Halanzy
Halanzy (gaumais : Halazi, luxembourgeois : Hueldang[1]/Hoeldang, Holdingen puis Helsingen en allemand) est un village ainsi qu'une section de la ville belge d'Aubange située dans la province de Luxembourg et plus particulièrement en Lorraine belge
| Halanzy | |||||
L'ancienne maison communale. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
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| Arrondissement | Arlon | ||||
| Commune | Aubange | ||||
| Code postal | 6792 | ||||
| Code INS | 81004C | ||||
| Zone téléphonique | 063 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Halanzinois(e) | ||||
| Population | 4 005 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 200 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 33′ 35″ nord, 5° 44′ 35″ est | ||||
| Superficie | 2 006 ha = 20,06 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Luxembourg
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Elle fait partie de la Gaume, sous-région où la langue vernaculaire traditionnelle est le lorrain roman appelé localement "gaumais". Halanzy se trouve d'ailleurs à la limite linguistique entre la Gaume et le Pays d'Arlon (à l'est) où la langue historique est le luxembourgeois. Cependant, avec la loi sur l'obligation scolaire de 1914, le français monte en puissance comme lingua franca et ces patois régressent, au point d'être menacés d'extinction dans la région à la fin du XXe siècle.
Halanzy était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Elle connut un fort développement économique et démographique entre les XIXe et XXe siècles grâce à sa mine de fer, à laquelle vint s'adjoindre une usine sidérurgique. La crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain mettra un terme à cet âge d'or dans les années 1970, la région rebondira ensuite, dans le sillage du redéploiement économique du Grand Duché de Luxembourg.
Au , la population totale du village est de 2 809 habitants (1 408 hommes et 1 401 femmes)[2].
Toponymie
modifierLa question de l'étymologie du nom Halanzy n'est pas tranchée, faute d'éléments écrits indiscutables. Comme pour beaucoup de localités, il a certainement évolué au cours du temps, et les motivations initiales se sont perdues. Une piste se rapporte au toponyme Hattincourt qui était encore utilisé à la fin du XIXe siècle pour désigner le centre historique du village. Une autre évoque une origine éventuelle dans les mots gaulois Hall (lieu ou se rend la justice) et Ant (vallon). Une légende locale, relayée par l'instituteur Grégoire en 1877, donne au nom moderne une signification liée à une source ferrugineuse qui était réputée dans la région pour ses bienfaits curatifs. Selon celle-ci, Halanzy serait alors issu du gaumais "allans-y" (allons-y)[3]. On peut également s'interroger s'il existe un lien entre la version latine et la version germanique du toponyme, ou si ce dernier peut faire référence à une étymologie spécifique. Dans Holdingen, Hol renverrait alors vers une cavité (qui serait à la source du ruisseau de l'Aubée, évoquée également ci-dessus) alors que le suffixe -ingen (ayant donné -ange dans la version romanisée) fais simplement référence à une maison. Autre piste : Holda est une divinité germanique dont pourrait avoir découlé Holdingen.
Démographie
modifierLe graphique suivant représente l'évolution du nombre d'habitants uniquement dans le village d'Halanzy depuis le premier recensement de la « nouvelle » commune d'Aubange, ayant intégré celle d'Halanzy, soit en 1978[4]:

On remarque sur ce graphique la chute de la population à partir de la fin des années 1970. Elle s'explique par le début de la crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain, qui toucha durement Halanzy et ses environs. En effet l'usine de Musson du fermer ses portes en 1967 suivie par celle d'Athus en 1977. Cela entraina la fuite de bon nombre de travailleurs résidant auparavant dans le village.
Géographie
modifierSituation
modifierLa section de Halanzy est située à l'extrême sud-est de la province et du royaume. Elle se trouve sur la face sud-ouest de la commune d'Aubange.
Le village est limitrophe au sud et au sud-est du département français de Meurthe-et-Moselle.
Localités environnantes
modifier| Willancourt | Rachecourt | Battincourt | ||
| Musson | N | Aix-sur-Cloie | ||
| O Halanzy E | ||||
| S | ||||
| Gorcy (F) | Cosnes-et-Romain (F) | Mont-Saint-Martin (F) |
La section d'Halanzy
modifierEn Belgique, une section est normalement définie par les limites des anciennes communes d'avant la fusion de 1977. À cette date, les quatre (anciennes) communes d'Athus, d'Aubange, d'Halanzy et de Rachecourt créèrent donc la « nouvelle » (et actuelle) commune d'Aubange et leurs anciens territoires en devinrent les actuelles sections.
