Gymnastique Canada
Gymnastique Canada, ou GymCan, auparavant connu sous le nom de la Fédération canadienne de gymnastique, est l'organisme national qui régit la gymnastique au Canada.
| Gymnastique Canada | |
Logo de Gymnastique Canada | |
| Sigle | GymCan |
|---|---|
| Nom(s) précédent(s) | Fédération canadienne de gymnastique |
| Sport(s) représenté(s) | Gymnastique acrobatique Gymnastique artistique Gymnastique rythmique Trampoline Tumbling |
| Création | 1969 |
| Président | Wendy Smith (depuis 2022) |
| Siège | 2451 Riverside Drive, Ottawa, Ontario, K1H 7X7 |
| Affiliation | Fédération internationale de gymnastique |
| Site web | www.gymcan.org/fr |
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Fondé en 1969, il est responsable de l'organisation et de la promotion de la gymnastique à l'échelle nationale. Son siège social est situé à Ottawa, en Ontario.
Histoire
modifierDébut de la présence du Canada sur la scène internationale
modifierEn 1899, le Canada est le quatorzième pays à se joindre à la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG, maintenant connu sous le nom de World Gymnastics).

Les gymnastes masculins Lou Sievert, Alan Keith et Orville Elliott représentent individuellement le Canada, pour la première fois, aux Jeux olympiques de 1904 et 1908[1].
À l'époque, la gymnastique compétitive au Canada était régie par le Comité national de gymnastique de l'Amateur Athletic Union of Canada (AAU of C). Afin de pallier le manque de financement, le professeur et athlète E.M. Orlick propose, en 1949, la création d'un organisme indépendant et autonome, la Canadian Amateur Gymnastic Association (CAGA). Bien que sa proposition n'aboutit pas, elle préfigure toutefois la création, vingt ans plus tard, de la Fédération canadienne de gymnastique[2].
En 1954, les premiers véritables championnats nationaux de gymnastique se tiennent à l'Université de Colombie-Britannique, réunissant des athlètes de plusieurs villes canadiennes.

Gymnastique féminine
modifierL'événement marque une étape importante avec l'inclusion des femmes en compétition, qui disputent des épreuves à la poutre, au sol et au cheval d'arçons. Les hommes s'affrontent quant à eux en trois catégories (seniors, juniors et novices), le tumbling et le trampoline étant classés comme épreuves spéciales. La compétition attire plus de 400 personnes dans les gradins, témoignant d'un intérêt public grandissant pour la discipline.
Bien que la gymnastique féminine soit une discipline olympique depuis 1928, la première gymnaste féminine à participer à des Jeux olympiques est Ernestine Russel, en 1956.
1963-1969 : Vers une organisation nationale structurée
modifierAu début des années 1960, bien que la proposition d'E.M. Orlick une décennie plus tôt ait été ignorée, on ressent de plus en plus le besoin d'améliorer l'organisation de la gymnastique au niveau national, notamment afin de règler les problèmes de commmunication, de finances, de règlements et de constitution[2].
En 1964, le Comité national de gymnastique change son nom pour la Canadian Gymnastic Association of the A.A.U. of C. (CGA)[2]. Cette transition s'accompagne de plusieurs réformes structurelles : la mise en place de comités spécialisés (finances, règlements, technique, arbitrage et entraînement), ainsi que le transfert des élections des membres de la direction aux Championnats nationaux, où la représentation des délégués est généralement la plus importante.
Sous la présidence de Raymond Gagnier, la CGA entreprend parallèlement de structurer un programme de développement pour les gymnastes juniors. Pour le financer, le trésorier Calvin Girard met en place une promotion d'ampoules vendues à prix réduit, dont les recettes sont partagées à parts égales entre l'association nationale et les clubs vendeurs. Le programme prévoit notamment la tenue d'un camp d'entraînement junior, la formation d'une équipe nationale junior ainsi que l'organisation d'une rencontre internationale à Montréal, en plus d'éventuelles participations à des compétitions à Cuba et au Mexique[3].
