Hejjawa

tribu arabe du Maroc

Les Hejjawa (en arabe : حجَّاوَة), ou en graphie d'époque "Hedjaoua", sont une tribu arabe d'ascendance Maaqil de la région de Fès, au Maroc.

(fr) Hejjawa
(ar) حجاوة
Hejjaoui (nisba)
Le Caid Driss Ben Kaddour al-Oudiyi (des Oudaïas), caïd des Hedjaoua (1913)
Informations générales
Échelon
Tribu
Géographie
Région principale
Histoire et anthropologie
Mode de vie
Nomade (Historiquement)
Sédentaire (Actuellement)
Fait partie du groupe tribal
Culture
Langue principale

Origines

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Les Hejjawa sont une tribu arabes issues des Thaaliba[1],[2], une des branche de la confédération tribal des Banu Maaqil.

Histoire

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Ère Alaouite (pré-colonial)

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Le 24 octobre 1738 (10 Rajab 1151), un groupe des Hejjawa semerent le chaos sur les routes de l'Oued R'dat (Nord-Est de Mechra Belksiri), pillant et coupant les routes des voyageurs et des marchands. C'est alors que le sultan Moulay Mostadi envoya contre eux les autres tribus les combattre. Dès lors le groupe turbulent fût capturé et amené à Marrakech, où le sultan les reçues et décida de les exécutés publiquement par décapitation et leurs têtes seront publiquement exposés, tout cela le 27 janvier 1739 (16 Shawwal 1151). Le 12 février 1739 (3 Dhul al-Qa'dah 1151), le sultan décida d'envoyer contre les Hejjawa la tribu des Bani Mtir, qui défait et tua des Hejjaouis. Dès lors ces derniers décidèrent de se repentir et de se soumettre au sultan[3].

En 1894, les Hejjawa refusèrent de servir la fonction de tribu makhzen, en représailles, le Makhzen décida d'encerclé et assiégé la tribu qui voulait se réfugier chez ses voisins. L'étau se resserra, mais les Hejjawis ne voulant pas abandonné, le makhzen décida d'être encore plus violent et de directement intervenir et de commettre de nombreuses exactions dans leur territoire, dont le Sharif Larbi al-Wazzani devra intervenir et intercédera en leur faveur auprès d'un des ministres du sultan, citant dès lors que les Hejjawa ne peuvent même plus pratiqué leurs obligations religieuses et que certains d'entre eux meurent dû aux exactions, citant au ministre Ahmed ben Musa l'exemple de certains mourant suite à l'incendie de leurs biens par les troupes du Makhzen. Après cela, leurs Hejjawa furent obligés de payer une forte amende (en argent et en soldats fourni au Makhzen) qu'ils durent réglés en 10 jours maximum . De plus d'une occupation militaire par les troupes du sultan sur le territoire des Hejjawa[4].

Période coloniale

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Révolte des Cherarda (1911)

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Originellement, le , plusieurs tribus berbères, tels que les Guerrouane, les Zemmour et les Beni Mtir préparaient une révolte contre le Sultan Abd Al-Hafidh. Mais leur agenda fût basculé lorsque la tribu guich des Cherarda déclara sa révolte, où elle sera aussitôt rejoint par les tribus Bani Ahsen et Hejjawa. Dès lors, les tribus contre carré vous se rallié à la révolte. Le sultan, apeuré, fait appel au commandant Mangin pour lutter avec 2 600 hommes les tribus révoltés. Ce dernier sera le défait par les tribus, qui vont faire une percée vers Fès. Les révoltés le , vont faire un accord avec les tribus arabes du Saiss (Arab Saiss, Ouled al-Hajj, Chejaa) et vont s'installer en siège tout autour de la ville. Le lendemain, la tribu Ait Youssi se joint également à la rébellion et décide de pillé, brûlé et attaqué les villages et la ville de Fès[5].

Le , le sultan attaqua le camp révolté de Ras el-Maa, manoeuvre dont les militaires français lui avait déconseillée de se lancé car trop risqué et à juste titre, vue qu'il fût défait par les tribus, menant à 40 morts, 50 blessés, et 30 capturés. C'est alors que Fès rentre dans un état de siège après l'attaque du , lorsque les tribus pénètrent dans la ville et font ”pleuvoir les balles sur la ville”, bien que les troupes françaises réussiront à les repoussés. En , le colonne Moinier, après les combats de Doui Acha, vont arrivé à Fès, qui étaient assiégés par toutes les tribus de la région à l'exception des Hyayna. La victoire fût du rang des rebelles, les troupes françaises furent défaites et celles du makhzen abattus et capturés. Fous de joie, les rebelles appellent dès lors toutes les tribus à se retourner contre le makhzen. Durant la nuit du 20 au , les révoltés quittent leur position et se replient, Fès est libre et les troupes françaises sortirent de la ville avant de se diriger vers Meknès encore sous occupation rebelle[5].

Relations inter-tribales

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Relations avec les Bani Ahsen

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Les relations entre les Hejjawa et les Bani Ahsen étaient assez bonne, en effet, ces derniers étaient les "tadha" ou "tatta" (en arabe : طاضا/طاطا), une forme de "protecteur" dans le système coutumier chez certaines tribus. Les Bani Ahsen étaient en outre les protecteurs des Hejjawa, agissant comme un rôle de "grand frère", mais aussi dans certains cas de "maîtres", l'homme étant issue de la tribu étant tadha avait l'ascendant sur celui qui était issue de la tribu faisant appel, ou étant soumise/inféodé au tadha[6].

Fractionnement tribal

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La tribu donna également une des grandes familles de Fès, les "el-Hadjaoui", qui donneront plusieurs grandes personnalités, notamment religieuse[7].

Personnalités

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Personnalités religieuses

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Notes et références

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  1. (ar) تراجم ستة من فقهاء العالم الإسلامي (lire en ligne), p. 137
  2. (ar) محمد بن الحسن الفاسي/الحجوي الثعالبي, تلخيص لكتاب موافقة صريح المعقول لصحيح المنقول للإمام أحمد بن تيمية ومناقشة بعض ما فيه, Dar Al Kotob Al Ilmiyah دار الكتب العلمية, (ISBN 978-2-7451-9573-9, lire en ligne), p. 22
  3. (ar) عبد الكريم بن موسى الريفي (Abd al-Karim ben Moussa ar-Rifi), تاريخ المسمى زهر الأكم, (lire en ligne), p. 258
  4. (ar) علي بنطالب, المخزن و القبائل الضغط الجبائي و تداعياته 1894-1912, (lire en ligne), p. 180-181
  5. 1 2 (ar) عبد الرحيم حزل (Abd ar-Rahim Hezel), عــلــى عـتـبـة الـمـغـرب الـحـديـث, Rabat, Dar al-Aman, (ISBN 978-9954-502-15-0, lire en ligne), p. 184-195
  6. (ar) مجلة تاريخ المغرب - العدد 3 (lire en ligne), p. 123-125
  7. (ar) معلمة المغرب - 10 (lire en ligne), p. 3336
  8. (ar) نشر المثاني لأهل القرن الحادي عشر والثاني بتحقيق محمد حجي 04 أجزاء (lire en ligne), p. 250