L'actuelle section d'Halanzy se compose de trois localités:
- Halanzy
- Aix-sur-Cloie
- Battincourt
La section d'Halanzy est la plus grande des quatre sections de la commune d'Aubange pour ce qui est de la superficie et se place numéro 3 pour la population avec 3 879 habitants (au ), derrière Athus (7 646) et Aubange (4 006).
Géologie
modifierLe village se trouve en Lorraine belge, aux confins du Bassin parisien, sur la troisième cuesta de Lorraine (bajocienne). Celle-ci est caractérisée par un front raide au sud, couvert de forêts, et une pente douce au nord, avec les ruisseaux ferrugineux de l'Aubée et de la Batte, ce dernier ayant sa source à Battincourt et se jetant dans la Vire, qui coule au nord d'Halanzy (alors que l'Aubée traverse le village).
Le flanc sud est protégé par une couche de calcaire de Longwy qui fut exploité pour la construction. Sous cette couche se trouve un minerai assez pauvre en fer (environ 30 %) : la minette, extraite abondamment lors des XIXe et XXe siècles au profit de l'activité métallurgique et sidérurgique de la région, aujourd'hui révolue.
Histoire
modifierLes débuts
modifierDes traces d'une villa attestent d'une présence à l'époque romaine au Fayt, sur le versant sud. Par ailleurs, une voie de communication secondaire reliant Vertunum ((Vieux-Virton) au Titelberg) traverse l'entité d'est en ouest, en longeant la cuesta bajocienne et ses forets au sud du village, donc non loin du site de la villa[5]. Il y a aussi des fondations et des restes de foyers qui ont été mis au jour à la rue du fossé ainsi qu'au bas de la rue de l'ermitage. Ces traces tendent à corroborer la tradition qui rapporte qu'un ancien village distinct, comprenant 500 à 600 habitations s'y trouvait[3]
Au IIIe siècle, le village, comme toute la région, est dévasté par une invasion germanique. Les Francs en font de même un peu plus d'un siècle plus tard. Des tombes franques sont découvertes en 1880.
Halanzy est, depuis 1318, affranchi à la Loi de Beaumont. La destruction des archives locales lors de la Révolution française n'en laisse toutefois aucune trace probante[6]
Au Moyen Âge, un seigneur local règne sur le village. Il est le vassal du châtelain de Longwy, qui dépend du duché de Lorraine puis du comté de Bar. Son château (qui était probablement une grosse ferme) se situe à l'emplacement de l'actuel terrain de football[réf. nécessaire].
En 1336, Hugo de Halanzy, instaure une fondation en faveur des pauvres qu'il dédie à Saint-Nicolas (autel qui existe encore en l'église de Halanzy). En 1368, le duc de Bar engage la chatellainerie de Longwy à Venceslas de Luxembourg, roi de Bohême et duc de Luxembourg, en échange de sa remise en liberté. En 1371, l’écuyer Arnould d'Halanzy, fils d'Hugo, suit son suzerain Wenceslas de Luxembourg qui s'engage dans la bataille de Baesweiler. Celui-ci est défait et emprisonné. Arnould ne sera libéré qu'en 1374. Un parchemin mentionne qu'Arnould est prévôt de Longwy de 1397 à 1399. En 1380, Raoul de Sterpigny est mentionné comme collateur de la fondation « familiale » de Saint-Nicolas à Halanzy, ce qui laisse penser qu'Arnould n'a pas eu de fils et que sa fille aînée a épousé Raoul de Sterpigny (famille originaire d'Autelbas). En 1636, la population est victime de la peste et passe de 350 à 220 habitants. Au début du XVIIIe siècle, le château est occupé par le couple Feller - Grevenbroeck[5].
