Gy (Genève)
Gy ([ ʒi]) est une commune suisse du canton de Genève.
| Gy | ||||
Armoiries |
Drapeau |
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| Administration | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Canton | ||||
| Communes limitrophes | Veigy-Foncenex, Machilly, Jussy, Meinier, Corsier | |||
| Maire Mandat |
Danièle Yakoubian (ImaGynons!) 2026-2027 |
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| NPA | 1251 | |||
| No OFS | 6624 | |||
| Démographie | ||||
| Gentilé | Gytan | |||
| Population permanente | 553 hab. (31 décembre 2024) | |||
| Densité | 169 hab./km2 | |||
| Langue | Français | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 46° 15′ 00″ nord, 6° 15′ 00″ est | |||
| Altitude | 463 m Min. 434 m Max. 479 m |
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| Superficie | 3,28 km2 | |||
| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : canton de Genève
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| Liens | ||||
| Site web | www.mairie-gy.ch | |||
| Sources | ||||
| Référence population suisse[1] | ||||
| Référence superficie suisse[2] | ||||
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Géographie
modifierLa commune de Gy s'étend sur 3,28 km2[2] au nord-est du canton de Genève et est frontalière de la France. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 8,5 % de sa superficie, les surfaces agricoles 56,8 %, les surfaces boisées 29,8 % et les surfaces improductives 2,1 %[3].
Les forêts des Bois Rosset et des Bois Brûlés font partie des Bois de Jussy[4]. Le territoire communal comprend une réserve naturelle de 24 ha aux Prés de Villette[5].
Toponymie
modifierSa première occurrence écrite date de 1227, sous la forme Gyez, puis en 1289, Giez (MDG VIII, 249), ensuite en 1304, [in territorio de] Giez[6].
Le nom de la commune, qui se prononce [ ʒi], dérive du nom de personne latin Gaius (porté par un personnage autochtone) et du suffixe celtique -acum[6]. Il désigne un domaine rural que possédait un certain Gaius[6]
Histoire
modifierLe domaine de Gy, qui remonte peut-être à une villa gallo-romaine, faisait partie, dès avant 1227, des terres du prieuré Saint-Victor de Genève. À la Réforme protestante, Berne s'empare des droits du prieuré et se voit attribuer en 1544, par le départ de Bâle, les droits de haute justice.
Le premier temple réformé de la campagne genevoise est édifié à Gy en 1609-1611.
Le traité de Turin de 1754 accorde à Genève la plénitude des droits sur le mandement de Jussy dont Gy fait partie.
L'édit du accorde notamment aux ressortissants des campagnes - c'est-à-dire de Jussy et des autres mandements sujets de Genève (« la Seigneurie ») - la qualité de citoyens de la république de Genève, ce que la Constitution genevoise du confirmera[7].
À partir de l'invasion des troupes françaises en 1798, Genève est annexée à la France et devient le chef-lieu du département du Léman, dont Jussy est une commune (qui inclut le hameau de Gy). Cette situation cesse après la chute de Napoléon Ier en 1814.
En , Genève - y compris ses mandements de Jussy, Peney, Genthod et Céligny - devient canton suisse[8].
Le nombre d'habitants de la commune de Jussy reste stable entre 1750 et 1850, autour de 900 habitants.
Le , à la suite d'un différend remontant à 1821 relatif à la suppression de l'école de Gy et la construction de l'école communale aux Beillans (c'est-à-dire à près de 3 km - soit plus d'une demi-heure à pied - de Gy, mais à seulement 500 mètres du temple de Jussy), Gy se sépare de la commune de Jussy et forme une nouvelle commune genevoise.
Essentiellement rurale, la commune compte en 2000 une dizaine d'exploitations (culture, élevage, viticulture), ainsi qu'une menuiserie et une ébénisterie[5].
Politique et administration
modifierLa commune comprend un conseil administratif de trois membres qui constitue l'exécutif de la commune, ainsi qu'un conseil municipal de 9 membres, tous élus au suffrage universel pour un mandat de cinq ans.