Cette réorganisation permet de financer en 1968, pour la première fois, l'envoi d'athlètes à l'international. Les équipes juniors canadiennes et cubaines s'affrontent à Cuba lors de ce qui constitue la première compétition internationale junior jamais organisée. Bien que les athlètes cubains l'emportent tant chez les femmes que chez les hommes, cette rencontre permet à la C.G.A. de constater les lacunes du programme d'entraînement canadien et la nécessité de renforcer l'encadrement des gymnastes en vue des compétitions internationales[2].
La même année, lors de la convention annuelle de l'Amateur Athletic Union of Canada, Calvin Girard, qui était alors président de la CGA, annonce que l'association exercera son droit de se retirer de l'union d'ici le 10 novembre 1969[2].
1969 : Séparation de l'Amateur Athletic Union of Canada
modifierEn novembre 1970, la Fédération canadienne de gymnastique co-organise une compétition amicale internationale (World Invitational Gymnastics Tournament), à Winnipeg (Manitoba)[4]. Six pays y participent[4].
La gymnastique rhythmique s'ajoute aux disciplines régies par Gymnastique Canada en 1971, mais établit ensuite sa propre fédération l'année suivante[5]. Le double mini trampoline et le tumbling s'ajoute quant à eux, respectivement, en 1975 et 1976.
Années 80-90
modifierL’organisme, dont l’objectif de départ est d’encadrer les personnes pratiquant la gymnastique au Canada, jusqu’alors peu nombreuses, connaît une croissance rapide à mesure que la discipline gagne en popularité. Les Jeux olympiques de 1972 et de 1976, marqués par les performances d’Olga Korbut et de Nadia Comaneci, suscitent un fort engouement pour ce sport, entraînant une hausse de 62 % des inscriptions en 1979[6].
Au cours des années 1980 et 1990, la gymnastique canadienne poursuit son développement, portée par les succès des athlètes sur la scène internationale, l’augmentation du nombre de programmes compétitifs, la formation de davantage d’entraîneurs certifiés et l’arrivée d’entraîneurs d'Europe et de l'Europe de l'Est[6].
En 1992, l'astronaute et ancien gymnaste membre de l'équipe national, Steve MacLean, effectue un vol spatial à bord de la navette Columbia[7],[8], emportant avec lui l'emblême de Gymnastique Canada, qu'il remet à la fédération à son retour en 1993[9].
En 1994, la GCG engage une nouvelle réorganisation afin de recentrer ses activités sur le développement de la gymnastique de haut niveau, conformément aux orientations fédérales en matière de sport. Depuis, elle privilégie la performance internationale tout en élargissant éventuellement son mandat à la gymnastique rythmique, à l’aérobic sportif, au trampoline et au tumbling, tout en conservant la gymnastique artistique masculine et féminine comme priorité[6].
Années 2000
modifierEn juin 2001, Gymnastique Canada organise un banquet afin de reconnaître l'excellence et la contribution de gymnastes s'étant illustrés sur la scène internationale[9]. Parmi les athlètes honorés figurent notamment Wilhelm Weiler, Ernestine Russell, Richard Kihn, Gail Daley, Elfi Schlegel, Alan Pierre Nolet, Curtis Hibbert et Lori Strong.

Organisation interne
modifierRôle et mission
modifierGymnastique Canada oriente ses activités autour de ses quatre valeurs principales: l'excellence, l'équité, la connexion et la sécurité[10].
En tant qu'organisme national, Gymnastique Canada établit les normes et les pratiques d'opération pour l'ensemble du sport au pays, sélectionne et gère l'équipe nationale et encadre la formation des entraîneurs et des juges[11].