Le (certaines sources évoquent plutôt le [réf. nécessaire]), un grand incendie détruit toute la partie est du village dont 17 grandes fermes et tue un homme. Seules une quinzaine de maisons restent intactes dans la rue de l'église. Les habitants érigent un monument commémoratif en 1763, à l'endroit où le feu s'est arrêté. Il est probable que le château du XIVe siècle ait été détruit à cette occasion[réf. nécessaire]. Dans la nuit du 26 au , un tremblement de terre secoue le village. En 1791, c'est à nouveau un important incendie qui détruit de nombreuses habitations et le château-ferme. L'année suivante, le village échappe au choléra, comme l'atteste la chapelle construite non loin du cimetière.
L'exploitation du fer et la sidérurgie
modifierLa Gaume voit l'émergence d'une proto-industrie sidérurgique (forges) dès le XIIe siècle, notamment à Chatillon. Mais ce n'est qu'en 1733 que l'on trouve trace d'une exploitation du minerai de fer en surface et à faible profondeur (grattage) à Halanzy. Il s'agit alors de paysans qui assurent l'extraction à titre complémentaire. Dans un premier temps, cette exploitation vise à alimenter les forges du sud de la province qui bénéficient des forêts avoisinantes comme combustible pour fondre le minerai et de la proximité des rivières (pour le lavage du minerai et comme force motrice pour le martelage et l'injection d'air dans les hauts fourneaux), mais aucune trace d'une implantation de ce type n'est attestée à Halanzy, probablement faute d'un cours d'eau suffisamment important. A cette époque, les bassins proto-sidérurgiques de l'Ourthe sont en perte de vitesse du fait de la surexploitation des forets pour la production du charbon de bois[7],[8].
L'exploitation minière prend progressivement de l'ampleur, car la minette locale a une bonne teneur en fer et que le gisement semble plus prolifique que nombreux gisements exploités plus au nord (Habay, Saint-Léger...). Surtout, si les maitres de forges préfèrent travailler le minerai de fer fort à la minette phosphoreuse qui donne un métal cassant, arrive un moment où la disponibilité des matières premières leur impose de mélanger différents minerais afin de conserver la qualité souhaitée du métal produit sans devoir trop le travailler. Par ailleurs, jusqu'au XVIIIe siècle, les propriétaires de terres peuvent jouir de tout le sol sous leur champs sans limite de profondeur (on creuse d'ailleurs peu jusque là), ce qui ne sera plus le cas par la suite, avec le passage progressif à un régime de concession d'état, qui coïncide avec l'épuisement des plus petits sites d'extraction, souvent constitués de dépôts de minerai alluvial assez superficiels[9].
Jusqu'au milieu du XIXe siècle, le facteur limitatif au développement de la mine est le coût du transport, mais la raréfaction du minerai pousse les maitres de forges à s'approvisionner de plus en plus loin. Fin du XIXe siècle, le minerai d'Halanzy s'exporte jusqu'à Biourge (Bertrix) à la force des bêtes de somme. Au début du siècle suivant, il parvient même jusqu'à l'Ourthe où il est chargé sur des bateaux vers Liège, mais cela reste anecdotique jusqu'à la révolution industrielle et l'arrivée du chemin de fer, qui réduit drastiquement les coûts de transport et fait exploser la demande. Toutefois, la minette reste composée de deux tiers de "stériles", et il apparait évident qu'en exportant de la fonte plutôt que du minerai, on peut réduire les coûts de transports d'un facteur trois. La force motrice hydraulique est remplacée par la machine à vapeur, le charbon de bois par du charbon de terre (distillé ensuite sous forme de coke afin notamment d'augmenter sa capacité de chauffe et de le débarrasser du souffre qui rend la fonte cassante). Des usines voient donc le jour à proximité des mines, dont celle d'Halanzy, le . La population double en une vingtaine d'années, dépassant les 2 000 âmes au début de la Première Guerre mondiale.
Après la Première Guerre mondiale, en 1921, La société « Sodelux » (Société d'Electricité de la province de Luxembourg) est fondée à l'occasion du remplacement de la génératrice électrique de l'usine par une machine de 4000 chevaux exploitant les gaz des hauts-fourneaux. L'usine électrique est installée dans un bâtiment au bout de la rue du Bois. Elle vise à alimenter les usines d'Halanzy, de Musson et de Gorcy, mais distribue également le courant dans le village[10].
