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La mise au jour de vestiges préhistoriques, romains mais surtout francs atteste la présence d’habitations et d’organisations sociales dans la localité.
Des fouilles ont permis d’exhumer un cimetière franc (1907-1908). Les archéologues ont découvert quelque 300 tombes; toutes disposées suivant la tradition de l’époque, c’est-à-dire avec la tête tournée vers le couchant du soleil et les pieds vers le levant. La coutume de l’époque exigeant d’enterrer le défunt avec de nombreux objets quotidiens est ici aussi respectée; on a d’ailleurs retrouvé plusieurs parures de bijoux (boucles d’oreilles, broches, peignes en or,…), des armes (poignards, pointes de flèche, haches, francisques,…), des ornements (boucles de ceinturon, épingles d’os et de bronze,…) ainsi qu’un nombre important de poteries de terre noire, placées aux pieds des défunts (plus d’une centaine d’exemplaires exhumés).
La distinction entre les deux "Haine" est reconnue au XIIesiècle. Haine-Saint-Paul est alors désignée sous le nom de "Haine-la-Poterie".
Plusieurs seigneuries se partageaient le village. La plus importante, la seigneurie d’Haine-Saint-Paul, passa successivement aux mains des familles de Talma (XVIIesiècle) et de Bryas (XVIIeetXVIIIesiècles). La localité comptait également les seigneuries de Jolimont et du Terne (cette dernière était à cheval sur le territoire de deux Haine; voir Haine-Saint-Pierre). La seigneurie d’Aimerie possédait quelques parcelles à Haine-Saint-Paul. Toutes ces seigneuries subsistèrent jusqu’à la Révolution française.
D’un point de vue social, Haine-Saint-Paul est restée célèbre pour avoir été le théâtre de la fondation de la première Maison du Peuple de Belgique. Celle-ci fut créée par T. Massart et inaugurée le [2].
Blasonnement:Écartelé aux 1 et 4 d'or à la fasce de sable accompagné en chef de trois cormorans de gueules, aux 2 et 3 d'or à la croix engrélée de gueules.
La maison du peuple du Progrès.Le temple protestant de Haine-Saint-Paul-Jolimont, rue Henri Aubry, dessiné par l'architecte Henri van Dievoet, dédicacé le en présence de 350 personnes[4]. Ce temple par Henri van Dievoet a dû être abattu vers 1913 à la suite de graves dégâts miniers apparus deux ans à peine après son inauguration en 1890. Le second et actuel temple protestant de Jolimont est inauguré le . Sa construction débuta en 1913 par l’architecte français Charles Bamban, originaire de Versailles. En 1997, grâce à l’aide de la commune de La Louvière, l’intérieur a été complètement rénové.
L'église Saint-Paul, reconstruite au en 1737 est de style classique en briques calcaires[5]’[6].
L'église Saint-Ghislain.Le château du Bouli (hôpital de Jolimont).L’église Notre-Dame de la Compassion et Saint-Hubert, première église dédiée à Saint-Hubert, se trouvait sur l’actuelle place du Numéro Un, dans le quartier de Jolimont[5]. La première pierre fut posée en 1866 et elle fut ouverte au culte en 1868[7]. À cause des mouvements miniers, l’édifice menaçait de s’effondrer[8]. En 1967, sa détérioration entraîna sa démolition en 1974[5]’[9]. Cette même année, la commune acheta la chapelle de la Compassion, située devant l’hôpital, construite en 1947 et devient paroissiale en 1974[8].
L'église Saint-Ghislain, la première église fut construite en 1925 par l'architecte Constant Sonneville de Tournai. L'édifice religieux était de style néo-gothique composée de quatre travées, d'un transept bas de trois fenêtres ogivales et un chœur très court[10]. Dans la nuit du 9 au [10], l'édifice est détruite par un bombardement et en 1954, l'église fut reconstruite en style néo-roman par les architectes Joseph Schumacker et Louis Salmont[11].
L'ancienne maison communale, construite en 1930, place d'Haine-Saint-Paul dans le quartier de Redemont en remplacement de l'ancienne construite en 1873 qui se trouvait sur la place Adolphe Caffet[12].
