Guy Eclache, né le à Chénérailles (département de la Creuse)[1], mort fusillé le à Grenoble, est un collaborateur et un membre de la police grenobloise durant l'occupation allemande de la ville de au mois d'.

Guy Eclach
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Fonctionnaire de policeVoir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

modifier

Son père, Jules Eclache, marié à Berthe Giry, est pharmacien[2].

Le , à l'issue de l'opération Torch et du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, les Allemands et les Italiens envahissent la zone libre, et la ville de Grenoble est placée sous occupation italienne. Le , à l'issue de l'armistice et de la proclamation de Badoglio, les Allemands pénètrent la zone d'occupation italienne.

En , Guy Eclache, alors responsable des Jeunes de l'Europe Nouvelle de Grenoble, devient recruteur pour la Waffen-SS, où il est surnommé « Luc Siffer » (pour Lucifer), et où il commet, avec la complicité du collaborateur grenoblois Jean Barbier, des actes de tortures contre des Juifs et des résistants[3],[4].

À la Libération, en , Guy Eclache, surnommé « l'ennemi public numéro un », s'enfuit en Italie. Il est arrêté par des résistants français, parmi lesquels Pierre Fugain, à Caprino Veronese. Le , il est jugé à Grenoble, condamné à mort et fusillé le au polygone d'artillerie[5].

Filmographie

modifier
  • [vidéo][Production de télévision] « [http://<abbr%20class="abbr%20indicateur-format%20format-vidéo"%20title="Vidéo%20au%20format%20mpg,%20avi…">[vidéo]%20%5Bhttps://www.dailymotion.com/video/x4oosoj%20Disponible%5D%20sur%20%5B%5BDailymotion%5D%5D Histoire interdite : nazis français, nazis allemands, de la fuite à la traque] », Marine Suzonni (réalisateur), Noémie Mayaudon (Réalisateur), Juliette Desbois (réalisateur), Guy Lagache (présentateur), Pierre Lescure (voix off), , Paris, D8 (consulté le )

Notes et références

modifier
  1. ↑ Archives départementales de la Creuse, « État civil de Chénérailles, registre des naissances de 1906 à 1920, vue 50 / 60, 4E74/23 » Accès libre, sur https://archives.creuse.fr (consulté le )
  2. ↑ La Montagne, « Chénérailles. L’ennemi public numéro un du Dauphiné » Accès libre, sur https://www.lamontagne.fr, (consulté le )
  3. ↑ Legris, Michel, « Comment fut démasqué le tortionnaire de Grenoble » Accès libre, sur https://www.lemonde.fr, (consulté le )
  4. ↑ Ville de Grenoble, « Le Théâtre de la Résistance » Accès libre, sur https://www.grenoble.fr (consulté le )
  5. ↑ Moulinier, Ève, « La traque de Guy Eclache à la télévision » Accès libre, sur https://www.ledauphine.com, (consulté le )

Annexes

modifier

Bibliographie

modifier
  • Séverine Germain, Guy Eclache, enquête sur un ultra de la collaboration : 1940-1945, Fontaine, PUG, , 384 p. (ISBN 978-2-7061-4216-1)

Article connexe

modifier

Liens externes

modifier