Hassen Guellaty
Hassen Guellaty, né en [1] à Ksar El Boukhari en Algérie et mort le , est un avocat, homme politique et journaliste tunisien.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalités |
beylicat de Tunis (jusqu'au ) française (jusqu'au ) tunisienne |
| Activités |
Biographie
modifierJeunesse et études
modifierSon père, interprète judiciaire en Algérie, est nommé à Sousse puis à Tunis où il débarque en 1882 ; Hassen est alors âgé de deux ans. Il effectue des études modernes au lycée Saint-Louis, qui devient plus tard le lycée Carnot de Tunis, et apprend l'arabe littéraire avec un professeur de l'Université Zitouna. Il obtient son baccalauréat en 1898 et devient l'un des premiers Tunisiens à suivre des études à l'étranger, plus précisément à Toulouse, où il est diplômé en droit[2].
Militantisme politique
modifierDe retour à Tunis, il installe son propre cabinet d'avocat sur la rue de la Commission. Cette adresse est plus tard celle du Cercle tunisien, fondé en 1908, et, pendant un temps, du journal Le Tunisien à la fondation duquel il participe. Il fait partie du mouvement des Jeunes Tunisiens, inspiré par ses aînés parmi lesquels Béchir Sfar dont il épouse la fille[3].
En 1911, il participe à l'affaire du Djellaz et, en 1912, au boycott des tramways tunisois, actions qui entraînent son arrestation et son exil temporaire, dans sa ville de naissance en Algérie, le .
Hassen Guellaty participe à la création, en 1920, du parti du Destour[4] dont il préside la commission des affaires économiques. Il est aussi l'un des auteurs de La Tunisie martyre. Il fait par ailleurs partie de la première délégation destourienne à Paris, le , et conduit sa seconde délégation. À la suite de l'échec de ces deux délégations, il fonde le Parti réformiste destourien et édite le journal Al Burhan.
Activités culturelles
modifierEn dehors de son activité politique, Hassen Guellaty est présent sur la scène culturelle en présidant l'association de la Khaldounia, qui complète l'enseignement de la Zitouna, ou la compagnie théâtrale Al Adāb (1911)[5]. Il participe aussi, sous son nom ou sous le pseudonyme de Nassah, à différents journaux, comme An-Nahdha.
Publications
modifier- La justice tunisienne, Tunis, Société anonyme de l'Imprimerie rapide, (lire en ligne).
Références
modifier- ↑ « Hassan Guellaty (1880-1966) », sur Data.bnf.fr (consulté le ).
- ↑ (en) Chris Rominger, « “Moderates,” “Radicals,” and Foreclosing the Transnational Left in Tunisia, 1911–1925 », dans Françoise Blum, Héloïse Kiriakou, Martin Mourre, Maria-Benedita Basto, Pierre Guidi, Céline Pauthier, Ophélie Rillon, Alexis Roy et Elena Vezzadini (dir.), Socialismes en Afrique, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, (ISBN 978-2735126989, lire en ligne), p. 571-591.
- ↑ « Une méritocratie limitée sous les protectorats », dans Pierre Vermeren, La formation des élites marocaines et tunisiennes : des nationalistes aux islamistes 1920-2000, Tunis, Institut de recherche sur le Maghreb contemporain, (ISBN 978-2707138408, lire en ligne), p. 183-217.
- ↑ (en) Kenneth J. Perkins, A History of Modern Tunisia, Cambridge, Cambridge University Press, , 249 p. (ISBN 978-0-521-00972-0, lire en ligne), xii.
- ↑ Noureddine Dougui, « Les creusets du nationalisme tunisien dans l'entre-deux-guerres », dans Elyès Jouini (dir.), La Tunisie du makhzen à l'État national : à la lumière de l'itinéraire de Mohamed-Salah Mzali, Tunis, Institut de recherche sur le Maghreb contemporain, (ISBN 978-9938798807, lire en ligne), p. 95-104.
Bibliographie
modifier- (en) Mary Dewhurst Lewis, « Over Our Dead Bodies: Martyrdom and Sovereignty in the 1930s Maghrib », dans Divided Rule: Sovereignty and Empire in French Tunisia, 1881-1938, Berkeley, University of California Press, (ISBN 978-0520279155, DOI 10.1525/california/9780520279155.003.0006), p. 131-164.
- (en) Kenneth J. Perkins, Historical Dictionary of Tunisia, Lanham, Rowman & Littlefield, , 436 p. (ISBN 978-1-4422-7318-4, lire en ligne), p. 113.
