Guy Bilong
Jean Baptiste Guy Maubaque Bilong dit Guy Bilong, né à Douala au Cameroun le , est un batteur, percussionniste, arrangeur, compositeur, chanteur et producteur camerounais.
| Nom de naissance | Jean Baptiste Guy Maubaque Bilong |
|---|---|
| Naissance |
Douala |
| Nationalité | Camerounaise |
| Activité principale | Batteur, Percussionniste, arrangeur, compositeur, Chanteuse, |
| Genre musical | Makossa, Funk, Jazz, Afrobeat, Soukouss, Zouk, Word Music |
| Années actives | Depuis 1986 |
Il est plus particulièrement aussi connu pour ses talents d’arrangeur avec de nombreux artistes de premier plan de la scène musicale[1].
Biographie
modifierEnfance
modifierGuy Bilong est né au Cameroun. Dès son plus jeune âge, il montre une fascination pour la musique. À l’âge de 9 ans, lors d’une grande fête organisée à Nkongsamba par le magasin Cicam, le batteur de James Brown est invité. Il interpelle le public et demande : « Qui sait jouer une chanson de James Brown à la batterie[1] ? » Le jeune Guy, confiant malgré son âge, lève la main et se propose. Invité à s’asseoir sur la batterie, il reproduit avec précision une chanson de James Brown. Sa prestation impressionne l’assistance et le batteur, ce dernier lui offre sa paire de baguettes en récompense. Ce geste symbolique marquera le jeune Guy.
Débuts de carrière au Cameroun
modifierÀ l’âge de 14 ans, durant les vacances scolaires, Guy passe du temps avec son grand frère, musicien actif dans les clubs. À 16 ans, après la perte de son père, son frère décide de rentrer auprès de la famille. Le groupe de son frère se retrouve alors en difficulté, et Guy prend sa place en attendant que le groupe trouve un remplaçant pendant environ deux mois.
Peu après, un ancien bassiste nommé Fidelis forme un groupe de jeunes musiciens et recrute Guy comme batteur. Le groupe effectue des tournées dans le Sud-Ouest du Cameroun. À la suite de ces tournées, il est engagé sous les consoles de Bachot Muna au prestigieux Tiko Airport Hôtel, où il joue pendant deux ans.
De retour à Douala, il rejoint le groupe Les Castors de François Misse Ngoh et Nkotti François, puis intègre le célèbre Bazor Système fondé par Dina Bell[2], tout en accompagnant la majorité des artistes venant en concert au Cameroun.
Premiers enregistrements studio
modifierSes premières opportunités en studio lui sont offertes par le guitariste et arrangeur Manuel Nguisso. En 1983, il participe au maxi-single de Ndedi Eyango (Nweringa et I Won Man), puis Guy Lobé sur son premier album tous deux enregistrés au studio de la CRTV à Yaoundé[3].
Toujours en 1983, il remplace Valery Lobe lors d’une tournée au Gabon avec l’équipe nationale du makossa en escale au Cameroun. Après cette tournée, il les rejoint de nouveau en Côte d’Ivoire pendant la Coupe d’Afrique des Nations 1984. À la fin de cet événement, il signe un contrat d’un an dans un club de jazz à Abidjan. Par la suite, il est sollicité par Keke Kassiry, produit par Paco Rabanne, pour une tournée en Europe et au Moyen-Orient.
Débuts en France avec le milieu du Studio Parisien
modifierLe , Guy Bilong arrive en France. Durant cette période, il rencontre son idole, le batteur Claude Vamur, pour prendre des cours. Vamur le redirige vers son ancien professeur, Emmanuel Bourssault, qui tient une école de batterie avec Guy Lefèvre le professeur de tambour à Paris.
Durant cette période, Guy est contacté pour enregistrer la maquette de l’album Amour à Sens Unique de Ben Decca. La production fait appel à Claude Vamur pour l’enregistrement final. Après avoir écouté les maquettes, Vamur demande pourquoi le batteur de la maquette n’a pas été rappelé. La production explique qu’il s’agit d’un jeune batteur africain et qui n’a pas encore de batterie. Vamur se propose alors d’amener sa batterie et la production rappelle Guy Bilong pour les enregistrements.
Guy Bilong se retrouve aux côtés de Jean-Claude Naimro, Claude Vamur, Michel Alibo, Toto Guillaume et Henri Tanash, signant sa deuxième session majeure en France après l’album Abidjan de Keke Kassiry. L’album sera disque d’or. À la suite du succès fracassant de l’album Amour à Sens Unique, Guy devient l’un des batteurs les plus sollicités en studio à Paris.
