Céramique Hagi
La Céramique Hagi (萩焼, Hagi-yaki) est un type de poterie japonaise identifiable par ses formes humbles et l'utilisation d'une couverte blanche translucide dont les fines craquelures sont caractéristiques. Ces craquelures sont légèrement perméables au thé, et un long usage confère à son aspect une qualité qui est très appréciée dans ce rapport au temps et à la nature (voir wabi-sabi).
Histoire
modifierIssue de la céramique coréenne de type buncheong, son origine remonte au XVIIe siècle avec l'introduction de potiers coréens amenés au Japon lors des invasions japonaises dans ce pays. Selon une tradition japonaise, un certain daimyo, le seigneur Terumoto Mōri, était passionné par la cérémonie du thé. Il aurait eu des potiers coréens à son service. Mais ayant été vaincu lors d'une bataille en 1600, il aurait été contraint de déplacer son château dans un lieu nommé Hagi. Ensuite, un four ayant été ouvert à Hagi, ce serait l'origine de la production des céramiques Hagi-yaki.
Caractéristiques
modifierLes potiers mélangent différents types locaux d'argile. Le résultat typique est une argile rose-orangée appelée « argile coréenne ».
L'un des caractéristiques les plus typiques de la céramique de Hagi est le Hagi no nanabake (萩の七化け, litt. les sept transformations de Hagi) qui désigne l'évolution progressive de l'apparence des céramiques de Hagi au fil de leur utilisation. Cette caractéristique est liée aux fines craquelures (kannyū) présentes dans la glaçure, résultant de la différence de retrait entre la terre et l'émail lors de la cuisson. Au cours de l'usage, le thé, le saké ou d'autres liquides pénètrent progressivement dans ces microfissures et dans la terre légèrement poreuse, entraînant des modifications graduelles de la coloration de la pièce. Ces changements, particulièrement appréciés dans l'univers de la cérémonie du thé, confèrent à chaque objet une patine et un caractère qui lui sont propres[1],[2].
Onihagi
modifierGalerie
modifier- Flacon à alcool, grès de type ido, période Joseon (Corée), collection privée.
Références
modifier- ↑ « Tasse en terre cuite/ "Ami" Hagi-yaki », sur Jugetsudo, (consulté le )
- ↑ (en) « Hagi-yaki: Enjoying the Subtle Changes That Emerge in Daily Use | MARCH 2026 | HIGHLIGHTING Japan », sur Public Relations Office - Government of Japan (consulté le )
- ↑ (cs) Gustav Weiß, Keramika - umění z hlíny, Grada Publishing a.s., (ISBN 978-80-247-1954-2, lire en ligne)
- ↑ (en) Andre Eckardt, A History of Korean Art, E. Goldston, (lire en ligne)
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) Richard L. Wilson, Inside Japanese Ceramics, New York et Tokyo, Weatherhill, , 2e éd. (ISBN 0-8348-0442-5).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- (en) « Yakimono », sur e-yakimono.net (consulté le ).
- (en) « Collection de céramiques hagi, Freer & Sackler collection », sur freersackler.si.edu (consulté le ).
- (en) « Bol hagi imitant le style ido-coréen », sur freersackler.si.edu (consulté le ).