Conseil administratif
modifierAvant 2025, l'exécutif de la commune de Gy comptait trois membres, le maire et deux adjoints, élus pour toute la durée du mandat. Depuis cette date, il est formé de trois conseillers élus pour un mandat de cinq ans, qui alternent aux fonctions de maire chaque année le .
L'exécutif de la commune, entré en fonction le , se compose de la façon suivante[9] :
| Identité | Étiquette | Dicastères | |
|---|---|---|---|
| Magali Ouedraogo | ImaGynons! | Environnement (déléguée) Social (déléguée) | |
| Antoine Cornut | Patrimoine communal (délégué) Finances (délégué) | ||
| Danièle Yakoubian | Jeunesse (déléguée) Urbanisme (délégué) | ||
Conseil municipal
modifierListe des maires
modifierPopulation et société
modifierGentilé
modifierLes habitants de la commune se nomment les Gytans[14].
Démographie
modifierÉvolution de la population
modifierLa commune compte 553 habitants au 31 décembre 2024 pour une densité de population de 169 hab/km2[1]. Sur la période 2010-2023, sa population a augmenté de 23,3 % (canton : 14,6 % ; Suisse : 9,4 %)[15].
Pyramide des âges
modifierEn 2023, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 35,5 %, au-dessus de la valeur cantonale (33,7 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 26 %, alors qu'il est de 22,2 % au niveau cantonal[17].
La même année, la commune compte 249 hommes pour 301 femmes, soit un taux de 45,3 % d'hommes, inférieur à celui du canton (48,3 %)[17].
Culture et patrimoine
modifierHéraldique
modifier| Blasonnement :
D'azur à la gerbe d'or[18].
Commentaires : La gerbe d'or des armoiries communales est empruntée aux armes de Pierre d'Airebaudouze, seigneur du Crest et procureur général, qui bâtit à Gy le premier temple du territoire genevois. |
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative au spectacle :
Références
modifier- 1 2 3 « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel »
, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ). - 1 2 « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes »
[xls], sur Office fédéral de la statistique (consulté le ). - ↑ Office fédéral de la statistique, « Statistique de la superficie standard - Communes selon 4 domaines principaux »
[xls], sur www.bfs.admin.ch, (consulté le ). - ↑ « map.geo.admin.ch », sur map.geo.admin.ch (consulté le )
- 1 2 Catherine Santschi, « Gy (Genève) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- 1 2 3 np/ks, « Gy (Genève) »
, sur toponymes.ch (consulté le ). - ↑ Cf. Marc Peter, Genève et la Révolution. Les Comités provisoires (28 décembre 1792 - 13 avril 1794), Genève 1921, p. 22-23.
- ↑ Cf. Paul-F. Geisendorf, « D'une explication historique du paysage genevois », Genava - revue d'histoire de l'art et d'archéologie, N° 11, Genève 1963 - https://www.e-periodica.ch/cntmng?pid=gen-001:1963:11::614 [archive].
- ↑ « Gy en ligne: Exécutif », sur www.mairie-gy.ch
- ↑ « Election des conseils municipaux du 23 mars 2025 : Gy »
, sur Site du Canton de Genève (consulté le ) - ↑ http://160.53.186.19/elections/20140928/Gy/doc/brochure-explicative-Gy.pdf
- ↑ « Résultats de l'élection du 28 septembre 2014 », sur ge.ch (consulté le ).
- ↑ https://www.mairie-gy.ch/fr/images/RA14.pdf
- ↑ Paul Fehlmann, Ethniques, surnoms et sobriquets des villes et villages en Suisse romande, Haute-Savoie et alentour, dans la vallée d'Aoste et au Tessin, Genève, Jullien, , 274 p. (ISBN 2-88412-000-9), p. 67
- ↑ « Variation de la population résidante permanente, de 2010 à 2023 »
, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ). - ↑ « Évolution de la population des communes 1850-2000 »
, sur Office fédéral de la statistique, (consulté le ). - 1 2 3 4 « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, la nationalité (catégorie), le lieu de naissance, le sexe et la classe d'âge »
, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ). - ↑ Jean-Claude Mayor, Les Communes genevoises et leurs armoiries, Chapelle-sur-Moudon, Ketty & Alexandre, , 143 p. (ISBN 2-88114-005-X), p. 108