Carrière de batteur (1986–2000)
modifierEntre 1986 et 2000, Guy Bilong s’impose comme un batteur incontournable, participant à de nombreux albums à succès, tels que :
- You Must Calculer de Prince Eyango
- Bolo Cellucam de Samson Chaud Gars
- Mambo Penya de Bell’a Njoh
- Dikom Lam La Moto de Charlotte Mbango
- Besoin d’Amour de Grâce Decca
- Douala Info de Émile Kangue
- Confirmation de Solo Muna
- Surface de Réparation de Lapiro De Mbanga
- Ça Fait Mal de Petit Pays, pour ne citer qu’eux[3]
Makossa Connection
modifierEn 1988, il fonde le groupe The Camerlogs, avec plusieurs amis musiciens. Il est auteur, compositeur, arrangeur et producteur de l’album Makossa Connection, avec comme guests : Ben Decca, Douleur, Diane Solo, Jean-Claude Mbimbé, Koko Ateba et Henri Njoh. L’album connaît un immense succès, avec plus de 300 000 exemplaires vendus, et est consacré disque de l’année au Cameroun, confirmant Guy Bilong comme un incontournable de la musique[3],[1].
Carrière solo
modifierEn 1996, Guy Bilong publie son premier album solo, Vibration, dans lequel il explore des styles variés tels que le makossa, l’afro-jazz, l’afro-funk. On y retrouve la participation de Ndedi Dibango et Grâce Decca. Malheureusement, l’album ne sera pas connu du grand public en raison de divergences entre la production et l’artiste, malgré la richesse musicale de l’œuvre[1].
Parallèlement, il travaille comme arrangeur et batteur avec de grands noms de la scène musicale africaine : Sekouba Bambino d’Africando (Guinée-Conakry), Angèle Asselé (Gabon), Djeneba Seck (Mali), Kandet Kanté, Oumou Diabaté, Hadja Kouyaté, Dianka Diabate (Guinée-Conakry). Comme batteur avec Manu Dibango, Mory Kanté, Touré Kunda, Soukouss Express et So Kalmery, entre autres. Il poursuit ainsi ses activités de batteur, percussionniste, arrangeur et producteur.
GB The Drummer
modifierAprès plusieurs décennies en studio et en tournée, Guy Bilong lance son projet : Guy Bilong The Drummer From The Backstage at the Front Stage. Dans ce concept, il se produit seul sur scène pendant deux heures, chantant et jouant de la batterie sur ses compositions[4].
Dans le cadre de son projet GB THE DRUMMER, Guy Bilong se produira en première partie de Keziah Jones le à l’Atelier à Spectacle à Vernouillet. Il a déjà assuré les premières parties de grands artistes, notamment Femi Kuti à la Scène de La Batterie à Guyancourt[5], et s’est produit à Mainvilliers, au festival Africa Tage à Düsseldorf[6], au festival Mondo Karnaval au Québec[7], au Balattou Montréal, ainsi qu’à l’Académie de musique de Cracovie en Pologne, entre autres.
Héritage
modifierAujourd’hui, Guy Bilong est reconnu comme batteur, percussionniste, compositeur, arrangeur et producteur de premier plan. Son parcours reste une référence pour toute une génération de musiciens.
Discographie
modifierEn tant que compositeur
modifier- 1988 : Makossa Connection
- 1988 : Titre dans « Africa Wonderful » de Fefe Bekombo[3]
- 1991 : Titre dans « Les Problèmes » de Prince Eyango
- 1996 : Vibration
- 1998 : Titre dans « Feeling Love » de Angèle Assele
Références
modifier- 1 2 3 4 Nago Seck, « Guy Bilong », sur Afrisson, (consulté le )
- ↑ Danielle Ngono, « Portrait de Dina Bell, une virtuose de la chanson camerounaise » [archive du ], sur Culturebene, (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « Guy Bilong », sur Discogs (consulté le )
- ↑ « ▷ Guy Bilong The Drummer - Onguele », sur Riffx (consulté le )
- ↑ « A gagner - FEMI KUTI + LES AMAZONES D'AFRIQUE + GUY BILONG » [archive du ], sur www.lylo.fr (consulté le )
- ↑ « Festival Afrkatage » [PDF]
- ↑ Lise Breton, « MONDOKARNAVAL, les femmes à l’honneur pour cette 6e édition! », sur Arts et culture, (consulté le )
