Guillaume Théodore Wauthier
Guillaume Theodore Wauthier, né le à Fallais (Comté de Namur) et mort le à La Haye (Pays-Bas), est un militaire néerlandais.
| Guillaume Théodore Wauthier Willem Theodorus Wauthier | |
| Naissance | Fallais |
|---|---|
| Décès | (à 72 ans) La Haye |
| Origine | Comté de Namur |
| Allégeance | |
| Arme | Cavalerie |
| Grade | Général-major |
| Années de service | – |
| Conflits | Guerres napoléoniennes Guerre de la Septième Coalition Révolution belge |
| Distinctions | Chevalier de l'Ordre militaire de Guillaume Chevalier de l'Ordre de Sainte-Anne |
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Biographie
modifierOrigines et vie privée
modifierCarrière militaire
modifierIl commence sa carrière militaire dans l'armée de la république des Provinces-Unies le , en tant que cadet de cavalerie au Regiment Waalse Dragonders van Bijlandt (« régiment de dragons wallons van Bijlandt»)[4]. Il est nommé adjudant le et aide de camp du général-major Christian de Hesse-Darmstadt le . Il est promu officier avec le grade de lieutenant le , puis de capitaine le du même mois, et participe ensuite à la guerre de la première coalition en Flandre et dans le Brabant. Nommé major le , on le retrouve à la bataille de Menin le puis au siège de Charleroi du au ainsi qu’à la bataille de Fleurus du . Le il est nommé adjoint du général-major Willem Hendrik van der Duyn avant de démissionner en 1795 lors de la création de la République batave.
Il reprend du service le avec la fin des guerres napoléoniennes et la création de la Principauté souveraine des Pays-Bas unis en tant que major et adjudant du prince Guillaume d’Orange. Il est nommé lieutenant-colonel le puis colonel le après avoir participé à la bataille des Quatre-Bras ainsi qu'à la bataille de Waterloo. Il est ensuite intégré aux nouvelles forces armées du Royaume uni des Pays-Bas et est promu général-major, commandant de la garnison de Bruxelles le [5].
Il est ainsi au cœur des émeutes d'août 1830 à Bruxelles qui déclenchent la révolution belge. Sa maison est incendiée dans la nuit du au [6] et, le lendemain, il est désarmé et blessé par les insurgés belges, mais il ordonne de ne pas tirer. Sa femme et sa fille sont prises à partie et « sauvées de l'exaspération populaire » par un tapissier local, Guillaume Hollerer[7]. Son manque d'action et d'anticipation restent l'une des causes de la réussite des premiers soulèvements populaires[8] et, à l'instar de l'ensemble des troupes néerlandaises, il est contraint de quitter la ville le .
Il prend finalement sa retraite le .
Décorations
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Chevalier de l'ordre militaire de Guillaume (4e classe le ) ;- Chevalier de 2e classe de l'Ordre de Sainte-Anne ().
Notes et références
modifier- ↑ « Acte notarié le 30 août 1809 », sur openarchieven.nl (consulté le )
- ↑ « Baptême le 3 mai 1795 à Breda (Pays-Bas) », sur openarchieven.nl (consulté le )
- ↑ « Baptême le 19 mai 1799 à Breda (Pays-Bas) », sur openarchieven.nl (consulté le )
- ↑ (nl) « Wauthier, Guillaume Theodore », sur Ridders Militaire Willems-Orde (consulté le )
- ↑ (nl) Departement van Oorlog, Jaarboekje voor het koninklijke leger der Nederlanden : Eerste jaar - 1830, Gorinchem, Jacobus Noorduyn, (lire en ligne), p. 7
- ↑ Camille Buffin, Extraits du journal du Lieutenant-Général Baron de Constant Rebecque, chef de l'état-major général de l'armée néerlandaise., t. 2, Bruxelles, Librairie Kiessling et Compagnie, coll. « La révolution belge et la campagne des Dix-Jours », (lire en ligne), p. 13
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de ta Croix de fer, Liste nominative des citoyens décorés de la Croix de fer, Bruxelles, Imprimerie et lithographie de P-M Michelli, (lire en ligne), p. 81
- ↑ Charles White, Histoire de la révolution belge de 1830, Bruxelles, H. Tarlier, (lire en ligne), p. 235