t-il ? », Les Dossiers du Grihl, no 5 « Hors-série »,‎ (ISSN 1958-9247, DOI 10.4000/dossiersgrihl.3497, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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