Gáspár Orbán

militaire, diplomate et prêtre hongrois, fils de Viktor Orbán

Gáspár Orbán, né le à Budapest (Hongrie), est un pasteur évangélique, ancien joueur de football professionnel. Également officier des forces armées hongroises, il participe aux opérations diplomatico-militaires de la Hongrie en Afrique.

Gáspár Orbán
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Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Orbán GáspárVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Anikó Lévai (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Ráhel Orbán (d)
Sára Orbán (d)
Róza Orbán (d)
Flóra Orbán (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Sport
Équipe
Puskás Akadémia FC () – 3 matchs joués et 0point marqué Voir et modifier les données sur Wikidata
Position

Il est le deuxième des cinq enfants et le seul fils de Viktor Orbán.

Biographie

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Jeunesse et famille

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Gáspár Orbán naît le à Budapest ; il est l'unique garçon d'une fratrie de cinq enfants. Son père, Viktor Orbán, est alors député à l'Assemblée nationale hongroise. Gáspár Orbán commence sa carrière dans le football, devenant un temps joueur professionnel[1]. Il exerce cette activité entre 2010 et 2014 mais doit s'arrêter en raison d'une blessure[2].

Il réalise également des études de droit à l'université Loránd-Eötvös de Budapest[2].

Ministère

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En 2015, il réalise une mission humanitaire en Ouganda, consistant à apprendre à des enfants à jouer au football, avec l'association chrétienne Empower a Child[2]. Il dit avoir été « touché par la grâce de Dieu », ce qui l'aurait poussé à devenir pasteur. Il fonde avec deux amis une église charismatique évangélique, appelée Felház (en français : « La Maison »). Il prêche au cours d'événements de grande ampleur, décrits comme des « [shows] à l’américaine, avec écrans géants, groupe de rock chrétien et jeux de lumière sophistiqués, jusqu’à la transe collective ». Il prétend également être capable de soigner les blessures des spectateurs[1].

Gáspár Orbán se donne pour objectif d'évangéliser les 18-30 ans en Hongrie, notamment via les réseaux sociaux. Il vise en particulier les jeunes les plus diplômés, formés à l'étranger et connectés[1].

Carrière militaire et diplomatique

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En 2019, de retour d'Afrique, il s'engage dans les forces armées hongroises[3]. Il reçoit une bourse ministérielle, financée par des fonds publics, pour intégrer l'Académie royale militaire de Sandhurst, au Royaume-Uni. Bien que la suite de sa carrière militaire ne soit pas connue, il apparaît en uniforme sur plusieurs photos[2],[4]. Il devient officier, ce que confirme le ministère de la Défense hongrois[3].

Soldat de l'armée hongroise, Gáspár Orbán est impliqué dans la stratégie diplomatico-militaire de la Hongrie en Afrique, en particulier au Sahel, selon Le Monde et le média indépendant hongrois Direkt36. Les deux pays concluent un accord prévoyant le déploiement de plusieurs centaines de soldats hongrois au Tchad, dans un objectif de soutien à la lutte antiterroriste[3]. Le texte inclut également un déploiement dans les pays voisins du Sahel, notamment le Niger. La réception de ce plan d'intervention militaire extérieure est mitigée, certain le jugeant « risqué et coûteux ». Selon Direkt36, il « n'est pas unanimement populaire dans les milieux militaires, et se pose aussi la question de l'intérêt de la Hongrie. »[2].

Au total, il participe à au moins six réunions bilatérales entre les deux pays entre et . Il apparaît sur les images et vidéos diffusées par les autorités tchadiennes, mais n'est pas visible sur les publications de la diplomatie hongroise. Il est notamment identifié parmi les membres de la délégation hongroise en visite au Tchad en octobre puis le , bien qu'il cherche alors à dissimuler son identité. Une application de reconnaissance faciale confirme son identité[3].

Selon Direkt36, le fils du Premier ministre « joue un rôle clé dans le lancement de la mission au Tchad » en raison de ses liens avec l'Afrique : il est proche de Mohamed Bazoum et de la famille de Mahamat Idriss Déby. Des sources proches des autorités tchadiennes révèlent que c'est Gáspár Orbán qui a établi les premiers contacts ayant mené à ce partenariat. Le ministère de la Défense, contacté, confirme son engagement comme officier dans l'armée, mais refuse de donner plus d'informations, arguant qu'elles « ne concernent pas le public » ; le ministère des Affaires étrangères nie avoir connaissance de Gáspár Orbán. Cependant, quelques jours plus tard, Kristóf Szalay-Bobrovniczky, ministre de la Défense, admet son implication en Afrique en tant qu'« officier de liaison »[2].

En , un officier de l'armée hongroise, Szilveszter Pálinkás, révèle dans la presse que Gáspár Orbán aurait personnellement fait pression pour l'organisation d'une mission militaire hongroise au Tchad après avoir reçu un message de Dieu lui demandant de « venir sauver les chrétiens africains ». Pálinkás ajoute que le fils du Premier ministre « s'attendait à une perte de 50 % pendant la mission. Cela signifie que dans la mission qu'il dirige, cinquante pour cent des soldats hongrois vont mourir », qu'il a tenté de le dissuader, mais que c'est uniquement la proximité des élections qui l'ont fait reculer[5].

Vie privée

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Ses relations avec son père sont complexes, ce dernier étant issu d'un milieu de confession protestante calviniste. Gáspár Orbán déclare avoir le soutien de son père, qui cherche également en tant que Premier ministre à « rechristianiser » la Hongrie. Cependant, bien qu'il soit proche de lui, il se montre subtilement critique de certains aspects de sa politique, notamment à l'encontre des réfugiés[1].

Références

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  1. 1 2 3 4 Blaise Gauquelin, « Le fils de Viktor Orban, prêcheur évangélique en son pays », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) Szabolcs Panyi et Jean-Baptiste Chastand, « Uncovering the secret African mission of Viktor Orbán’s son », sur Direkt36, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 Jean-Baptiste Chastand et Szabolcs Panyi, « Les très discrètes aventures du fils de Viktor Orban au Sahel », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  4. (hu) « Orbán Gáspárt friss katonaként küldte a brit elit akadémiára a Honvédelmi Minisztérium », sur telex, (consulté le )
  5. (hu) « Orbán Gáspár erőltette a csádi missziót és 50 százalékos veszteséggel számolt – állítja a honvédség arca », sur hvg.hu, (consulté le )

Liens externes

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