HMS Falmouth (1693)

navire de ligne de 50 canons de quatrième rang de la Royal Navy vers 1690

Le HMS Falmouth était un navire de ligne de 50 canons de quatrième rang construit pour la Royal Navy dans les années 1690. Le navire a participé à plusieurs batailles durant la guerre de neuf ans de 1688–1697 et la guerre de succession d'Espagne (1701–1715), y compris l'action d'août 1702. Il a été capturé par les Français en 1704, il fit naufrage en 1706 dans le Rio de la Plata.

HMS Falmouth
Type navire de ligne de 4e rang
Fonction militaire
Histoire
A servi dans  Royal Navy
Fabrication bois
Commandé 1693
Lancement
Statut Navire de ligne
Équipage
Équipage 160 à 230 officiers et hommes d'équipage
Caractéristiques techniques
Longueur 37,8 mètres[1]
Maître-bau 10.20 m
Tonnage 6106394 (bm)
Propulsion voile
Caractéristiques militaires
Armement 54 canons de différentes puissances de tir
Carrière
Propriétaire En 1693, la Royal Navy.

Capturé en 1704 par la Marine Française et acheté en 1705 par Noël Danycan de l'Epine. Echoué dans le Rio de la Plata en 1706 et brûlé.

Pavillon English
Protection National Historic Fleet

Description

modifier

Le Falmouth avait une longueur de pont de 124 pieds (37,8 m) et 101 pieds (30,8 m) de quille. Il avait 33 pieds (10,1 m) de large, et une profondeur de cale de 13 pieds (4 m). Le tonnage du navire était de 610 63 94 tonneaux burthen. Les archives de l'armement original du Falmouth n'ont pas survécu, mais l'un de ses navires jumeaux était armé de 21 couleuvrines, 18 canons de huit livres et 10 minions tandis qu'un autre avait 22 canons de 12 livres, 22 canons de six livres et 6 minions en 1696. En 1703, son armement comprenait 22 canons de 12 livres sur le pont inférieur et 22 canons de six livres sur le pont supérieur. Sur le quarterdeck, il y avait 8 canons de six livres avec une autre paire sur le château de devant. Le navire avait un équipage de 160 à 230 officiers et hommes d'équipage[2].

Construction et carrière

modifier

Le Falmouth était le deuxième navire de la Royal Navy à être nommé d'après le port de Falmouth, Cornouailles[3]. Le navire fut commandé le et sa construction confiée à Edward Snelgrove à Limehouse. Le navire a été lancé le et mis en service la même année[4].

Le navire a pris part à l’action d’. les quatrième et cinquième jours de la bataille l'ont vu participer aux attaques de l’amiral John Benbow alors que d’autres membres de l’escadron n’y parvenaient pas[5]. Le , il fut attaqué par François-Cornil Bart commandant L'Héroïne, de 16 canons, dans l'escadre de M. de Saint-Pol. Il s'est produit un échange de tirs vigoureux au cours duquel le capitaine du Falmouth, Thomas Kenney, a été tué. Le navire s'est alors rendu aux Français[6], il est conduit au port de Brest.

En 1705 il est acheté au roi Louis XIV par Noël Danycan de l'Epine pour le compte de la "Compagnie de Paris"[7] dans le but de faire du commerce interlope dans la mer du sud. Il confie le commandement à son frère Joseph. Le Falmouth quitte le port de Brest le [8] avec 189 personnes à bord et une riche cargaison à destination de la côte sud américaine du Pacifique. Après un voyage long et pénible, sans ravitailler, le navire passe le cap Horn et à l'entrée du Pacifique, près du cap Désiré, le , confronté au mauvais temps et l'équipage atteint de scorbut, Joseph Danycan décide de faire demi tour pour chercher du secours au Port de Buenos Aires. Le ils mouillent au Cap Sainte Marie près de l'ile des Lobos, le lendemain ils avancent jusque près de l'ile de Flores où ils jettent l'ancre. Le , le capitaine Joseph Danycan et 21 officiers et marins abandonnent le Falmouth avec une cinquantaine de malades à bord. Soumis à de fortes tempêtes, les amarres sont rompues et le navire va s'échouer sur la plage de "Bello Horizonte" dans l'actuel Uruguay. Le le Falmouth est brûlé, par le capitaine Charles de Terville[9], sous les ordres du gouverneur de la province du Rio de la Plata "pour qu'il ne tombe pas entre les mains des portugais."


Notes et références

modifier
  1. (en) Lavery, vol.1, p 164.
  2. Winfield, p. 377-381.
  3. Colledge, p. 122.
  4. Winfield, p. 381.
  5. 2001, p. 146.
  6. Charnock 2012, p. 102
  7. E-W Dahlgren (1909) Gallica p.165, « Le Commerce de la Mer du Sud jusqu'à la Paix d'Utrecht. Par E. W. Dahlgren. (Paris: Honoré Champion. 1909. Pp. xvi, 729.) », Gallica, vol. 15, no 1, , p. 139–141 (ISSN 1937-5239 et 0002-8762, DOI 10.1086/ahr/15.1.139, lire en ligne, consulté le )
  8. Leon Vignols, « Naufrage et aventures d'un équipage malouin aux cotes sud américaines en 1706 », Revue maritime et coloniale de la Marine Nationale,
  9. Picard, « les naufragés du Falmouth 2006 p.214 »,

Bibliographie

modifier
  • E-W Dahlgren (1909) Les relations commerciales et maritimes entre la France et les côtes de l'océan Pacifique. (Gallica)
  • Jean-Michel Picard (2026) Les naufragés du Falmouth, histoire d'un équipage malouin en perdition sur les côtes sud-américaines en 1706, Le Lys Bleu (ISBN 979-10-437-0489-5).
  • (en) John Charnock, Biographia Navalis, or Impartial memoirs of the Lives and Characters of Officers of the Navy of Great Britain, From the Year 1660 to the Present Time, vol. 3, Andrews, (ISBN 9781781506073)
  • (en) Colledge, J. J.; Warlow, Ben (2006) [1969], Ships of the Royal Navy: The Complete Record of all Fighting Ships of the Royal Navy, Rev. ed.). London: Chatham Publishing (ISBN 978-1-86176-281-8).
  • (en) Lavery, Brian (2003) The Ship of the Line - Volume 1: The Development of the Battlefleet 1650–1850. Conway Maritime Press. (ISBN 0-85177-252-8).
  • (en) Geoffrey Regan, Geoffrey Regan's Book of Naval Blunders, André Deutsch, (ISBN 0-233-99978-7, lire en ligne Inscription nécessaire)
  • (en) Winfield, Rif (2009) British Warships in the Age of Sail 1603–1714: Design, Construction, Careers and Fates. Barnsley, UK: Seaforth Publishing. (ISBN 978-1-84832-040-6).