Présidence
modifier- 1969-1971 : Calvin Girard[12]
- 1971-1973 : Geoff Elliott
- 1974-1978 : Dr. Bryce Taylor[13]
- 1979-1981 : Ed Brougham
- 1982 -1990 : Malcolm Hogarth[14]
- 1991-1994 : Slava Corn
- 1997-? : Wilf Wedman
- 2000-2014 : Jean-Paul Caron[15]
- 2015- : Richard Crépin
- 2020-2023 : Jeff Thomson
- 2023-présent : Wendy Smith
Fédérations membres
modifierGymnastique Canada regroupe un ensemble de fédérations provinciales et territoriales à travers le Canada :
- Alberta Gymnastics Federation
- BC Rhythmic Gymnastics
- Gymnastics BC
- Gymnastics Newgoundland and Labrador
- Gymnastics Nova Sctoia
- Gymnastics Ontario
- Gymnastics PEI
- Gymnastics Saskatchewan
- Gymnastique Québec
- Manitoba Gymnastics Association
- New Brunswick Gymnastics Association
- New Brunswick Rhythmic Gymnastics
- Nova Scotia Rhythmic Gymnastics
- NWT Gymnastics Association
- Rhythmic Gymnastics Alberta
- Rhythmic Gymnastics Manitoba
- Yukon Gymnastics Association
Équipe nationale
modifierUne première délégation canadienne de gymnastes représentent le pays aux Jeux olympiques de Melbourne, en 1956. Cet événement marque le début de la participation du Canada, en tant qu'équipe, aux compétitions internationales et constitue une étape importante dans le développement de son programme d'équipe nationale[16].
Le poste d'entraîneur national pour l'équipe féminine est créé en 1974 tandis que celui pour l'équipe masculine est créé en 1976[5].
Notes et références
modifier- ↑ « Gymnastique », sur thecanadianencyclopedia.ca (consulté le )
- 1 2 3 4 5 Reet Nurmberg, A History of Competitive Gymnastics in Canada (mémoire de maîtrise en Arts, département d'éducation physique), Edmonton, Alberta, University of Alberta, (hdl http://hdl.handle.net/11375/12099
) - ↑ « Programme avant-gardiste pour les gymnastes juniors », La Presse, , p. 88
- 1 2 « 1970: Canada’s World Invitational Gymnastics Tournament – Gymnastics History », sur www.gymnastics-history.com (consulté le )
- 1 2 Lew Waller, Milestones of the Canadian Gymnastics Federation : Twenty-five Years in Review, Fédération canadienne de gymnastique, , 21 p. (lire en ligne)
- 1 2 3 (en-CA) Laura Misener, « Exploration of federal sport policy on youth elite sport in Canada: A case study of Gymnastics Canada Gymnastique. », uwindsor.scholaris.ca, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « Steve MacLean », sur thecanadianencyclopedia.ca (consulté le )
- ↑ (en) Michael Smith, « Canadian gives out-of-this-world gymnastics display », Toronto Star, , A34
- 1 2 (mul) Gymnastique Canada, Excellence en gymnastique : Reconnaissance des perfomances internationales (brochure), , 38 p. (lire en ligne)
- ↑ « À propos | Gymnastics Canada », sur gymcan.org, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) « Structure et comités », sur Gymnastique Québec (consulté le )
- ↑ (en) Helen Roberts, « Poetry in Motion », Le lingot, , p. 12
- ↑ « Amateur Sports Award finalists », The Sherbrooke record, , p. 11
- ↑ (en) « A Canadian first in gymnastics Mississauga's Curtis Hibbert wins silver at world tournament », Toronto Star, , p. C9
- ↑ Jean-François Chabot, « « Ma confiance a été détruite » : une ancienne gymnaste canadienne dénonce son entraîneuse », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ (en) « History|Gymnastics Canada » [archive du ], www.gymcan.org/gymnastics-canada, Gymnastics Canada, (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Lew Waller, Milestones of the Canadian Gymnastics Federation : Twenty-five Years in Review, Fédération canadienne de gymnastique, , 21 p. (lire en ligne).

- Reet Ann Nurmberg, A history of competitive gymnastics in Canada (mémoire de maîtrise), Edmonton, University of Alberta, , 596 p. (OCLC 11740714, hdl http://hdl.handle.net/11375/12099
). 
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel : GymCan