Le HMS Repulse est un vaisseau de 64 canons de classe Intrepid (en) en service dans la Royal Navy de 1780 à 1800. Il participe notamment à la bataille des Saintes et à la mutinerie de Nore. Il fait naufrage au large de la Bretagne en 1800.

HMS Repulse
illustration de HMS Repulse (1780)
Plan des navires HMS Repulse et HMS Polyphenus

Type Vaisseau de 64 canons
Classe Intrepid-class third-rate ship of the line (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
A servi dans  Royal Navy
Chantier naval Fabian, East Cowes
Commandé
Quille posée
Lancement
Commission
Statut naufragé
Équipage
Équipage 491 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 48,62 m
Maître-bau 13,51 m
Tirant d'eau 5,8 m
Tonnage 1 387 73⁄94 bm
Propulsion Trois-mâts carré
Caractéristiques militaires
Armement 26 canons de 24 livres[1],[2]
26 canons de 18 livres
10 canons de 9 livres
2 canons de 9 livres au gaillard avant

Construction

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Le HMS Repulse est un navire de troisième rang[3]. Il est commandé le et cette commande est confirmée le . Le sa quille est posée au chantier de Robert Fabian à East Cowes sur l'Île de Wight où il sera construit d'après le même plan dessiné par John Williams que pour le HMS Polyphemus[4],[1],[5]. Le , le navire est lancé et il jauge près de 1387 bm[6]. Il est commissionné en novembre de la même année sous le commandement du capitaine Digby Dent. Le navire est quant à lui terminé à Portsmouth entre et [1].

Carrière

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Guerre d'indépendance américaine

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Le HMS Repulse commence sa carrière en partant en avec la flotte de Darby pour le ravitaillement de Gibraltar où il arrive le . Il navigue ensuite dans l'escadre de Digby puis dans la flotte de Darby jusqu'à l'automne 1781[4]. Mi-, sous les ordres du capitaine Thomas Dumaresq, il part pour les Caraïbes et fait partie des navires entrés en action contre les Français aux abords de la Dominique le mais sans que le combat puisse démarrer réellement[4]. Trois jours plus tard, il participe à la bataille des Saintes qui voit la victoire de la flotte britannique de George Rodney sur la flotte française du comte de Grasse[4],[1],[2]. Il passe ensuite sous le commandement du capitaine Thomas West en 1782 et navigue vers l’Amérique sous Hugh Pigot. Il participe au blocus du Cap Français en [4].

Le il quitte la Jamaïque pour retourner en Angleterre et l'équipage est débarqué en [4],[2]. À partir de cette date et jusqu'en , il est rénové à Portsmouth mais ne reprendra la mer que douze ans plus tard[4],[2].

Guerres de la Révolution française

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Il est rééquipé à Woolwich de à puis commissionné à nouveau en sous le capitaine William Fairfax. Au large des côtes hollandaises, il capture le navire corsaire français Le petit Pearen de six canons le [4],[7]. En , il est placé sous le commandement du capitaine James Alm[4].

Mutinerie de la Nore

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Toujours sous le commandement de James Alm, il est stationné proche du Nore sand lorsque la mutinerie de juin 1797 éclate[8]. Au début de cette révolte, le Repulse fait partie des mutins mais rapidement il suit l'exemple du HMS Leopard, abandonne la révolte et tente de rejoindre la Tamise. La faible profondeur d'eau entraîne le navire à toucher le fond et se retrouve bloqué sous le feu des navires des mutinés dont le HMS Director du capitaine William Bligh[N 1],[9].

Retour au service actif

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Le , le HMS Repulse part pour la Méditerranée[10]. Le , avec le HMS Agamemnon, il renforce l'escadre de Channel Fleet de l'amiral Alan Gardner (qui comportera jusqu'à 28 vaisseaux[N 2]) et participe au blocus de la flotte française de l'Atlantique stationnée à Brest[11],[10],[12].

Le HMS Repulse est détaché de la flotte pour croiser devant Penmarch avec la frégate Triton (en) et le HMS Agamemnon qu'il doit retrouver[13]. Le , le Repulse capture le schooner français Sophie et y place un équipage de prise et garde avec lui les marins français comme prisonniers[14]. Le , le Repulse après une longue poursuite, capture le brick Princess Royal[N 3] y place un nouvel équipage de prise et prend à son bord les marins français[15].