Juste avant la Seconde Guerre mondiale, la fusion avec l'usine de Musson et les soubresauts de la crise de 1930 font que les hauts fourneaux, moins performants, sont éteints et ne seront plus rallumés, alors que d'importants investissements dans les usines sidérurgiques de Longwy, Athus ou Dudelange justifient la poursuite et l'intensification de l'extraction qui sera mécanisée, mais la teneur en fer du minerai, à hauteur de 40 % maximum, est confrontée à l'arrivée de minerais beaucoup plus riches (et dépourvus de phosphore), en provenance du Brésil et de Scandinavie. Comme les outils de transformation de ces minerais sont différents de ceux utilisant la minette, celle-ci voit son utilisation se limiter aux plus anciennes unités de transformation (fonctionnant sur le procédé Thomas).
Par ailleurs, une cimenterie s'installe (face à l'usine par rapport aux voies du chemin de fer), à l'angle des rues du Bois et de la Motte. Construite et exploitée par Hubert Loescher, elle fusionne en 1919 avec une cimenterie de Marchienne. La date de sa fermeture est incertaine[11].
Période moderne
modifierEn 1977, la commune d'Halanzy (qui compte trois sections : Battincourt, Aix-sur-Cloie et Halanzy) est rattachée à celle d'Aubange au cours de la fusion qui s'opère à l'échelle nationale. En 1978, le dernier wagonnet de minerai est extrait du bois haut, à la suite de la fermeture de l'usine d'Athus et à la concurrence du minerai d'importation suédois ou brésilien, beaucoup plus riche en fer et moins couteux à transformer. C'est le début de la crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain. Pour le village comme pour l'industrie transfrontalière débute une lente reconversion qui verra la disparition d'une part importante des nombreux bistrots et commerces qui étaient implantés au centre du village, ainsi que la concentration des exploitations agricoles en grands ensembles mécanisés.
Le , deux trains de marchandise se percutent de manière frontale sur la ligne 165, à hauteur du village, lors d'une circulation à voie unique. L'accident fait deux blessés et engendre une lourde pollution[12].
Au début du XXIe siècle, le principal pourvoyeur d'emploi est le secteur des services (financiers) implanté au Grand-Duché de Luxembourg, dont la frontière n'est distante que d'une dizaine de kilomètres à l'est, joignable directement par la N88.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierL'inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel Wallonie[13] évoque
- L'église Saint-Remy, de style néo-classique datant de 1844[14];
- La chapelle Notre-Dame des Victoires à l'angle des rues du cimetière et de la chapelle érigée en pierre du pays et ardoises en 1866.
- Le monument aux Morts, sa sculpture, situés devant l'ancien « hôtel de ville », ainsi qu el'arbre de la liberté, planté en 1919.
- La croix de justice de 1763 implantée au milieu du carrefour formant l'entrée de la rue du chalet (la partie supérieure de la croix a été resculptée à la fin du XXe siècle après avoir été heurtée par un camion);
- Quelques maisons du XVIIIe siècle rue Saint-Remy, implantées perpendiculairement à la rue;
- Un ensemble de fermes typiques du XIXe siècle ayant conservé leur volumes d'origine. Il faut toutefois noter que leur nombre se réduit inexorablement, la pression immobilière invitant les (nouveaux) propriétaires à transformer granges et étables en logements, avec souvent transformation des anciennes portes de grange et élargissement des petites ouvertures des étables. Quelques unes restent toutefois proches de leur configuration d'origine :
- Au n° 11 de la rue du pont, une ferme bicellulaire sur deux niveaux, avec une étable (transformée en second logement) jouxtant un corps de logis à deux travées, indiquant 1818 sur son linteau.
- Au n° 9 de la rue de la chapelle, une ferme tricellulaire sur deux niveaux et demi avec encadrement de fenêtres en pierre calcaire et linteau de grange en bois.
- Au n° 11 de la rue du cimetière, une ferme quadricellulaire sur deux niveaux et demi également, avec deux étables de part et d'autre de la grange, dont le réaménagement en cabinet médical n'a pas dénaturé la façade.
- Au n° 16 de la rue de la fraternité, une autre ferme quadricellulaire présentant une organisation similaire, indiquant 1813 sur son linteau.
