Guy Lavallée
Guy Lavallée, né le à Montmorency, est un photographe et psychanalyste français,dont les travaux portent sur les liens entre perception visuelle, processus psychiques et fonction hallucinatoire.
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité |
Française |
| Activité |
Psychanalyste |
| Influencé par | Didier Anzieu André Green |
|---|
L'enveloppe visuelle du Moi, perception et hallucinatoire (1999) |
Biographie
modifierFormé initialement à la photographie, Guy Lavallée exerce comme photographe professionnel et enseigne à l’École de l’image des Gobelins, établissement rattaché à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, entre 1981 et 2008[1]. Il réalise notamment, en 1968, une série de photographies consacrées au psychanalyste Michael Balint, publiées ultérieurement dans des revues spécialisées[2],[3].
À partir des années 1970, il travaille au Centre Étienne-Marcel à Paris, hôpital de jour pour adolescents, sous la direction médicale de Jean-Luc Donnet puis de Jean José Baranes. Il y crée et anime, de 1973 à 2008, des ateliers thérapeutiques fondés sur l’image photographique et vidéo, destinés à des adolescents présentant des troubles psychopathologiques sévères. La théorisation de ce travail donne lieu à plusieurs publications, notamment en collaboration avec Didier Anzieu, autour de la notion de contenants de pensée[4],[5].
Ces recherches aboutissent à la publication de l’ouvrage L’enveloppe visuelle du Moi. Perception et hallucinatoire (1999), qui fait l’objet de plusieurs comptes rendus critiques dans des revues de référence[6],[7]. Ses travaux sont également cités dans des études interdisciplinaires portant sur les liens entre psychanalyse et cinéma[8].
Parallèlement, Guy Lavallée suit le cursus de formation de la Société psychanalytique de Paris entre 1993 et 2003, dont il devient membre adhérent, puis est diplômé de l’Association psychanalytique internationale en 2003. Il participe aux séminaires cliniques d’André Green, et intervient à plusieurs reprises dans des colloques internationaux, notamment au Centre culturel international de Cerisy en 2004[9].
En 2024, il publie Le moi-matière – Aux sources de l’émotion, consacré au devenir psychique de l’expérience corporelle interne, ouvrage qui fait l’objet de recensions dans plusieurs revues spécialisées[10],[11].
Prix et distinctions
modifier- 2012: lauréat du prix Pierre-Mâle décerné par la Société psychanalytique de Paris pour une recherche originale consacrée à l’adolescence[12].
Références
modifier- ↑ « Les Rencontres photographiques d'Arles 2008 – site arts plastiques », sur pedagogie.ac-limoges.fr (consulté le )
- ↑ Guy Lavallée, « Portrait de M. Balint », Le Coq-Héron, vol. 15, no 1, , p. 21 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Pictures From the Life of Michael Balint », sur pep-web.org (consulté le )
- ↑ « Les contenants de pensée », sur Association psychanalytique de France (consulté le )
- ↑ Didier Anzieu, Bernard Gibello, Didier Houzel et Serge Tisseron, L’activité de la pensée : émergences et troubles, Dunod, (ISBN 978-2-10-002452-0)
- ↑ Simone Gerber, « Guy Lavallée, L’enveloppe visuelle du moi. Perception et hallucinatoire », Le Coq-Héron, vol. 176, no 1, (lire en ligne)
- ↑ Dominique Bourdin-Digoy, « L’enveloppe visuelle du moi de Guy Lavallée », Revue française de psychanalyse, vol. 64, no 3, (DOI 10.3917/rfp.g2000.64n3.0983)
- ↑ Mireille Berton, « Freud et l’« intuition cinégraphique » », Cinémas, vol. 14, nos 2-3, (DOI 10.7202/026004ar)
- ↑ « Autour de l’œuvre d’André Green – Colloque de Cerisy », sur cerisy-colloques.fr (consulté le )
- ↑ Élisabeth Darchis, « Guy Lavallée, Le moi-matière. Aux sources de l’émotion », Le Divan familial, vol. 53, no 2, (DOI 10.3917/difa.053.0201)
- ↑ Damien André, « Le moi-matière. Aux sources de l’émotion », Le Carnet Psy, no 273,
- ↑ « Prix Pierre Mâle », sur Société psychanalytique de Paris (consulté le )