Le naufrage

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Le , le capitaine Alms se retrouve alité à cause d'une fracture de côte survenue sous l'effet du mauvais temps et d'un coup de roulis[16],[13]. Le capitaine confie la barre du navire à son second Rothery lequel décide de poursuivre une voile française. Alms demande que le navire retourne sur Tor Bay mais ses ordres ne sont pas suivis par son second qui persiste à vouloir trouver un convoi français[17],[13]. Dans la nuit , vers minuit trente, le vaisseau heurte un rocher[17]. Le capitaine Alms monte sur le pont et pense reconnaître les parages de l'île de Sein[18]. Le navire talonne pendant trois quarts d'heure, s'allège, et repart vers le sud-sud-ouest[13],[18]. Il s'éventre au large de la Bretagne et s'échoue vers la pointe de Kerharo sous le lieu-dit Trouerennec à l'ouest du Cap Sizun[19].

Une dizaine de marins sont morts noyés. Le 1er lieutenant Rothery et une dizine d'hommes, ont embarqué dans une chaloupe et rejoindront l'Angleterre pendant le capitaine et le reste de l'équipage sont faits prisonniers[20],[21]. L'amirauté britannique fera un procès au retour du capitaine, qui aboutira à la condamnation du lieutenant John Carpenter Rothery et du maître George Finn, à leurs radiations et même à un emprisonnement de deux années à Marshalsea pour ce dernier[22].

Notes et références

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  1. Les marins, en révolte, n'obéissaient plus à Bligh
  2. flotte composée à ce moment-là du navire amiral HMS Royal Sovereign, HMS Impétueux (en), HMS Formidable, HMS St George, HMS Triumph, HMS Caesar, HMS Bellona, HMS Magnificent (en), HMS Edgar, HMS Prince, HMS Warrior, HMS Defiance, HMS Renown (en) et du HMS Captain. Ils seront rejoints par le HMS Agamemnon, le HMS Repulse puis les HMS Windsor Castle (en), HMS Excellent (en) et du HMS Resolution.
  3. Ce navire est un brick anglais qui avait été capturé par les Français le précédent

Références

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  1. 1 2 3 4 Winfield 2008.
  2. 1 2 3 4 Jonin 1984, p. 61.
  3. Thomas 1988, p. 163.
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Winfield 2007.
  5. Jonin 1984, p. 61. B. Jonin mentionne par erreur Sherness comme chantier
  6. Colledge et Warlow 2021.
  7. Jonin 1984, p. 61-62.
  8. Jonin 1984, p. 62.
  9. Jonin 1984, p. 63.
  10. 1 2 Jonin 1984, p. 64.
  11. Jonin 1984, p. 16.
  12. L. V. Rouyer 1923, L'Amiral Gardner devant Brest (8 février 17 mars 1800), p. 47.
  13. 1 2 3 4 L. V. Rouyer 1923, Naufrage du vaisseau Repulse 64, p. 47.
  14. Jonin 1984, p. 65.
  15. Jonin 1984, p. 68-69.
  16. Jonin 1984, p. 67.
  17. 1 2 Jonin 1984, p. 71.
  18. 1 2 Jonin 1984, p. 74.
  19. Jonin 1984, p. 29.
  20. L. V. Rouyer 1923, Naufrage du vaisseau Repulse 64, p. 48.
  21. Jonin 1984, p. 75.
  22. Jonin 1984, p. 79-80.

Bibliographie

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  • (en) J. J. Colledge et Ben Warlow, Ships of the Royal Navy : The Complete Record of All Fighting Ships of the Royal Navy from the 15th Century to the Present, Pen & Sword Books, , 5e éd., 1038 p. (ISBN 9781526793287), « Repulse »
  • (en) Rif Winfield, British Warships in the Age of Sail 1714-1792 : Design, Construction, Careers and Fates, Seaforth Publishing, , 400 p. (ISBN 978-1-84415-700-6, lire en ligne), « Repulse »
  • (en) Rif Winfield, British Warships in the Age of Sail 1793-1817 : Design, Construction, Careers and Fates, Seaforth Publishing, , 2e éd., 420 p. (ISBN 978-1-84415-717-4), « Repulse »
  • (en) David Arthur Thomas, A companion to the Royal Navy, Londres, Harrap, (ISBN 0245545727), « Repulse »
  • Bruno Jonin, Le Repulse : Un grand naufrage à la pointe de Bretagne le 10 mars 1800, Éditions JAEH,
  • L. V. Rouyer, Le blocus de Brest par les Anglais : du mois d'août 1799 à 1802, École supérieure de guerre navale, (lire en ligne)

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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