- Au n° 15 de la rue de la Saint-Remy, une ferme tricellulaire sur deux niveaux et demi implantée perpendiculairement, donnant trois façades a front de rue dont un pignon percé d'ouvertures ayant fait office de café (enseigne peinte à même le crépis au dessus de la porte).
Personnalités liées à la commune
modifier- Camille Laurent (Halanzy, 1847 - Charleroi, 1908). Avocat, bâtonnier au barreau de Charleroi, écrivain, auteur d'un glossaire sur le patois de Halanzy (non édité)[3]
Héraldique
modifier
Il est fait mention que le comte Arnould d'Halanzy (XIVe siècle) avait pour blason un écu d'argent à trois roses gueules[15]. Ce blason personnel, tombé dans l'oubli, fut "ressuscité" par le syndicat d'initiative du village à la fin du XXe siècle et attribué au village plutôt qu'à son éphémère comte.

Les collections du Musée archéologique d'Arlon comportent une taque datée de 1709 et présentant des armoiries attribuées aux seigneurs d'Halanzy (et plus spécifiquement à la Dame de Grevenbrouck qui en portait le titre) décrite comme « Coupé, au 1 de gueules à la toison (une brebis) souspendue à un ruban mouvant des deux flancs (un aigle à deux têtes); la toison surmontée d'une étoile; au 2, d'azur au chevron d'argent. » [5].
Vie associative et sport
modifierVie associative
modifierL'histoire du village a — comme la plupart des régions industrialisées à l'aube du XXe siècle — polarisé la vie associative de sa population entre le mouvement catholique d'une part et le mouvement socialiste de l'autre, même si cela fut un peu moins marqué que dans le village voisin de Musson ou le même type d'industrialisation a pris place.
Ainsi, le village compte une école libre (réseau catholique) et une école du réseau officiel (ancienne « école de l'état », reprise par la Communauté française lors de la création de cette institution).
On comptait également deux harmonies (sociétés de musique) : l'une, l’Harmonie Royale Saint-Remy (fondée en 1926), apparentée catholique et l'autre, l’Harmonie Royale La Fraternité (fondée en 1877), d'affinité socialiste. En 1999, elles fusionnèrent pour constituer Les Harmonies d'Halanzy qui, en 2010, se classe en division d’honneur au concours de la Fédération musicale du Luxembourg belge et est reconnue comme groupe producteur des Tournées Art et Vie du Ministère de la Communauté française[16].
Le pilier catholique structure également divers aspects de la vie locale avec des mouvements de jeunesse (l'unité scoute Mixte Guy de Larigaudie[17] (anciennement pour les garçons, devenue mixte) et le Patro Sainte Geneviève pour les filles), les ateliers de réflexion et d'éducation permanente du mouvement vie féminine, le cercle Saint-Rémy et son cinéma (qui fermera début des années 1980) et est toujours épisodiquement utilisé comme salle de fêtes et de culture.
Les associations sportives, notamment le club de football du Royal Cercle Sportif d'Halanzy et le syndicat d'initiative « Amifer » (baptisé ainsi en hommage aux travailleurs de l'usine et aux mineurs de la localité), situé dans la gare de Halanzy et accessible tous les mardis et vendredis soir, n'ont plus cette coloration philosophique.
L'ancienne maison communale héberge une antenne de l'académie de musique d'Arlon ainsi que l'Atelier gaumais, un centre d'expression et de créativité organisant diverses activités artistiques.
Notons aussi les amis du rail d'Halanzy (ARH asbl), qui est un groupement apolitique défendant le rail belge dans l'ensemble de la province de Luxembourg.
Le marché hebdomadaire se déroule sur la Grand-place du village le samedi matin[18].
L'association Mistral Marathon, collecte des fonds pour la réalisation de rêves d’enfants malades, en province de Luxembourg, active depuis 2011, (organisation d'un marathon dans les rues du village et le long de la batte).
Halanzygaiement, organisation de bénévoles Halanzynois sur la grand place depuis 2002, avec le traditionnel feu d'artifice de la fête nationale.
Sports
modifierHalanzy compte plusieurs clubs sportifs, parmi lesquels :
- le Tennis Club d'Halanzy ;
- le Royal Cercle Sportif d'Halanzy (football).
Économie
modifierLe village se développe initialement dans un contexte agricole, depuis la villa romaine du Fayt jusqu'au moyen-age.
