Heinrich Karl Brugsch
Heinrich Karl Brugsch, aussi appelé Heinrich Brugsch-Bey[1], né le à Berlin et mort le à Charlottenbourg (aujourd'hui quartier de Berlin), est un égyptologue allemand originaire du royaume de Prusse, connu notamment pour avoir fondé en 1863 la revue Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde (« Revue de langue et d'archéologie égyptiennes »).
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| Nom dans la langue maternelle |
Heinrich Brugsch |
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Ernst Wilhelm Brugsch (d) |
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Dorothea Brugsch (d) |
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Les recherches qu'il mène en Égypte à partir de 1853 le conduisent à la chaire d'égyptologie de l'université de Göttingen (1867), mais aussi à la direction de l'école d'égyptologie de Boulaq (près du Caire) en 1870.
Il est honoré du titre de bey par le khédive d'Égypte Ismaïl Pacha (1870) et du titre de pacha par son successeur Tawfiq Pacha (1881).
Biographie
modifierOrigines familiales et formation
modifierIl est issu d'une famille berlinoise.
Il a un frère cadet, Émile (1842-1930), qui sera lui aussi égyptologue, couramment appelé en Allemagne der kleine Brugsch (littéralement : « le petit Brugsch ») alors que Heinrich est surnommé der grosse Brugsch[2].
Très jeune[réf. nécessaire], Heinrich Karl Brugsch étudie[Où ?] les papyrus et inscriptions égyptiennes en démotique à propos desquels il publie en 1843 son mémoire intitulé Scriptura Ægyptiorum Demotica (« L'écriture démotique des Égyptiens »).
Carrière
modifierEn 1853, le gouvernement prussien l’envoie en Égypte[réf. nécessaire].
Durant les quatre années qui suivent, il travaille avec le Français Auguste Mariette (1821-1881) à Saqqarah, l’assistant dans la traduction des inscriptions du Sérapéum.
Il est ensuite chargé par le gouvernement prussien d'une mission diplomatique en Perse (1860), puis est nommé consul de Prusse au Caire en 1864. Il séjourne dans ce pays de 1864 à 1868.
En 1863, il fonde la revue Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde.
En 1867, il obtient la chaire d’égyptologie de l'université de Göttingen.
En 1870, il est l’invité du khédive[Lequel ?] d'Égypte qui lui attribue le titre de bey.[réf. nécessaire] Il est chargé de la direction de l'école d'égyptologie créée à Boulaq, où se trouve alors le musée d'égyptologie (jusqu'à son transfert en 1879).
Il est honoré du titre de pacha en 1881.
Son frère le rejoint[Quand ?] pour le seconder.
Mariages et descendance
modifierHeinrich Brugsch s'est marié deux fois, en 1851 avec Pauline Harcke et en 1868 avec Antonie Vestädnig.
Mort et funérailles (1894)
modifierPublications
modifierHeinrich Brugsch a publié en allemand, mais aussi en latin, en français et en anglais.
Ouvrages attestés en ligne
- (la) Scriptura Ægyptiorum Demotica ex papyris et inscriptionibus explanata, Berlin, Libraria Amelangia (R. Gaertner), 1848, en ligne sur le site du Munich Digitalization Center
- (de) Geschichte Aegypten's unter den Pharaonen nach den Denkmälern, Leipzig, J. C. Hinrichs'sche Buchhandlung, 1877 (notice du SUDOC), en ligne sur le site Google Books
- traduction du titre : « Histoire de l'Égypte sous les pharaons d'après les monuments »
- il est nommé Heinrich Brugsch-Bey sur la page de titre.
- (de) Religion und Mythologie der Alten Egypter nach den Denkmälern, Leipzig, J. C. Hinrichs'sche Buchhandlung, 1891, en ligne sur le site Google Books
- traduction du titre : « Religion et mythologie des anciens Égyptiens d'après les monuments »]
- (de) Mein Leben und mein Wandern, Berlin, Allgemeiner Verein für deutsche Literatur, 1894 (notice du SUDOC)
- traduction du titre : « Ma vie et mon parcours »
- (fr) Histoire d'Égypte dès les premiers temps de son existence jusqu'à nos jours
- Première partie : L'Égypte sous les rois indigènes, Leipzig, Librairie J. C. Hinrichs, 1859, en ligne sur le site Google Books
- Deuxième partie : non publiée (notice de la Bibliothèque nationale de Tunisie)
- (fr) L'Exode et les monuments égyptiens Discours prononcé à l'occasion du Congrès international d'orientalistes à Londres par Henri Brugsch-Bey, Leipzig, J. C. Hinrichs, 1875, 36 pages, en ligne sur le site Google Books
- (en) En collaboration avec F. L. Griffith et W. M. Flinders Petrie, Two Hieroglyphic Papyri from Tanis, Extra Memoir of the Egypt Exploration Fund, Londres, Trübner[réf. nécessaire], 1889, notice sur le site de l'université de Heidelberg
- traduction du titre : « Deux papyrus hiéroglyphiques de Tanis. »
Autres
- Monuments de l'Égypte 1re série : Monuments servant à la connaissance des notations astronomiques des anciens Égyptiens et donnant des renseignements pour leur calendrier, Berlin, C. David, 1857.[réf. nécessaire]
- Historique d'Égypte 1. Introduction Histoire des dynasties I à XVII, J. C. Hinrichs, 1875[réf. nécessaire].
Notes et références
modifierBibliographie
modifier- Adolf Erman, « Nachruf an Heinrich Brugsch », dans Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Alterthumskunde, vol. 32, Leipzig, Hinrichs’sche Buchhandlung, , 69–73 p.
- (de) Friedrich Wilhelm von Bissing, « Brugsch, Heinrich », dans Neue Deutsche Biographie (NDB), vol. 2, Berlin, Duncker & Humblot, , p. 667–668 (original numérisé)
- Helge Dvorak, Biografisches Lexikon der Deutschen Burschenschaft, Volume 1 (Politiker), Tome 1 (de A à E), Heidelberg, Winter, 1996 (ISBN 3-8253-0339-X), pages 146–147.
- Hannelore Kischkewitz, Die Ägyptologen Richard Lepsius, Heinrich Brugsch und Georg Ebers und ihre Stellung zu Zeitfragen, Forschung und Berichte, Staatliche Museen zu Berlin, Cahier 20, 1980, pages 89–100.
- Harry Nehls, « Der große und der kleine Brugsch », Berlinische Monatsschrift, association d'éducation de Luisenstadt, Cahier n° 7, 1998 (ISSN 0944-5560), pages 45–51.
- traduction du titre : « Le grand et le petit Brugsch »
Voir aussi
modifierLiens externes
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