Hameau Boileau
Le hameau Boileau est, comme la villa Montmorency, une villa du 16e arrondissement de Paris.
16e arrt Hameau Boileau
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Entrée du hameau Boileau. | |||
| Situation | |||
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| Arrondissement | 16e | ||
| Quartier | Auteuil | ||
| Début | 38, rue Boileau | ||
| Historique | |||
| Création | 1838 | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 1067 | ||
| DGI | 1057 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 16e arrondissement de Paris
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Situation et accès
modifierL'entrée de ce quartier privé se situe au 38, rue Boileau. Il est composé de cinq voies : l'avenue Molière, l'avenue Despréaux, l'impasse Racine, l'impasse Corneille et l'impasse Voltaire[1], et compte 60 numéros[2].
- Avenue Despréaux.
- Impasse Corneille.
- Avenue Molière.
Le hameau Boileau est desservi à proximité par les lignes 9 et 10 à la station Michel-Ange - Molitor.
Origine du nom
modifierIl porte ce nom en raison de sa proximité avec la rue éponyme, du nom de l'écrivain Nicolas Boileau, qui y possède une maison, où il reçoit notamment Molière et Racine[3].
Historique
modifierCréé en 1838 dans ce qui est à l'époque une banlieue de Paris, le hameau Boileau est à sa création la propriété de l'imprimeur Rose-Joseph Lemercier et est dessiné par l'architecte Théodore Charpentier[4],[1]. À l'origine, le projet « consiste à vendre les terrains décomposés en plusieurs lots pour y construire des maisons de campagne »[5]. Peu à peu, ces parcelles sont à leur tour divisées pour décupler le nombre de logements à vendre.
Rose-Joseph Lemercier abandonne le lotissement une fois construit et son sort est laissé aux mains de l'assemblée des propriétaires, qui publie en 1849 un document exhaustif sur le hameau. Ce document fait l'état des lieux des transformation qu'il a subi pour accroître son attractivité, « sans doute pour prévenir [...] tout abus dans les constructions à venir »[6],[5].
Le hameau Boileau est classé comme site par décret du , alors qu'il fait face à des menaces de démolition de la part de promoteurs immobiliers. Il subsiste cinq maisons de la première moitié du XIXe siècle avec leur jardin[7].
D'aspect bucolique, loti de maisons rappelant l'ancien village d'Auteuil, il tranche avec les rues généralement bordées d'immeubles de la capitale[3].
Conception et architecture
modifierPhilippe Gresset[5] remarque que les plans préliminaires du hameau subissent une modification entre 1838 et 1839. En milieu d'année 1838,
« le tracé du Hameau [...] représente une boucle en forme d'anse construite à partir de la rue Boileau, anse formée par la fronce répétée des deux avenues qui, débouchant sur cette rue de faubourg, en capte le mouvement circulatoire". À l'intersection avec la troisième avenue génératrice du lotissement, parallèle à la rue Boileau, se trouvent les deux squares circulaires ».
En , le tracé change et enclave le lotissement, l'isolant des grandes voies de circulation. Cette modification rapproche le hameau du style pittoresque, inspiré de l'Angleterre rurale. Elle permet aussi une plus grande séparation du privé (le logement) et du public (la voirie)[5].
De nouvelles modifications des rues sont décidées en 1843, 1846 et 1849 pour améliorer l'accès aux logements et accroître leur rentabilité. Selon Philippe Gresset, « une complexité quasi-autarcique a été atteinte »[5].
Dès 1860, au moment de l'intégration d'Auteuil à la ville de Paris, le parc qui entoure le hameau est fortement diminué[5].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
modifierOnt habité dans le hameau Boileau :
- le prince Pierre-Napoléon Bonaparte (1815-1881)[1] ;
- le sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875)[1] ;
- le sculpteur Georges Muguet (1903-1988) ;
- l'explorateur Gabriel Bonvalot (1853-1933)[1] ;
- Monsieur et madame Griffon, propriétaires du restaurant Griffon ;
- no 14 bis : l'artiste peintre Amédée Julien Marcel-Clément y est né le ;
- no 21 : le sculpteur Paul Moreau-Vauthier (1871-1936)[1] ;
- no 24 : un manoir néogothique-normand avec tourelle et colombages réalisé par l'architecte Jean-Charles Danjoy[8] est le lieu de tournage du film Hibernatus avec Louis de Funès en 1969[9],[10].
- Pensionnat israélite Kahn, dont l'épouse de Paul Gavarni fut sous-directrice. La comédienne Sarah Bernhardt (1844-1923) y aurait étudié[1] ;
- Bâtiment de l'ambassade d'Algérie. Il s'agit de l'École internationale algérienne Malek-Bennabi, dont l'entrée se trouve 40 rue Boileau.
- À l'entrée du hameau se trouve un bas-relief sur un médaillon sculpté. Autour de deux personnages représentés de profil figurent les inscriptions « Hubert Robert » et « Boileau-Despréaux ».
- Premier bâtiment après l'entrée.
- Détail du bas-relief près de l'entrée.
- Bâtiment de l'ambassade d'Algérie vu de derrière.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, t. 1 (« A-K »), « Hameau Boileau », p. 205.
- ↑ Fanny Guénon des Mesnards, « À l’intérieur du hameau Boileau, un quartier secret et (très) privé à Paris », AD Magazine, 1er juin 2024.
- 1 2 « La petite histoire du hameau Boileau », sur pariszigzag.fr (consulté le ).
- ↑ Xavier Malverti, Banlieues, Éditions Parenthèses, coll. « Les Cahiers de la recherche architecturale » (no 38-39), , 215 p. (ISBN 2863648381 et 9782863648384, lire en ligne), p. 21-24.
- 1 2 3 4 5 6 Philippe Gresset, « Les banlieues doivent-elles disparaître ? : pittoresque et lotissements-parcs », Les Cahiers de la recherche architecturale, nos 38-39, , p.15-26 (ISSN 0150-9535)
- ↑ « Le travail de description des formations urbaines, objets et processus : le cas du Hameau Boileau », Cahiers du Réseau architecture / anthropologie, no 1, (ISSN 1270-0215)
- ↑ « ATLAS DÉPARTEMENTAL des sites classés de Paris - 75 » [PDF], sur drieat.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le ), p. 11-12
- ↑ Rodolphe Trouilleux, Paris secret et insolite, Parigramme, 1996 (ISBN 978-2840962694).
- ↑ Marc Guillon, « La maison », sur hibernatushouse.jimdofree.com, (consulté le ).
- ↑ « Quid d'Hibernatus ? », Cinéma au Vésinet, sur histoire-vesinet.org, Société d'Histoire du Vésinet, 2019-2020 (consulté le ).