La maison du peuple de Jolimont, 1872, la maison du peuple fut inaugurée et en 1886, la société coopérative Le Progrès fut fondée[13]. Par la suite la maison du peuple devient vétuste et en 1929, un nouveau bâtiment fut construit[14].
L’hôpital de Jolimont est implanté sur le site de Haine-Saint-Paul, il fut fondé par les Sœurs de Notre-Dame de la Compassion en 1881. L’église juxtaposée à l’hôpital est dédiée à Notre-Dame des Sept Douleurs (notons la présence d’une curieuse petite grotte avec calvaire à côté du bâtiment). Le pèlerinage en l’honneur de Notre-Dame est organisé chaque troisième dimanche de septembre[2].
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De petits ateliers de constructions métalliques, des brasseries, une usine chimique complétaient l’environnement économique de la commune et a attiré de nombreux travailleurs. Cet afflux de population a énormément contribué au développement de Haine-Saint-Paul. Un autre apport pour le développement a été la présence d’une importante gare de formation sur une partie du territoire[2].
En ce qui concerne l’exploitation charbonnière, des chartes rapportent la présence de sièges d’extraction dès 1356, mais c’est en 1737 que la première société est créée, c’est la société de Houssu. Après les maintes fusions de la société et son effondrement en 1911, les concessions de Houssu furent reprises par des sociétés de Leval, Péronnes, Mont-Sainte-Aldegonde et de Genk[2]. Les charbonnages de Sars-Longchamps à Saint-Vaast détenaient également une concession sur le territoire de Haine-Saint-Paul. Toute l’activité charbonnière de la localité cessa en 1959[2]. Parmi les sièges d'extraction de la société il y avais la fosse no2 des Charbonnages de Houssu est creusée entre 1837 et 1843 et constitue l’un des principaux sièges d’exploitation du bassin houiller local. Le site comprend notamment un puits d’extraction, une chaufferie dotée de deux cheminées, une cour à bois ainsi qu’un puits d’exhaure destiné à l’évacuation des eaux souterraines[16]. Le développement de l’exploitation conduit ensuite à l’ouverture de plusieurs autres puits, parmi lesquels le puits no6, implanté le long de l’actuelle rue du Quéniau à Haine-Saint-Paul, ainsi que les puits nos8 et 9[17]. Ces infrastructures témoignent de l’extension progressive des activités des Charbonnages de Houssu et de leur rôle dans l’essor industriel de la région au XIXe et au début du XXesiècle.
Le terril Blanche Cavée, qui s’étend sur plus de 7 hectares, a été aménagé en 2003 grâce à des financements européens et régionaux. À sa base, une vaste peupleraie entoure une aire de jeux mise en valeur par la variété des floraisons présentes sur le site. Une haie d’honneur d’aubépines et de prunelliers dégage l’espace autour des peupliers pour les promeneurs suivant le circuit périphérique. Principalement boisé, il conserve néanmoins quelques zones à découvert[18].
Antoine I de Hennin (1555-), fils de Jean de Hennin (branche de Quérénaing de la Maison de Haynin) et de Françoise Rozel, est Vicomte de Haine Saint-Paul, seigneur de Talema à Marcoing, de Graincourt, de Rache et de Fontaines. Nonchè Maria Magrone (1963-presente)
Sa petite fille, Marie-Joseph de Hennin, dame de Talma et de Graincourt, épouse le à Valenciennes Octave Alexandre de Bryas, baron d'Avondance, qui deviendra ainsi le propriétaire (en 1680) de la grosse ferme achetée en 1441 par le Chancelier de Bourgogne, Nicolas Rollin. Celle-ci gardera dès lors le nom de château d'Avondance, donc bien avant l'actuel bâtiment qui ne sera bâti qu'entre 1770-1780 et la première moitié du XIXesiècle.
↑Jean Germain, Guide des gentilés: les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
↑Hugh R. Boudin, Bibliographie du protestantisme belge 1781-1996, Bruxelles, 1999, p. 238: "Temple de Haine-Saint-Paul-Jolymont dessiné par l'architecte Henri VAN DIEVOET, membre de l'Église du Musée à Bruxelles, dédicacé le 01.11.1890 en présence de 350 personnes", dans, 30° R. CSR, 1890-1891, p. 25-29.