Hôtel de Gesvres
L’hôtel de Gesvres est un vaste hôtel particulier construit en 1655 pour Joachim de Seiglière, l'intendant des finances du « Grand Monsieur », Gaston d'Orléans.
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1655 |
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L'architecte de l'hôtel de Gesvres est Antoine Le Pautre, qui construisit aussi à Paris l’hôtel de Beauvais et l’abbaye de Port-Royal.
Historique
modifierAprès Seiglière, l'hôtel est habité par sa fille, Marie-Madeleine de Seiglières (1664-1702) et l'époux de celle-ci, François Bernard Potier, marquis, puis duc de Gesvres (1655-1739). dont l'hôtel prend alors le nom.
Sous la Régence, l’hôtel de Gesvres devient le tripot le plus célèbre de Paris. Resté au XVIIIe siècle la propriété de la famille Potier, il est occupé aussi par divers locataires[1].
À la fin du XXe siècle, l'ancien hôtel abritait les locaux d'une banque, jusqu'à son achat, en 2000, par deux décorateurs[2].
Construction et restauration
modifierLa construction, en 1827, du passage Choiseul détruit une partie de l'hôtel : le rez de chaussée de l'hôtel est percé de part en part pour ouvrir le Passage Choiseul. Le corps de logis subsiste, mais dissimulé depuis le niveau du sol par les verrières qui couvrent la galerie :
- l’entrée nord du passage Choiseul a ré-employé le bâtiment qui fermait la cour de l’hôtel de Gesvres du côté du 23 rue Saint-Augustin, avec sa façade rythmée de pilastres à chapiteaux ioniques, surmontée, au niveau du premier étage, par un fronton triangulaire couronnant la porte d'entrée principale du passage.
- le corps de logis, derrière l'entrée nord du passage et perpendiculaire à l’axe de celui-ci, n'est guère identifiable pour un spectateur que parce que l’édifice interrompt la verrière et présente une loggia et sa façade ajoutée lors de la création du passage. L’édifice comporte deux niveaux supplémentaires ; il se prolonge verticalement au-dessus de la verrière et se discerne à travers la surface vitrée[3]. Il n'est guère possible de le voir que depuis le ciel ou les immeubles environnants.
A l’intérieur du logis, au premier étage, de somptueux salons en enfilade, ont été restaurés au XXIe siècle et remeublés, dans le « style du Grand Siècle » par deux architectes d’intérieur, Joseph Achkar et Michel Charrière, également auteurs, notamment, de la restauration du château de Ravel, en Auvergne. La restauration de l'hôtel de Gesvres leur a valu, en 2011, la « médaille d’honneur de la fondation Singer-Polignac »[4]. Le Cabinet des Miroirs présente un décor exceptionnel [5]. La cheminée du salon principal est richement sculptée de cariatides[6]. Ces restes de l’hôtel de Gesvres sont privés et ne sont pas ouverts à la visite.

Références
modifier- ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des Rues de Paris, tome 1, Paris, Editions de Minuit, , p. 347
- ↑ « Joseph Achkar et Michel Charrière, le Passé recomposé », sur danielfeau.com (consulté le )
- ↑ Leborgne 1995.
- ↑ « Les Vestiges de l'hôtel de Gesvres », sur paris-promeneurs.com (consulté le )
- ↑ « Visite : L'hôtel de Gesvres », sur Société des amis de Versailles (consulté le )
- ↑ Céline Lefranc, « Grand siècle à l'hôtel de Gesvres », Connaissance des Arts, no 779,
Annexes
modifierLiens internes
modifierLiens externes
modifier- « Les vestiges de l'hôtel de Gesvres », sur Paris Promeneurs, (non daté) (consulté le )
- Dominique Leborgne, Guide du promeneur, 2e arrondissement, Paris, Parigramme, , 288 p. (ISBN 978-2373952254)
