Gwenaële Rot
Gwenaële Rot, née en 1969, est une sociologue française spécialiste de la sociologie du travail, des entreprises et des organisations[1]. Elle est depuis 2014 professeure des universités à l'Institut d'Études Politiques de Paris (Sciences Po) et membre du Centre de sociologie des organisations, un laboratoire de recherche mixte en l'IEP et le CNRS.
| Professeure des universités en sociologie à l'IEP de Paris |
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| Naissance | |
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| Nationalité |
française |
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| Organisation | |
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| A travaillé pour | SciencesPo Paris Université de Nanterre |
| Dir. de thèse |
Ses travaux sont consacrés en particulier aux mondes industriels et artistiques, en France et dans le Nord du Maroc[2]. Elle est engagée avec François Varin dans une recherche socio-historique sur les liens entre l'art, l'industrie et le politique. Elle s'inscrit dans une dynamique de sensibilisation aux enjeux de sauvegarde du patrimoine industriel et artistique du XXe siècle[3].
Biographie
modifierGwenaële Rot est diplômée d'une licence et d'une maitrise en droit privé à l'Université de Paris I en 1991. Ancienne élève de l'École Normale supérieure de Cachan, elle obtient l'agrégation d'économie et de gestion en 1992.
En 2000, à la suite d'un DEA de sociologie, elle soutient un doctorat de sociologie, dirigé par Erhard Friedberg à l'IEP de Paris, et intitulé Les usines Renault à l'épreuve de leur modernisation, contribution à une sociologie de l'atelier.
En 2014, elle devient maitre de conférences en sociologie à l'Université de Nanterre. En 2012, elle obtient une Habilitation à diriger des recherches en sociologie à l'EHESS, ce qui la conduit à devenir professeure des universités à Sciences Po Paris en 2014.
Elle est membre du comité de rédaction de la Revue française de sociologie et de la revue Images du travail, travail des images.
Rot a exercé plusieurs responsabilités académiques et institutionnelles. Elle est membre fondateur et membre du bureau du Réseau thématique « Travail, activité, technique » de l’Association française de sociologie[4]. Elle siège également au conseil scientifique de la Société d’histoire du groupe Renault et au conseil scientifique de Sciences Po. De 2008 à 2012, elle a été membre de la section 40 du Comité national du CNRS[5]. Par ailleurs, Rot a co‑dirigé, de 2010 à 2014, le Master professionnel d’analyse du travail (ATOGE) à l’Université de Nanterre, aux côtés de Guillemette de Larquier.
Travaux
modifierDans sa thèse soutenue en 2000 à Sciences Po intitulée Les usines Renault à l’épreuve de leur modernisation : contribution à une sociologie de l’atelier, Gwenaële Rot analyse les transformations du travail ouvrier liées aux innovations techniques et organisationnelles[3],[6]. Ses travaux ultérieurs s’étendent à l’industrie culturelle et aux contextes industriels variés, dont le cinéma[7],[8],[9] (Planter le décor. Une sociologie des tournages, 2019)[10] et les industries chimique et nucléaire[11]. Elle s’intéresse particulièrement aux pratiques de coordination, de contrôle et de coopération au sein des environnements productifs, en adoptant une approche ethnographique et visuelle centrée sur l’observation directe des acteurs et des flux de travail.
Ouvrages
modifier- Sociologie de l'atelier: Renault, le travail ouvrier et le sociologue, Toulouse, Octarès, (ISBN 978-2-915346-27-5, présentation en ligne)[12]
- avec François Vatin, Au fil du flux: Le travail de surveillance-contrôle dans les industries chimique et nucléaire, Paris, Presses de l'Ecole des mines, (ISBN 978-2-35671-414-5, présentation en ligne)[13]
- Planter le décor: une sociologie des tournages, Paris, Presses de Sciences Po., (ISBN 978-2-7246-2413-7, présentation en ligne)[10]
- avec François Vatin, L'esthétique des "Trente Glorieuses": de la reconstruction à la croissance industrielle, Trouville et Paris, Librairie des musées, (ISBN 978-2-35404-089-5, présentation en ligne)[14]
- Travailler aux chantiers, Paris, Hermann, (ISBN 979-10-370-3145-7, présentation en ligne)[3]
Publications
modifier- « Autocontrôle, traçabilité, responsabilité », Sociologie du travail, vol. 40, no 1, , p. 5–20 (DOI 10.3406/sotra.1998.1307, lire en ligne, consulté le ).
- « Urgence et flux tendu dans l'industrie automobile », Sciences de la Société, vol. 44, no 1, , p. 99–111 (DOI 10.3406/sciso.1998.1379, lire en ligne, consulté le ).
- avec Peter Digby-Smith et Michel Vert, « La gestion de la qualité dans l'industrie automobile : les vertus de l 'opacité », Sciences de la Société, vol. 46, no 1, , p. 19–34 (DOI 10.3406/sciso.1999.1411, lire en ligne, consulté le ).
- « Fluidité industrielle, fragilité organisationnelle », Revue française de sociologie, vol. 43, no 4, , p. 711–737 (DOI 10.2307/3322881, lire en ligne, consulté le ).
- avec François Vatin, « De l’art contemporain sur les bateaux de commerce », Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines, no 19, , p. 331–361 (ISSN 2273-0753, DOI 10.4000/artefact.15000, lire en ligne, consulté le ).
Notes et références
modifier- ↑ Fondation des Sciences Sociales, « Gwenaële Rot », sur Fondation des Sciences Sociales, (consulté le )
- ↑ « Gwenaële Rot », sur Centre de sociologie des organisations (consulté le )
- 1 2 3 « « Travailler aux chantiers » : les ressorts d’une culture professionnelle », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Les membres », sur Revue française de sociologie (consulté le )
- ↑ CNRS, « Comité section 40, politique, pouvoir, organisation »
- ↑ « J'ai l’impression que mon boss brasse de l’air », sur Cadremploi (consulté le )
- ↑ « Le cinéma est-il un milieu particulièrement toxique ? », sur France Culture, (consulté le )
- ↑ « Cinéma : derrière le décor, des territoires », sur France Culture, (consulté le )
- ↑ « Cinéma français : l’exception culturelle est-elle en danger ? », sur France Culture, (consulté le )
- 1 2 Jean-Marc Leveratto, « Gwenaële Rot, Planter le décor. Une sociologie des tournages », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze. Revue de l'association française de recherche sur l'histoire du cinéma, no 90, , p. 223–227 (ISSN 0769-0959, DOI 10.4000/1895.7827, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Perséide Éducation | Rot, Gwenaële », sur education.persee.fr (consulté le )
- ↑ Cédric Frétigné, « Gwenaële Rot, Sociologie de l'atelier. Renault, le travail ouvrier et le sociologue », Lectures, (ISSN 2116-5289, DOI 10.4000/lectures.344, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Philippe Rosini, « Rot (Gwenaële), Vatin (François). Au fil du flux. Le travail de surveillance-contrôle dans les industries chimique et nucléaire », Revue française de sociologie, vol. 62, no 2, , p. 325–328 (ISSN 0035-2969, DOI 10.3917/rfs.622.0325, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Corinne Delmas, « Gwenaële Rot et François Vatin (dir.), L’esthétique des Trente Glorieuses », Lectures, (ISSN 2116-5289, DOI 10.4000/lectures.50923, lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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