Hedda Gabler (film, 1925)
Hedda Gabler est un film muet allemand réalisé en 1925 et basé sur la pièce d'Henrik Ibsen. Asta Nielsen y interprète le rôle-titre[1].
| Réalisation | Franz Eckstein |
|---|---|
| Scénario | Franz Eckstein, Rosa Porten, d'après la pièce d'Henrik Ibsen |
| Acteurs principaux | Asta Nielsen, Paul Morgan, Frida Richard |
| Sociétés de production | National Film (en) |
| Sortie | 30 mars 1925 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
modifierHedda Gabler s’est récemment mariée à l’universitaire Jürgen Tesman pour des raisons de reconnaissance sociale. Avec un ouvrage qu’il a rédigé, fondé sur des recherches scientifiques, il espère obtenir à la fois le titre de docteur et un poste de professeur à l’université. Le mariage de Hedda avec Jürgen est marqué par l’absence d’amour et par l’indifférence. Cela lui apparaît d’autant plus clairement lorsqu’elle apprend qu’Eilert Lövborg est en ville. Hedda et Eilert ont autrefois partagé une relation intime et passionnée. Lövborg a lui aussi écrit un ouvrage en sciences culturelles, qui pourrait faire concurrence aux ambitions professionnelles de Tesman. L’assistante de Lövborg, Thea, qui nourrit pour lui des sentiments, l’a suivi. Thea rend visite à Hedda et à son mari, ce qui suscite la jalousie de Hedda. Celle-ci tente de s’immiscer entre Thea et Lövborg et lui arrache des confidences sur la vie de Lövborg à la campagne. Le conseiller Brack, également invité chez les Tesman, informe ce dernier des progrès littéraires de Lövborg, ce qui inquiète de plus en plus Tesman.
Hedda s’éloigne de plus en plus de son mari et tente, avec ses propres moyens, de ranimer sa relation avec Lövborg. Celui-ci n’a en réalité jamais surmonté leur liaison avortée et, après leurs retrouvailles lors d’une soirée, il s’enivre sans retenue. Ce comportement menace de le discréditer socialement. De plus, il perd le manuscrit de son livre. Hedda tait à Lövborg que son mari a retrouvé le manuscrit et le lui a remis. Elle renforce chez lui le sentiment d’une impasse et lui confie un revolver, héritage de son père, un général. Puis, dans une sorte de crise de jalousie envers Thea, qui avait contribué à l’ouvrage, Hedda brûle le manuscrit. Lövborg se tire une balle dans le ventre. Brack, qui sait que le revolver appartient à Hedda, tente alors de la faire chanter afin de la contraindre à devenir sa maîtresse. La réaction de cette femme déterminée est implacable : Hedda se donne la mort d’un coup de revolver.
Fiche technique
modifierDistribution
modifier- Asta Nielsen : Hedda Gabler, épouse de Tesman
- Paul Morgan : Dr. Jürgen Tesman
- Frida Richard : Juliane Tesman, la tante
- Albert Steinrück : Conseiller de justice Brack
- Gregori Chmara : Eilert Lövborg
- Käthe Haack : Thea Elvsted
- Olga Limburg (en) : la « Diane rouge »
- Jeanette Bethge : Berte, la domestique
- Karl Balta
Critique
modifierDans Paimann’s Filmlisten (de) on peut lire : « Le sujet, se détachant de toute conception cinématographique indépendante, colle assez étroitement au sujet, tout en étant très captivant et dramatiquement efficace. La maîtrise du jeu d'acteur de Nielsen éclipse le reste de la troupe. Morgan exagère parfois un peu, et Steinrück a donné à l'auteur de la pièce d'Ibsen le rôle d'un homme violent. Le décor et les costumes correspondent à l'époque où l'auteur a écrit Hedda Gabler ; les photos sont de bonne qualité »[2],[notes 1].
À noter
modifier- Hedda Gabler est tourné en 1924 au Studio national du cinéma et passe devant la commission de censure le . La première du film en six actes a lieu le à la salle Mozart de Berlin. Une interdiction de diffusion est imposée aux jeunes.
- Les décors du film ont été conçus par le professeur Max Frick, les costumes par Werner Boehm. Willy Hermann est le directeur de production et Arnold Jenssen est responsable du maquillage.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ « Das Sujet hält sich, auf selbständig-filmische Gestaltung verzichtend, ziemlich eng an den Vorwurf, ist aber trotzdem sehr spannend und dramatisch wirkungsvoll. Darstellerisch überragt die Nielsen durch ihre Beherrschtheit ihres Spieles das übrige Ensemble. Morgan outriert manchmal leicht, Steinrück hat dem Intriganten des Ibsen‘schen Stückes die Folie des Gewaltmenschen gegeben. Aufmachung und Kostüme entsprechen der Zeit, zu welcher der Autor die Hedda Gabler geschrieben; die Photos sind gut »
Références
modifier- ↑ (en) Robert C. Reimer et Carol J. Reimer, The A to Z of German cinema, Scarecrow Press, coll. « The A to Z guide series », (ISBN 978-1-4617-3186-3 et 978-0-8108-7611-8)
- ↑ « Wayback Machine » [archive du ], sur old.filmarchiv.at (consulté le )
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :