Gustave Adolphe Beugnot

diplomate et collectionneur français d'œuvres d'art

Gustave Adolphe, vicomte Beugnot, né le à Bar-sur-Aube et mort le à Versailles[1], est un diplomate et collectionneur français d'œuvres d'art.

Biographie

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Il naît en 1799 du comte Jacques Claude Beugnot et de Marguerite Morel (1769-1825)[2]. Il possède un frère aîné, Auguste Arthur, et une sœur cadette, Clémentine, qui épouse Philibert, comte Curial[2]. En 1814, à l'âge de quinze ans, il entre dans la Garde royale, dans le régiment des chevau-légers, puis un an plus tard dans le Corps royal des cuirassiers de France, ex-grenadiers à cheval de la Garde impériale[3].

En , avec l'appui de son père, il est nommé attaché aux archives de la légation à Francfort, sous la direction de Charles-Frédéric Reinhard[3]. En , il rejoint le département des Affaires étrangères comme troisième secrétaire de légation par intérim à Hanovre[3]. En décembre de la même année, il est nommé troisième secrétaire à l'ambassade de Constantinople, où il acquiert probablement son goût pour les antiquités[4]. En 1828, il effectue un séjour à Égine, où il achète des vases anciens[5].

De à 1835, il est deuxième secrétaire d'ambassade à Rome[4]. Durant ses cinq années à ce poste, il rencontre très probablement Stendhal, alors consul à Civitavecchia et par ailleurs ami de sa mère Marguerite et amant de sa sœur Clémentine[4]. Stendhal l'évoque dans ses écrits autobiographiques, le surnommant « Mélodrame » et décrivant son « gros esprit de commis-voyageur »[6]. Beugnot sert également d'inspiration pour le personnage de M. de Riquebourg dans Lucien Leuwen[6]. Pendant son séjour romain, il devient une figure du milieu archéologique local. En 1831, il est nommé correspondant de l'Institut de correspondance archéologique, à qui il met à disposition sa collection dans le cadre du vif débat sur l'origine des vases antiques trouvés à Vulci[6]. En 1832, il assiste à la découverte de la statue en bronze dite Apollon de Piombino et prend parti en faveur d'une origine grecque de l'œuvre[7]. Il finance également des fouilles, notamment celles des frères Campanari à Vulci et trois tombes près de Corneto, ancienne Tarquinia[8].

En 1835, à la mort de son père, il rentre à Paris[9]. Il étend sa collection par des achats en vente publique, notamment celle en 1836 d'Edme-Antoine Durand et celle de 1837 de Lucien Bonaparte, prince de Canino. En , pour des raisons probablement financières, mais qui restent inconnues, il met en vente sa collection personnelle, qui est alors irrémédiablement dispersée[9].

Collection

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La vente Beugnot de 1840 compte 400 lots pour un peu plus de 600 antiquités[10]. Parmi la trentaine d'acheteurs figure le baron William Hope, Charles-Louis-Fleury Panckoucke, les marchands Rollin, le comte James-Alexandre de Pourtalès, Charles-André-Joseph Paravey ou encore Hippolyte de Janzé[10]. La majeure partie de la collection Beugnot est aujourd'hui conservée au musée Antoine-Vivenel de Compiègne, au Musée des Antiquités de Rouen, au château-musée de Boulogne-sur-Mer, au Musée de la BnF, au musée du Louvre et au British Museum.

Notes et références

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Bibliographie

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  • Institut national d'histoire de l'art, « Beugnot, Gustave Adolphe », sur AGORHA (consulté le )
  • Institut national d'histoire de l'art, « Vente Beugnot 1840 », sur AGORHA (consulté le )
  • Christian Mazet, « Les antiques de Gustave-Adolphe Beugnot (1799-1861). Histoire et fortune d’une collection oubliée », Anabases. Traditions et réceptions de l’Antiquité, no 32, , p. 107-131 (DOI 10.4000/anabases.11268)

Liens externes

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