Haunani-Kay Trask

écrivaine américaine

Haunani-Kay Trask ( - ) était une militante hawaïenne, éducatrice, auteure, poétesse et leader du mouvement souverainiste hawaïen. Elle était professeure émérite à l'Université d'Hawaï à Mānoa, où elle a fondé et dirigé le Kamakakūokalani Center for Hawaiian Studies. Auteure publiée, Trask a écrit des livres et des articles scientifiques, ainsi que de la poésie. Elle a également produit des documentaires et des CD. Trask a reçu des prix et des reconnaissances pour ses études et son activisme, tant de son vivant qu'à titre posthume.

Haunani-Kay Trask
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
HonoluluVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Mililani Trask (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Angela Y. Davis Prize (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Jeunesse et éducation

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Trask est née de Haunani et Bernard Trask[1],[2]. Elle est née à San Francisco, en Californie[3] et a grandi du côté de KoʻOlau de l'île d'OʻAhu à Hawai[4].

Haunani-Kay Trask est diplômée des écoles Kamehameha en 1967[5]. Elle a fréquenté l'Université de Chicago, mais a été transférée à l'Université du Wisconsin-Madison[6] pour obtenir sa licence en 1972, sa maîtrise en 1975 puis son doctorat en sciences politiques en 1981[7]. Sa thèse a été publiée dans un livre, Eros and Power: The Promise of Feminist Theory, par l'University of Pennsylvania Press en 1986[5],[8].

Carrière

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Haunani-Kay Trask a fondé le Centre Kamakakūokalani d'études hawaïennes à l'Université d'Hawaï à Mānoa[9],[10]. Le centre est né de l'évolution du programme d'études américaines de l'université après que Trask ait « accusé le département de discrimination raciale et sexuelle», protestant contre le manque de diversité raciale, idéologique et de genre du programme d'études américaines[11]. Elle a été directrice du centre pendant près de dix ans et a été l'un des premiers membres titulaires du corps enseignant de cette faculté[10]. Haunani-Kay Trask a aidé à sécuriser la construction du Centre Gladys Brandt Kamakakūokalani d'études hawaïennes, le centre permanent d'études hawaïennes de l'Université d'Hawaï à Mānoa[10]. En 2010, Trask s'est retirée de son poste de directrice mais a continué à enseigner les mouvements politiques autochtones à Hawaii et dans le Pacifique, la littérature et la politique des femmes insulaires du Pacifique, l'histoire et la politique hawaïennes, et l'histoire et la politique du tiers monde et des autochtones en tant que membre émérite du corps professoral[12].

Haunani-Kay Trask a été membre de l'Institut international des droits de l'homme en 1984, chercheuse associée au Conseil américain des sociétés savantes en 1984, boursière Rockefeller àl'Université du Colorado de 1993 à 1994, « auteure en résidence du National Endowment for the Arts » à l'Institute of American Indian Arts en 1996, membre du Centre de recherche du Bassin-Pacifique de l'Université Harvard de 1998 à 1999, et chercheuse invitée à William Evans en études maories à l'Université d'Otago.

Haunani-Kay Trask a représenté les autochtones hawaïens au Groupe de travail des Nations unies sur les peuples autochtones à Genève[10]. En 2001, elle s'est rendue en Afrique du Sud pour participer à la Conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée[10].

Prix et reconnaissances

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En 1991, Haunani-Kay Trask a été nommée «Insulaire de l'année» par le magazine Honolulu et l'une des dix femmes de l'année du Pacifique par le magazine Pacific Islands Monthly. En 1994, elle a reçu le prix Gustavus Myers pour son livre de 1993, From a Native Daughter[réf. nécessaire]. En , le Hawaiʻi Magazine a reconnu Trask comme l'une des femmes les plus influentes de l'histoire hawaïenne[13]. En 2019, Trask a reçu le « Prix Angela Y. Davis » de l’ American Studies Association en reconnaissance de l’utilisation de ses « études pour le bien public ».

Notes et références

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  1. ↑ (en) Wong-Wilson et Trask, « A Conversation with Mililani Trask », The Contemporary Pacific, vol. 17, no 1,‎ , p. 142–156 (ISSN 1527-9464, DOI 10.1353/cp.2005.0034, hdl 10125/13839, S2CID 154177647, lire en ligne)
  2. ↑ (en-US) Ladao et Boylan, « Activist, retired University of Hawaii professor Haunani-Kay Trask fought for Hawaiian rights, causes », Honolulu Star-Advertiser, (consulté le )
  3. ↑ Annabelle Williams, « Haunani-Kay Trask, Champion of Native Rights in Hawaii, Dies at 71 », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ Haunani-Kay Trask, From a Native Daughter : Colonialism and Sovereignty in Hawaiʻi, Honolulu, Revised, (ISBN 978-0-585-25766-2)
  5. 1 2 (en) Watson, « Trisha Kehaulani Watson: The Passing Of Haunani-Kay Trask And The Uplifting Of A Nation », Honolulu Civil Beat, (consulté le )
  6. ↑ Trask, « Feminism and Indigenous Hawaiian Nationalism », Signs, vol. 21, no 4,‎ , p. 906–916 (DOI 10.1086/495125, JSTOR 3175028, S2CID 145195430)
  7. ↑ « 2018-19 Catalog: Emeriti Faculty », University of Hawai'i at Manoa (consulté le )
  8. ↑ (en) Haunani-Kay Trask, Eros and power: the promise of feminist theory., Philadelphia, University of Pennsylvania Press, (ISBN 978-0-8122-1219-8, OCLC 246506985, lire en ligne)
  9. ↑ (en) Ako, « Hawaiian activist, scholar, poet, Haunani-Kay Trask dies at age 71 », KITV, (consulté le )
  10. 1 2 3 4 5 (en) Franklin et Lyons, « Land, Leadership, and Nation: Haunani-Kay Trask on the Testimonial Uses of Life Writing in Hawaiʻi », Biography, vol. 27, no 1,‎ , p. 222–249 (ISSN 1529-1456, DOI 10.1353/bio.2004.0032, S2CID 162376042)
  11. ↑ Fujikane, Candace. “In Memoriam: Dr. Haunani-Kay Trask.” Journal of Asian American Studies, vol. 25, no. 1, Feb. 2022, pp. 131–39, DOI 10.1353/jaas.2022.0010.
  12. ↑ (en-US) « 2018-19 University of Hawaiʻi at Mānoa Catalog Hawaiʻinuiakea School of Hawaiian Knowledge Kamakakūokalani », www.catalog.hawaii.edu (consulté le )
  13. ↑ (en) Matthew Dekneef, « 15 extraordinary Hawaiʻi women who inspire us all », Hawaiʻi Magazine,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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