L'industrie minière puis sidérurgique s'implante dans la seconde moitié du XIXe siècle et assurera le développement économique et démographique du village durant un siècle.
Après l'effondrement de la sidérurgie lorraine, l'économie de la région se tertiarise, mais c'est principalement le Grand-Duché de Luxembourg qui devient le moteur économique de la région. Le village n'est pas équipé d'une zone de développement industriel ou artisanal, la priorité étant donnée à l'implantation sur les plus grandes friches en reconversion (Athus, Longwy...). La fermeture de la mine va de pair avec une réduction marquée de l'offre commerciale dans le village, d'autant plus que des hypermarchés s'installent dans la région (à Messancy puis à Luxembourg / Bertrange et à Longwy).
Transports
modifierRoute
modifierLe village est traversé d'ouest en est par la route nationale 88 qui le relie à Florenville et Athus.
Rail
modifierSa gare ferroviaire se situe sur la ligne 165 dite aussi « Athus - Meuse ». De celle-ci il est possible de rejoindre la ville de Luxembourg (via Athus) ainsi que Namur ou Bruxelles (via Libramont ou Arlon). Le bâtiment a été acquis en 2005 et rénové par l'administration communale qui en a fait une maison des associations (voir plus haut)[19].
Galerie de photographies
modifier- Une des locomotives qui servait à tracter les wagonnets dans la mine, aujourd'hui exposée sur la Grand place.
- Le monument aux Morts.
- La villa jouxtant la mairie, ancienne demeure du chef de l'usine d'Halanzy.
Notes et références
modifier- ↑ Zesummegestallt vum Henri Leyder-Lëtzebuerger Marienkalender 1997-iwwerschaft 3/2011.
- ↑ Recensement officiel annuel de la commune d'Aubange, service population, au 31 décembre 2012
- 1 2 3 Emile Tandel, Les communes luxembourgeoises : l’arrondissement de Virton. Tome II., Arlon, Institut Archéologique du Luxembourg, , 541 p. (lire en ligne), p. 463-464
- ↑ Source : registres de la population de la commune d'Aubange consultés en avril 2013.
- 1 2 3 Jules Vannérus, Annales de l'Institut archéologique du Luxembourg - Tome XLIII : Les établissements romains dans la région d'Arlon (article), t. 43, Arlon, Imprimerie & lithographie F. Bruck, (lire en ligne), « 6. D'Arlon à Vertunum », p. 125
- ↑ Godefroid Kurth, La loi de Beaumont en Belgique : étude sur le renouvellement annuel des justices locales, Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-arts de Belgique. Classe des Lettres et des Sciences Morales et Politiques. Mémoires. Collection in-4°, 1881, vol. XXXI, p. 769-790
- ↑ « Petite histoire sur le développement des forges », sur Le blog de Parfonry
- ↑ Geoffrey Houbrechts et François Petit, « Evolution des techniques sidérurgiques pré-industrielles et aperçu des critères de localisation de la métallurgie en Terre de Durbuy », Terre de Durbuy, bulletin du cercle historique de Durbuy, no 89, , p. 3-29 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « L’exploitation du minerai de fer de surface dans la région de Messancy – Clémency – Athus », sur Cercle d'Histoire du pays de Messancy
- ↑ « Société d'Electricité de la Province de Luxembourg », sur industrie.lu
- ↑ « Cimenterie de Halanzy », sur industrie.lu
- ↑ Catherine Dethine, « Dégâts matériels importants dans une collision ferroviaire. Catastrophe évitée à Halanzy », sur Le Soir, , p. 22.
- ↑ Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel Wallonie : Fiche 81004-INV-0080-01 : Halanzy (G1) (lire en ligne), p. 245
- ↑ « Aubange », sur le Site des Combles et Clochers.
- ↑ (lu) « Halanzy (rue de) », Ons Stad, revue culturelle de la ville de Luxembourg, no 13, , p. 31 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Histoire des Harmonies d'Halanzy », sur Site internet des Harmonies d'Halanzy.
- ↑ « Unité Scoute Halanzy », sur scouthalanzy.be (consulté le )
- ↑ « Marché d'Halanzy », sur Site internet des marchés de belgique.
- ↑ L'avenir.net Aubange - Un million d'euros de subsides