Gustave Valmont
Gustave Valmont, né le dans le 8e arrondissement de Paris et mort pour la France à Esternay dans le département de la Marne le , est un archiviste paléographe et poète français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture |
Nécropole nationale de Courgivaux (d) |
| Nom de naissance |
Gustave Félix Marie Valmont |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
| Grade militaire | |
|---|---|
| Conflit | |
| Distinctions |
Biographie
modifierGustave Félix Marie Valmont, né le au 90 rue La Boétie à Paris, est le fils de Félix Marie Louis Valmont (1852-1908), issu d'une famille normande de la région de Caudebec et de Barentin, médecin à Paris[1], et de Marie Victoire Lacomblez (1857-)[2].
Il est élève à l'école Fénelon où il se lie d'amitié avec Roger Martin du Gard en 1894. Tous deux se retrouvent au lycée Condorcet, à la Sorbonne[3] et à la caserne Hatry à Rouen pendant leur service militaire[4]. Bachelier en 1899, licencié ès lettres en 1901, il est admis à l'École des chartes (arrêté du ) dont il sort diplômé en 1908[5] et est parallèlement élève-auditeur de l'École pratique des hautes études (1904)[6]. Sa thèse est intitulée La Question des subsistances dans la généralité de Rouen au XVIIIe siècle[7].
Il fait son service militaire au 39e régiment d'infanterie de à . Dans la réserve, il est nommé caporal en puis sergent en octobre de la même année[8].
En 1911, parait L'Aile de l'amour, un recueil de poèmes que le critique Henri Clouard commente ainsi : « Mais c'est un roman, et voilà donc un volume de vers qui a une suite et une unité. Ne craignons point de donner trop de louanges à ce privilège que l'auteur doit à son mérite. Mais il a bien d'autres façons de se distinguer de la foule des poètes contemporains. Si je n'en note qu'une seule, c'est qu'elle est d'importance et emporte tout le reste : M. Gustave Valmont a donné à l'aile de son amour un mouvement noble et lent d'harmonies abstraites. Il en est même venu à se défier de l'image »[9].
Il collabore activement à la Revue critique des idées et des livres à partir de 1911[10].
Il réside à Caudebec-en-Caux quand il fait paraitre en 1913, sous la forme d'une causerie-conférence, son Esquisse de l'histoire de Caudebec-en-Caux et de sa région , pour en faire connaitre le passé religieux, artistique et militaire.
En 1914, il entreprend un roman qui, selon son titre, L'Équivoque, devait être à tendance psychologique[11].
Mobilisé le au 74e régiment d'infanterie, d'abord à Rouen pour l'instruction des recrues, il rejoint son régiment pendant la retraite de Charleroi le .
Il est tué lors de la bataille de la Marne au cours d'une reconnaissance, à Esternay, le [12] et inhumé dans l'ossuaire de la nécropole nationale de Courgivaux[13].
Distinctions
modifier
Croix de guerre -, étoile d'argent
Médaille militaire, à titre posthume, arrêté du [14]- 1916 : Académie française - Prix Jules Davaine[15]
Hommages
modifier- Le nom de Gustave Valmont est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[16].
- Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 de l'École des Chartes, de la Sorbonne, du monument aux morts de Rouen et de la bibliothèque municipale de Rouen[17].
- Son nom est inscrit sur le mémorial de la nécropole nationale de Courgivaux[18].
Œuvres principales
modifier- L'Aile de l'amour, poèmes, Calmann-Lévy, Paris, 1911
- Esquisse de l'histoire de Caudebec-en-Caux et de sa région, 1913[19]
Bibliographie
modifier- Association des écrivains combattants, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. 1, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , p. 672-678
- Charles-Théophile Feret, « Un Poète - Gustave Valmont (1881-1914) », Revue mensuelle des lettres françaises, , p. 27-32 (lire en ligne)
- André Becheyras, « Gustave Valmont », La Revue critique des idées et des livres, , p. 577-581 (lire en ligne)
Références
modifier- ↑ « Annuaire des cinq départements de la Normandie / publié par l'Association normande », sur Gallica, , p. 203-206
- ↑ « Paris - 1881- Naissances - 8e arrondissement - V4E 3454 - acte n°906 », sur archives.paris.fr, p. 27
- ↑ Claude Sicard, « Le "Journal" de Roger Martin du Gard », Revue d'Histoire littéraire de la France, vol. 82, nos 5/6, , p. 839 (ISSN 0035-2411, lire en ligne)
- ↑ « Comptes-rendus & mémoires de la Société archéologique et historique de Clermont-de-l'Oise », sur Gallica, , p. 240
- ↑ « Le Matin », sur Gallica, , p. 4
- ↑ « L'École des chartes et la guerre », Bibliothèque de l’École des chartes, vol. 75, , p. 454 (ISSN 0373-6237, lire en ligne)
- ↑ « Revue historique », sur Gallica, , p. 218
- ↑ « Rouen Nord - 1R3101 - Matricule n° 510 - classe de 1901 », sur Archives de la Seine-Maritime
- ↑ « La Revue critique des idées et des livres », sur Gallica, , p. 193-195
- ↑ « La Revue critique des idées et des livres », sur Gallica, , p. 577
- ↑ Édouard Bourgine, Association des écrivains combattants, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , p. 6672-678
- ↑ « Gustave Fèlix Marie VALMONT - Mort pour la France le 06-09-1914 (Esternay, 51 - Marne, France) », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
- ↑ « La nécropole nationale de Courgivaux | Chemins de mémoire », sur www.cheminsdememoire.gouv.fr
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica,
- ↑ « Gustave VALMONT | Académie française », sur www.academie-francaise.fr
- ↑ « La Pensée française », sur Gallica, , p. 2
- ↑ « VALMONT Gustave Fèlix Marie - 1914-1918 », sur www.memorialgenweb.org (consulté le )
- ↑ « L'Humeur du vendredi 8 novembre 2013 », sur actu.fr,
- ↑ Gustave Valmont, Esquisse de l'histoire de Caudebec-en-Caux et de sa région, Caen, H. Delesques, (lire en ligne)
Liens externes
modifier- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative aux militaires :