Guy Menant

homme politique et diplomate français

Guy Henri Victor Menant, né le à Orléans (Loiret) et mort le à Royan (Charente-Maritime), est un homme politique et diplomate français.

Guy Menant
Fonctions
Député français

(3 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 1er mai 1932
Circonscription Mayenne
Législature XVe (Troisième République)
Groupe politique IdG
Prédécesseur Jacques Duboys-Fresney
Successeur Jacques Duboys-Fresney
Biographie
Nom de naissance Guy Henri Victor Menant
Date de naissance
Lieu de naissance Orléans
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Talence
Nationalité Française
Parti politique LJR
Profession Herboriste

Biographie

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Herboriste

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En 1902, il échoue à l’examen d’herboristerie de l'Ecole Supérieure de Pharmacie de Paris[1]. Il est syndicaliste avant la Première Guerre mondiale[2] dans le Syndicat des Herboristes du Centre et de l’Ouest[1], et milite à la Démocratie chrétienne et au Sillon. Il participe au journal du mouvement, L'Éveil démocratique[2].

Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, Guy Henri Victor Menant s'installe à Saumur comme herboriste en 1931[1]. Il adhère à de nombreuses associations[2] : il est président de la Ligue aéronautique saumuroise. Guy Menant milite au sein de mouvements sociaux et pacifistes. Il est membre fondateur du Rassemblement universel pour la Paix et organise à Saumur, en 1932, une exposition pacifiste.

Il s'inscrit notamment au mouvement de la Ligue de la Jeune République, dont il préside le bureau politique. Il est candidat sur la liste de droite aux Élections municipales françaises de 1929 à Saumur, où il échoue.

Il est président de la Fédération Nationale des Herboristes de France et des Colonies où il remplace Emile Lemesle[1].

Député de la Mayenne

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Il est candidat à la députation aux Élections législatives de 1932 dans l' arrondissement de Château-Gontier, sur les instances de César Chabrun. Il sollicite l'appui des comités radicaux de la circonscription, puis se présente comme démocrate populaire, étant membre du bureau de la Ligue de la Jeune République. Il bénéficie aussi du soutien d'Isidore Pasquier. Il est élu au premier tour contre Jacques Duboys-Fresney.

De 1932 à 1936, il est député de la Mayenne. À l'Assemblée nationale, il appartint successivement à la Commission de l’hygiène, du travail, puis à celle de l’enseignement et des beaux-arts[2]. Il se prononce pour le droit de préemption du fermier sur son exploitation, se faisant ainsi l'écho des revendications des jeunes exploitants agricoles que le manque de terre pousse vers le métayage ou le fermage, dont la rentabilité est faible. Secrétaire du Bureau de la Chambre des Députés en 1936[3], il demande à interpeller sur la propagande hitlérienne en France, ainsi que du caractère politique des Jeux olympiques d'été de 1936.

Après la création du parti Le Parti de la Jeune République, il ne se représente pas aux Élections législatives de 1936 en Mayenne, mais se présente dans le 15e arrondissement de Paris contre Lionel de Tastes, où il échoue à la députation. Georges Hoog perd en Mayenne contre Jacques Duboys-Fresney.

Rassemblement universel pour la paix

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Membre de la Commission exécutive de la Jeune République, il élu au congrès de Lyon du . Il est aussi secrétaire du Rassemblement universel pour la paix[2].

Guy Menant entre alors au cabinet de Maurice Delom-Sorbé[2], sous-secrétaire d'État à la Marine militaire dans le quatrième cabinet Chautemps (janvier-).

En 1938, il est l'éditeur français de Die Zukunft[4]. En 1939, il fut chargé de mission au Ministère de l’Information.

La Résistance

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Ami de René Cassin, c'est Guy Menant qui informe ce dernier que le général de Gaulle, se trouvant à Londres, vient de lancer un appel à la résistance, le . Dès l'annonce de l'Armistice en métropole en 1940, il refuse les directives de Vichy.

Au moment de la déroute qui a obligé le gouvernement à se réfugier à Bordeaux, il est de ceux qui veulent poursuivre la guerre à partir de l'Afrique du Nord, et il embarque à bord du Massilia avec un certain nombre de députés et d'hommes politiques. L'expédition du Massilia arrive à Casablance le [2].

Avec René Capitant, Philippe Serre, Jean Scelles, ils fondent la toute première organisation de résistance algérienne gaulliste Combat Outre-Mer. Combat était tiré, sous la direction de Guy Menant, à l'Imprimerie générale de Lucien Angéli. Il est publié en clandestinité, jusqu'en 1943, peu avant l'arrivée du général Charles de Gaulle à Alger.

Il s'engage dans la Résistance. Il est secrétaire général du Comité national d'aide à la Résistance, puis de la France combattante à Alger en . Il devient le , chargé de mission au cabinet du commissaire à l’Intérieur du Comité français de la Libération nationale[2]. En 1944, il est directeur adjoint au commissariat aux relations extérieures du Gouvernement provisoire de la République française. Il est aussi membre du Comité central provisoire de la Ligue des Droits de l’homme[2].

Diplomatie

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Avant la Libération de la France, il est directeur-adjoint au Commissariat aux relations extérieures du Gouvernement provisoire de la République française et fut nommé ministre plénipotentiaire en juillet 1944[2]. Toujours engagé en faveur de la paix et convaincu de la nécessité de l’Europe, il est reconduit au bureau politique de la Jeune République après la Libération.

Du [5] à [6], il est ambassadeur en Albanie et, à partir d', à Panama. Enfin de 1952 à 1956, il exerce la fonction de viguier d'Andorre. Il rejoint l’administration centrale au Quai d’Orsay deux mois plus tard, prenant sa retraite le [2]. En 1957, il s’établit définitivement à Royan, dans la villa Le Sillon, qu’il avait achetée quelques années plus tôt. En 1958, alors qu’il est délégué régional du Mouvement européen, il devient suppléant de Pierre Lis (liste de « Concentration républicaine ») lors des Élections législatives de 1958 dans la Cinquième circonscription (Royan).

Décorations

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Bibliographie

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  • Francis Gérard, Que faire de l'Allemagne ?, Alger, impr. "La Typo-litho" et J. Carbonel, , XVII-101 p., 21 cm.
  • Georges Hoog, Jean Fauconnet, Paul Chanson, Guy Menant et Philippe Serre, La "Jeune République" et les problèmes actuels : L'État, la Profession, la Paix, Paris, La Jeune République, coll. « Cahiers de la démocratie » (no 6-7), nov. - déc. 1932, 72 p., in-16..
  • Gaston Chérel, « Guy Menant, député de Château-Gontier de 1932 à 1936 », L'Oribus, no 87, (lire en ligne)
  • « Guy Menant », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  • Ida Bost, Herbaria : ethnologie des herboristes en France, de l’instauration du certificat en 1803 à aujourd’hui (thèse de doctorat), (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Ida Bost, Herbaria : ethnologie des herboristes en France, de l’instauration du certificat en 1803 à aujourd’hui (thèse de doctorat), (lire en ligne).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Gilles Morin, « MENANT Guy, Henri, Victor », dans Le Maitron, (lire en ligne) (consulté le ).
  3. Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Paris, Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 447.
  4. « Projet Die Zukunft » (consulté le ).
  5. Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Paris, Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 638.
  6. Décret du 20 décembre 1948 M. CHARTIER (EN REMPLACEMENT DE M. GUY-MENANT) A TIRANA, legifrance
  7. 1 2 3 « Cote 19800035/880/3238 », base Léonore, ministère français de la Culture.

Liens externes

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