Harriet Morison

couturière, syndicaliste, suffragette et fonctionnaire néo-zélandaise

Harriet Russell Morison (1862 – ) est une couturière, syndicaliste, suffragette et fonctionnaire néo-zélandaise.

Elle est la première vice-présidente du syndicat des couturières de Dunedin puis elle renforce les sections de Wellington et Auckland. Elle mène un mouvement féminin contre la candidature d'Henry Fish (en), opposé au suffrage des femmes. Elle participe à la création d'unions féminines.

Au titre de fonctionnaire, elle est visiteuse d'un asile d'aliénés, puis devient la première inspectrice d'usine pour le ministère du travail. Elle est aussi l'une des premières femmes prédicatrices en Nouvelle-Zélande.

Biographie

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Jeunesse

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Morison naît en 1862 à Magherafelt, comté de Londonderry, en Irlande. Elle arrive en Nouvelle-Zélande avec ses parents en 1867[1] ou 1874 [2] pour s'installer à Dunedin. Son père, James Morison, son père est maître tailleur[1] et elle devient tailleuse de vêtements.

Syndicaliste

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Pendant la crise économique des années 1880, les salaires dans les métiers de la confection et de la couture sont très bas et les conditions de travail mauvaises malgré l’adoption de la loi de 1873 sur l’emploi des femmes (Employment of Females Act 1873). La presse nationale s'intéresse à leurs conditions de travail[3]. Une commission d'enquête est créée pour examiner les conditions de travail dans le secteur de la confection[3]. Un groupe de syndicalistes et d'hommes influents créent un comité pour négocier avec les employeurs des couturières.

Suite au refus des employeurs de coopérer, le comité réunit en assemblée décide de créer le syndicat des couturières de Dunedin. Ce premier syndicat d'ouvrières de Nouvelle-Zélande tient sa réunion inaugurale au Dunedin Choral Hall le . Morison y participe et en devient la première vice-présidente[2]. Elle « a consacré toute son énergie » à l'organisation du syndicat et elle prend la direction du secrétariat général en 1890, poste qu'elle occupe jusqu'en 1896. Sous son impulsion, le syndicat obtient une augmentation des salaires et la mise en place de normes pour les couturières[2].

En février 1891, elle se rend à Wellington pour renforcer la section syndicale locale, et plus tard dans l'année, elle mène une mission similaire à Auckland. En 1892, elle passe plusieurs mois à Auckland pour restructurer la branche locale, qui était au bord de l'effondrement. Elle joue un rôle déterminant dans la négociation par le syndicat d'un salaire hebdomadaire minimum de 7 shillings et 6 pence pour les ouvriers du vêtement[4],[5].

En 1896, Morison est démise de ses fonctions de secrétaire syndicale dont une partie des activités consistait à collecter des fonds pour le syndicat. Malheureusement, deux pique-niques qu'elle organise en 1895 sont un échec à cause du mauvais temps[2]. Et concernant un carnaval en 1896, elle n'a pas tenu de comptabilité appropriée. Le comité exécutif du syndicat déclare qu'elle a mal géré ces événements ou peut-être détourné des fonds, bien qu'il n'y ait eu aucune preuve à l'appui et qu'il puisse s'agir d'un exemple de lutte interne[1],[2].

Suffragiste

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Morison milite pour le suffrage des femmes, qu'elle considère comme en accord avec les principes d'égalité chrétiens[2]. Elle organise des cours de secourisme pour les femmes et elle est membre fondatrice de l'Union chrétienne des femmes pour la tempérance. En 1892, elle mène un mouvement de femmes contre la candidature d'Henry Fish à la mairie de Dunedin. Fish est un porte-parole parlementaire de l'industrie des spiritueux et s'oppose au suffrage féminin. Avec son amie Helen Nicol (en)[6], elle fonde la Ligue pour la franchise de Dunedin, qui est indépendante du mouvement de tempérance. Une fois le droit de vote des femmes obtenu en 1893, la Ligue poursuit ses activités comme organisation caritative pour les femmes[1].

Fonctionnaire

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Pendant 14 ans, Morison est visiteuse officielle de l'asile d'aliénés de Seacliff (en), près de Dunedin. The New Zealand Herald la décrit dans sa nécrologie comme ayant « un vif intérêt personnel pour le bien-être des personnes atteintes de troubles mentaux »[5]. Elle est active au sein de l'Église chrétienne biblique (en), en tant que prédicatrice laïque (l'une des premières femmes prédicatrices en Nouvelle-Zélande)[7] et en tant que présidente du comité de l'Église unitarienne[8].

En 1906, elle devient inspectrice d'usine pour le ministère du Travail de l'Île du Sud[9] – la première femme inspectrice du pays[5] – et deux ans plus tard, elle déménage à Auckland pour diriger une nouvelle branche féminine du ministère, le Women's Employment Bureau[8]. Elle prend sa retraite en 1921 lorsqu'elle est licenciée, et après une période de santé déclinante, elle meurt à son domicile de New Lynn [2],[5].

Tout au long de sa vie, elle s'est consacrée à son travail et à ses campagnes. De 1893 jusqu'à sa mort en 1925, elle a vécu avec son amie Lilly Wild[10].

Héritage

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Photographie couleur d'une fresque en bronze représentant le buste de 6 femmes
Mémorial national Kate Sheppard : Morison est la personne à droite, portant un chapeau

Morison est l'une des six personnalités honorées au Mémorial national Kate Sheppard à Christchurch, inauguré en 1993 à l'occasion du 100e anniversaire du suffrage en Nouvelle-Zélande[11].

Le court métrage, Harriet Morison, Fighting for Fairness, réalisé par Caitlin Lynch est diffusé au Parlement le [12],[13].

Articles connexes

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Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Harriet Morison » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 (en) Christine Dann, The Book of New Zealand Women – Ko Kui Ma Te Kaupapa, B. Williams Books, , 457–459 p. (ISBN 0-908912-04-8), « Harriet Morison »
  2. 1 2 3 4 5 6 7 (en) Melanie Nolan et Penelope Harper, « Morison, Harriet Russell », sur teara.govt.nz - Dictionary of New Zealand Biography, (consulté le )
  3. 1 2 (en) « Sweating system | Economic history », sur teara.govt.nz (consulté le )
  4. (en) John Thomas Paul, Our Majority : Some Dark Shadows and Highlights of Industrial History, , 27, 29–30, 34–35
  5. 1 2 3 4 « Mrs H R Morison's Death – Pioneer Labour Champion – Early Struggles Recalled », The New Zealand Herald, , p. 12
  6. (en) « Women’s movement », sur teara.govt.nz (consulté le )
  7. (en) Patricia Ann Grimshaw, « Morison, Harriet Russell », dans An Encyclopaedia of New Zealand, vol. 2, , 584–5 p. (lire en ligne)
  8. 1 2 (en) « Morison, Harriet (1862–1925) », sur www.encyclopedia.com (consulté le )
  9. (en) Nancy Swarbrick, « Harriet Morison », sur nzhistory.govt.nz (consulté le )
  10. (en) Rin Smeaton, « Lilly Wild », New Zealand Ministry for Culture and Heritage (consulté le )
  11. (en) « Kate Sheppard National Memorial to Women's Suffrage », sur www.heritage.org.nz (consulté le )
  12. (en) Caitlin Lynch, « Harriet Morison, Fighting for Fairness — short film », sur natlib.govt.nz, (consulté le )
  13. (en-NZ) « Harriet Morrison founder of NZ's first trade union for women », sur RNZ, (consulté le )

Liens externes

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