Mathieu Belezi

écrivain français
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Mathieu Belezi, de son véritable nom Gérard-Martial Princeau[1],[2], né à Limoges en 1953, est un écrivain français.

Mathieu Belezi
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Gérard-Martial PrinceauVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Mathieu Belezi, Anne-Marie S.Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinctions
Prix Marguerite-Audoux ()
Prix littéraire du Monde (Attaquer la terre et le soleil (d)) ()
Prix du Livre Inter ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Attaquer la terre et le soleil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Mathieu Belezi fait des études de géographie à l'université de Limoges.

Il enseigne ensuite en Louisiane (États-Unis). Il a vécu au Mexique, au Népal, en Inde, et dans les îles grecques et italiennes.

En 1999, il décide de se consacrer à l'écriture, publiant plusieurs romans et nouvelles.

A partir de 2004, il partage sa vie entre la France et le sud de l'Italie.

Thématiques

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La série des romans publiés par Mathieu Belezi commence avec Le Petit Roi (1998)[3].

Puis il entame une tétralogie ayant pour thème la colonisation de l'Algérie, qu'il va poursuivre pendant plus de vingt ans, et qui lui permet de créer ce style à la fois poétique, baroque, influencé par le réalisme magique que louera la critique littéraire[réf. nécessaire].

Le premier roman, C'était notre terre, est un roman choral où six personnages prennent la parole en alternance, pour montrer les travers d’une riche famille de colons, les Saint-André. C’est précisément Fatima, la domestique de la famille, qui, dans un long monologue au cœur du livre, relie tous les épisodes de l’histoire et donne, en parlant de sa condition, les clés pour comprendre la fin dramatique de la présence française en Algérie.

Avec Les Vieux Fous (2011)[4],[5], Albert Vandel, quintessence de la colonisation, jusqu'à la caricature, réactive ses folles années, alors qu'il en vit les derniers instants, dans un bordj proche d'Alger, protégé par quinze légionnaires.

Dans Le Temps des crocodiles (2024)[6], le lecteur suit les aventures du jeune capitaine Vandel engagé dans la « pacification » du sud algérien dans les années 1850.

La rencontre avec un plus grand public se fait avec Attaquer la terre et le soleil (2022)[7], chronique des années 1840-1860 de colonisation française en Algérie, entre petits colons paysans lorrains, militaires, et paysans algériens expropriés. À la suite de son succès (plus de 100 000 exemplaires vendus) et les prix littéraires du Monde et du Prix du Livre Inter, le roman va bénéficier d'une douzaine de traductions à l'étranger et connaît notamment une forte reconnaissance en Italie.

Dans Moi, le Glorieux (2024)[8], le lecteur assiste aux éructations délirantes de M. Albert (Albert Vandel, Bobby), encore un temps « l'homme le plus riche d'Algérie », contre les « capitulards », « même si c'est trop tard », à Alger, en 1962. Il représente et personnifie la colonisation française, « nous, seigneurs d'Alger et de la Mitidja », 130 ans d'Algérie française pour rien : « les colons gras et têtus rêvent d'apocalypse à l'abri des boules Quiès coincées en permanence dans les trous de leurs très vieilles oreilles[9]. » Ce monstre de « 140 kilos de chair coloniale » entraîne le lecteur dans une « fin du monde », de la Villa des Eucalyptus au bordj Saint-Léon, protégé par 120 légionnaires, « par ma volonté le dernier et irréductible carré français d'Algérie » : « ils ne m'auront pas. »

Un livre monstrueux, farce grotesque, entre Fin de partie (1957, Beckett) et Le roi se meurt (1962, Ionesco), le temps de revisiter les grands moments : centenaire (1930), bal de Blida (vers 1900), révolte de Mokrani (1871). À travers l'histoire de ce personnage fictif, Mathieu Belezi met en scène non un colon mais la colonisation elle-même dont il déroule l'histoire en un récit halluciné, hanté par la fable ubuesque et le réalisme magique, qui court des premières conquêtes jusqu'aux ultimes soubresauts d'une guerre fratricide.[réf. nécessaire]

Œuvres

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Sous son nom

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Sous pseudonyme

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Anne-Marie S.

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Mathieu Belezi

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Adaptation théâtrale

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Notes et références

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  1. « BnF Catalogue général », sur bnf.fr, Flammarion (Paris), (consulté le ).
  2. « BnF Catalogue général », sur bnf.fr (consulté le ).
  3. « Le Petit Roi », sur le-tripode.net (consulté le ).
  4. « Les Vieux Fous », sur histoire-immigration.fr (consulté le ).
  5. « Les Vieux Fous, ou la barbarie coloniale française revisitée par Mathieu Belezi », sur Jeune Afrique (consulté le ).
  6. Voir sur babelio.com.
  7. « Attaquer la terre et le soleil », sur le-tripode.net (consulté le ).
  8. Pierre-Édouard Peillon, « Moi, le glorieux, et Le Temps des crocodiles : Mathieu Belezi réveille l’ogre colonial », Le Monde, (consulté le ).
  9. P. 100.
  10. « Prix des lecteurs du Livre de Poche / coup de cœur » (consulté le ).
  11. (en) Kamel Behidji, « Les Vieux Fous de Mathieu Belezi : pour en finir avec "les aspects positifs" ? de la colonisation », sur lequotidien-oran.com (consulté le ).
  12. Jean-Claude Lebrun, « La tragédie autrement », sur L'Humanité, (consulté le ).
  13. Éric Rubert, « Prix Inter 2023. Attaquer la terre et le soleil de Mathieu Belezi, un roman incandescent », sur unidivers.fr, (consulté le ).
  14. Florent Georgesco, « Attaquer la terre et le soleil : Mathieu Belezi scande l’Algérie en sang de 1845 », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  15. « France Inter // Mathieu Belezi, lauréat du 49e Prix du Livre Inter », sur Radio France (consulté le ).
  16. « Dossier de presse », sur fondationprincepierre.mc via Internet Archive (consulté le ).
  17. Théâtre des Quartiers d'Ivry, « Présentation sur theatre-quartiers-ivry.com », sur theatre-quartiers-ivry.com.

Voir aussi

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