HD 64740

étoile de la constellation de la Poupe

HD 64740, également désignée HR 3089, est une étoile de la constellation australe de la Poupe. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,63[2]. Dans le ciel, elle apparaît proche de la nébuleuse de Gum[5]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, l'étoile est distante d'environ ∼ 760 a.l. (∼ 233 pc) de la Terre[1]. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale d'approximativement +8 km/s[6].

HD 64740
HR 3089
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 07h 53m 03,635s[1]
Déclinaison −49° 36′ 46,95″[1]
Constellation Poupe
Magnitude apparente 4,63[2]

Localisation dans la constellation : Poupe

(Voir situation dans la constellation : Poupe)
Caractéristiques
Stade évolutif séquence principale[3]
Type spectral B2V[4]
Indice U-B −0,92[2]
Indice B-V −0,23[2]
Variabilité aucune[5]
Astrométrie
Vitesse radiale +8,0 ± 4,2 km/s[6]
Mouvement propre μα = −7,77 mas/a[1]
μδ = +15,16 mas/a[1]
Parallaxe 4,30 ± 0,15 mas[1]
Distance 760 ± 30 al
(233 ± 8 pc)
Magnitude absolue −2,2 ± 0,1[7]
Caractéristiques physiques
Masse 10,1 ± 0,5 M☉[3]
Rayon 4,5 ± 0,7 R☉[3]
Gravité de surface (log g) 4,01 ± 0,09[7]
Luminosité 5 908 L☉[8]
Température 23 700 K[8]
Métallicité [Fe/H] = +0,01[9]
Rotation 160 km/s[10] (1,330 26 jour[11])
Âge 12,6+7,4
−2,7
 Ma[3]

Désignations

HD 64740, HIP 38500, HR 3089, CD−49 3137, CPD−49 1398, GC 10686, SAO 219106[12]

HD 64740 est une étoile bleu-blanc de la séquence principale massive de type spectral B2V[4]. Il s'agit d'une étoile chimiquement particulière de la variété riche en hélium (He-strong)[7], dont le spectre montre également un faible émission en hydrogène alpha[3]. La force de son champ magnétique polaire est de 3 700 G[5]. L'étoile est environ dix fois plus massive que le Soleil[13],[3]. On estime qu'elle est âgée autour de 13 millions d'années et qu'elle en est donc à la moitié de sa vie sur la séquence principale[3]. Le rayon de l'étoile est 4,5 fois plus grand que le rayon solaire[3], elle est 5 900 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 23 700 K[8].

HD 64740 tourne rapidement sur elle-même. En se basant sur un angle d'inclinaison (par rapport à l'observateur terrestre) de 36 ± 15°, sa vitesse de rotation équatoriale est de 140 ± 10 km/s[5]. Cela permet de calculer une période de rotation d'environ 1,33 jour[11]. Ses pôles magnétiques sont inclinés de 20° par rapport aux pôles de rotation de l'étoile[11]. HD 64740 est connue pour être une source d'émission significative de rayons X. Cette émission pourrait être connectée au vent stellaire qui, dans ce scénario, serait confiné par le champ magnétique stellaire[14]. L'étoile ne montre pas de pulsations, mais elle présente une variation magnétiquement modulée par le vent[15]. On a détecté des variations au sein des raies ultraviolettes du silicium, qui pourraient être dues à des variations d'abondance à la surface de l'étoile[5]. Enfin, deux zones à surabondance en hélium sont observées près de ses pôles magnétiques[11].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752, lire en ligne).
  2. 1 2 3 4 (en) J. R. Ducati, « Catalogue de données en ligne VizieR : Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, 2237, 0,‎ (Bibcode 2002yCat.2237....0D).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) M. E. Shultz et al. (MiMeS Collaboration ; BinaMIcS Collaboration), « The magnetic early B-type stars - III. A main-sequence magnetic, rotational, and magnetospheric biography », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 490, no 1,‎ , p. 274–295 (DOI 10.1093/mnras/stz2551 Accès libre, Bibcode 2019MNRAS.490..274S, arXiv 1909.02530).
  4. 1 2 (en) Nancy Houk, Michigan catalogue of two-dimensional spectral types for the HD stars : Declinations -53 to -40 degrees, vol. 2, Ann Arbor, Michigan, États-Unis, Département d'astronomie de l'université du Michigan, (Bibcode 1978mcts.book.....H).
  5. 1 2 3 4 5 (en) J. Krtička et al., « Ultraviolet and visual flux and line variations of one of the least variable Bp stars HD 64740 », Astronomy & Astrophysics, vol. 556,‎ , article no A18 (DOI 10.1051/0004-6361/201221018, Bibcode 2013A&A...556A..18K, arXiv 1306.2458).
  6. 1 2 (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053).
  7. 1 2 3 (en) M. E. Shultz et al. (MiMeS Collaboration ; BinaMIcS Collaboration), « The magnetic early B-type Stars II: stellar atmospheric parameters in the era of Gaia », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 485, no 2,‎ , p. 1508–1527 (DOI 10.1093/mnras/stz416 Accès libre, Bibcode 2019MNRAS.485.1508S, arXiv 1902.02713).
  8. 1 2 3 (en) M. M. Hohle, R. Neuhäuser et B. F. Schutz, « Masses and luminosities of O- and B-type stars and red supergiants », Astronomische Nachrichten, vol. 331, no 4,‎ , p. 349 (DOI 10.1002/asna.200911355, Bibcode 2010AN....331..349H, arXiv 1003.2335, lire en ligne).
  9. ↑ (en) G. A. Gontcharov, « Dependence of kinematics on the age of stars in the solar neighborhood », Astronomy Letters, vol. 38, no 12,‎ , p. 771–782 (DOI 10.1134/S1063773712120031, Bibcode 2012AstL...38..771G, arXiv 1606.08814, lire en ligne).
  10. ↑ (en) D. Hoffleit et W. H. Warren Jr., « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H).
  11. 1 2 3 4 E. Alecian et al. « The Magnetism in Massive Stars (MiMeS) project: First HARPSpol discoveries » () (Bibcode 2012sf2a.conf..401A, arXiv 1211.1075).
    — « (ibid.) », Proceedings of the Annual meeting of the French Society of Astronomy and Astrophysics, S. Boissier et al.,‎ , p. 401–404.
  12. ↑ (en) HD 64740 -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  13. ↑ (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1,‎ , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883, lire en ligne).
  14. ↑ (en) Yaël Nazé et al., « X-Ray Emission from Magnetic Massive Stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 215, no 1,‎ , article no 10 (DOI 10.1088/0067-0049/215/1/10, Bibcode 2014ApJS..215...10N, arXiv 1409.1690).
  15. ↑ (en) J. H. Telting et al., « A high-resolution spectroscopy survey of β Cephei pulsations in bright stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 452, no 3,‎ , p. 945-953 (DOI 10.1051/0004-6361:20054730 Accès libre, Bibcode 2006A&A...452..945T).

Liens externes

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