Martin-chasseur du Sénégal
Halcyon senegalensis
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Coraciiformes |
| Famille | Alcedinidae |
| Genre | Halcyon |
- Alcedo senegalensis Linnaeus, 1766 (Protonyme)
Le Martin-chasseur du Sénégal (Halcyon senegalensis) est une espèce d'oiseaux de la famille des Alcedinidae, native d'Afrique subsaharienne.
Dans son Histoire naturelle, le naturaliste français Georges-Louis Leclerc Buffon prête à cette espèce le nom vernaculaire de baboucard, mot dérivé du nom de l'oiseau en langue wolofe[1], bien que cette appellation ne soit plus courante en français.
Description
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C'est un Martin-chasseur de taille moyenne, de 20 à 23 cm de long. Les adultes ont le dos, les plumes principales des ailes et la queue d'un bleu clair mais vif. Le sommet du crâne et la nuque sont gris-bleu. La face, la gorge et le ventre sont blancs. Cet oiseau présente une bande noire sur l'œil qui s'étend du bec jusqu'en arrière de l'œil, parfois même au-delà de la tempe. Les plumes scapulaires sont noires. Le bec est bicolore : la mandibule supérieure est rouge, l'inférieure est noire. Les pattes sont gris-brun, de même que l'iris. Les plumes primaires et secondaires du dessous des ailes sont noires à l'extrémité, mais le dessous de l'aile est blanc en grande partie.
Certains individus peuvent avoir une tête plus grise, ce qui peut provoquer des confusions avec le Martin-chasseur des mangroves (Halcyon senegaloides).
Les juvéniles sont plus ternes et ont le bec marron. Les oisillons sont gris plus ou moins tachetés de brun.
Il n'y a pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce.
Habitat
modifierRépartition et sous-espèces
modifierSelon la classification de référence du Congrès ornithologique international (15.1, 2025)[3] il se répartit en trois sous-espèces (ordre phylogénique) :
- Halcyon senegalensis fuscopileus Reichenow, 1906 — du Sierra Leone au sud du Nigeria, l'île de Bioko (Fernando Póo) et le bassin du Congo ;
- Halcyon senegalensis senegalensis (Linné, 1766) — de la Sénégambie à l'est l'Éthiopie et l'ouest du Kenya, le nord-ouest de la Tanzanie ;
- Halcyon senegalensis cyanoleuca (Vieillot, 1818) — du nord-ouest de la Tanzanie à l'Angola, le Botswana et le nord-est de l'Afrique du Sud.
- H. s. fuscopileus
- H. s. senegalensis
- H. s. cyanoleuca
Comportement
modifierComportement social
modifierCette espèce est très territoriale. Elle attaque tout intrus, ce qui peut parfois inclure les humains.
Vol
modifierLe vol du Martin-chasseur du Sénégal est rapide et en ligne droite.
Alimentation
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Le Martin-chasseur du Sénégal chasse depuis un perchoir dégagé (par exemple depuis une branche morte).
Ses proies sont principalement des insectes, mais aussi d'autres arthropodes, des serpents et lézards, des poissons, de petits rongeurs, des grenouilles, voire de jeunes oisillons.
Reproduction
modifierLe Martin-chasseur du Sénégal réalise une parade nuptiale au cours de laquelle il étend ses ailes pour montrer les parties blanches de leur face inférieure [4]. Le nid est bâti à l'intérieur d'un arbre, dans un trou creusé par une autre espèce (un pic ou un barbican ou un barbion en général), ou dans la berge d'une rivière. La ponte est constituée en moyenne de trois œufs, qui sont ronds et blancs.
Migration
modifierCe Martin-chasseur vit essentiellement dans une bande située à 8° de l'équateur, mais les populations les plus excentrées vers le sud ou le nord réalisent une migration vers la zone équatoriale pendant la saison sèche. La migration s'effectue alors de nuit, en solitaire ou en petits groupes aux membres dispersés[5].
Le Martin-chasseur du Sénégal et l'homme
modifierStatut et préservation
modifierPhilatélie
modifierPlusieurs pays ont émis des timbres à l'effigie de cet oiseau (voir quelques exemples sur cette page) : le Bénin en 1982, le Botswana en 1997 et 2007, le Burkina Faso en 1994, le Gabon en 1971, la Gambie en 1990, la Guinée en 2001, le Mozambique en 1987, la Namibie en 1998, le Niger en 1968 et 1971, le Rwanda en 1967, la Sierra Leone en 1999, L'Afrique du Sud en 2000 et 2002, et l'Ouganda en 1995.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) C. Hilary Fry, Kathie Fry et Alan Harris, Kingfishers, Bee-eaters and Rollers, Helm, , 320 p. (ISBN 0-7136-8028-8).
- (en) P. F. Woodall, « Family Alcenidae (Kingfishers) », dans Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World, vol. 6 : Mousebirds to Hornbills, Barcelone, Lynx edicions, , 589 p. (ISBN 978-84-87334-30-6, lire en ligne
), p. 211-212 & planche 13 p. 208.
Liens externes
modifier- Oiseaux.net : Halcyon senegalensis (+ répartition) (consulté le )
- (en) Animal Diversity Web : Halcyon senegalensis
- (fr + en) Avibase : Halcyon senegalensis (Linnaeus, C 1766) (+ répartition) (consulté le )
- (en) Congrès ornithologique international : Halcyon senegalensis (Linnaeus, 1766) dans l'ordre Coraciiformes (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Halcyon senegalensis (Linnaeus, 1766) (consulté le )
- (en) NCBI : Halcyon senegalensis (taxons inclus) (consulté le )
- (en) UICN : espèce Halcyon senegalensis (consulté le )
- (en) Zoonomen Nomenclature Resource (Alan P. Peterson) : Halcyon senegalensis dans Coraciiformes (consulté le )
- (fr) eBird : Halcyon senegalensis
Photos et vidéos
modifierRéférences
modifier- ↑ Buffon, Georges-Louis Leclerc, comte de (1884-1886) Œuvres complètes. Tome 7, Pilon (éd.), Paris, p. 509
- ↑ Oiseaux.net, consulté le .
- ↑ Congrès ornithologique international, 15.1, 2025.
- ↑ « Woodland Kingfisher - Halcyon senegalensis ».
- 1 2 Handbook of the Birds of the World, vol. 6, 2001
- ↑ UICN, consulté le .