Sanctuaire Hachiman

sanctuaire shinto dédié à Hachiman, au Japon
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Un sanctuaire Hachiman (八幡神社, Hachiman-jinja?) ou Hachiman-gū (八幡宮?), est un type de sanctuaire shinto consacré à la divinité shintō Hachiman[1]. C'est le deuxième type de temples shintoïstes les plus nombreux après ceux consacrés à Inari[1].

Le sanctuaire Iwashimizu Hachiman-gū, sanctuaire Hachiman à Yawata, Kyoto.

À l'origine, le nom était lu « Yawata » ou « Yahata », lecture encore utilisée dans certaines occasions.

Sanctuaires Hachiman notables

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Les quatre sanctuaires suivants sont souvent réunis par groupes de trois, soit comme Usa-Iwashimizu-Hakozaki ou Usa-Iwashimizu-Tsurugaoka, et les deux regroupements sont connus sous le nom de « Trois sanctuaires majeurs majeurs » du Japon :

Histoire du culte

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En 781, la cour impériale conféra à Hachiman le titre honorifique (shingō) de "Daibosatsu", et ses représentations le montrèrent dès lors sous les traits d'un moine bouddhiste, reflétant le fort syncrétisme du culte. De nombreux sanctuaires Hachiman furent ainsi établis (kanjō) comme divinités tutélaires (chinjusha) de grands temples tels que le Daian-ji, le Tōdai-ji, le Yakushi-ji ou le Tō-ji; le festival Hōjō-e, célébré dans les sanctuaires Hachiman, trouve lui-même son origine dans un rituel bouddhique de libération d'animaux vivants, fondé sur l'interdit bouddhique du meurtre.

En 860, une émanation de Hachiman fut transférée depuis Usa et établie comme le sanctuaire Iwashimizu Hachiman-gū, qui devint dès lors le principal foyer du culte de Hachiman dans la capitale. Iwashimizu fut par la suite inclus parmi les "vingt-deux sanctuaires" (nijūnisha) et classé juste après le Grand sanctuaire d'Ise; à la fin du XIe siècle, Hachiman et Ise furent conjointement désignés comme les "deux mausolées impériaux" (nisho sōbyō), consacrant le statut de Hachiman comme kami ancestral impérial. Sur cette base, Hachiman fut également reconnu comme l'ujigami du clan Minamoto (Genji): Minamoto no Yoshiie célébra ainsi sa cérémonie de majorité (genpuku) à Iwashimizu Hachiman-gū et se proclama lui-même "Hachiman Tarō". À l'époque médiévale, le culte de Hachiman s'étendit de simple ujigami du clan Minamoto à celui de divinité tutélaire de l'ensemble de la classe guerrière, de nombreux sanctuaires Hachiman étant alors établis sur des domaines (shōen) à travers tout le pays en tant que tutélaires locaux (chinjugami)[2].

Autres sanctuaires Hachiman

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Notes et références

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  1. 1 2 (en) Sadazumi Motegi, « Shamei Bunpu (Shrine Names and Distributions) », Encyclopedia of Shinto (consulté le ).
  2. (it) Marco Milone, Lo scintoismo, Naples, Guida Editori, 2021 (ISBN 9788868667603), p. 604-605

Annexes

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Articles connexes

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