Helicoplacoidea (les hélicoplacoïdes en français) est un sous-embranchement d'échinodermes du Cambrien, connus uniquement sous forme fossile.

Description

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Fossile d'Helicoplacus.

Les Helicoplacoidea sont un groupe d'échinodermes en forme de « pelote » plus ou moins allongée, allant du ballon de rugby à une forme de cigare, qui se tenaient très probablement en position érigée sur environ 7 cm de hauteur ; contrairement à la plupart des autres échinodermes, leur corps n'était pas structuré par une symétrie pentaradiée, mais constitué de plaques plus ou moins imbriquées, reliées par des tissus souples, donc non soudées, et disposées en spirales ; la bouche se prolongeait apparemment elle aussi par une spirale contournant le corps[1],[2]. Leur squelette était supporté par un stéréome très caractéristique[3] présentant des structures pentaradiées chez des spécimens comme Helicocystis moroccoensis[4].

Reconstitution putative d'un Helicoplacus gilberti.

Écologie et comportement

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On sait encore peu de choses sur la biologie de ce groupe, les fossiles étant rares : c'étaient très probablement des suspensivores sessiles[5]. Les hélicoplacoïdes vivaient peut-être dans des terriers, n'étendant leur corps qu'à la nuit tombée pour se nourrir de plancton[1],[2]. D'autres théories suggèrent qu'ils bénéficiaient du sédiment très stratifié du début du cambrien pour demeurer plantés à la verticale, et que c'est l'évolution de ce sédiment qui les mena à leur disparition[3].

Ils étaient apparemment capables d'étendre et de contracter leur corps, ce qui leur permettait de faire traverser leurs organes internes par un flux d'eau, nécessaire à la respiration et à la nutrition[4],[1].

Registre fossile

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Les hélicoplacoïdes figurent parmi les plus anciennes formes d'échinodermes, et l'une des plus anciennement disparues. Les fossiles classées dans ce groupe apparaissent durant le Cambrien inférieur (-530 millions d'années), et disparaissent au cours du Cambrien (-516 Ma)[5]. Les rares fossiles complets proviennent principalement du Nevada (White Mountains)[1].

Phylogénie

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Le très faible nombre de fossiles qui nous sont parvenus et leur état de conservation souvent faible n'ont pas encore permis d'établir une classification satisfaisante de ces animaux très anciens et très particuliers.

Liste des taxons reconnus par Paleobiology Database ()[6] :

Le fossile holotype est celui présenté en illustration de cet article, et l'espèce a été baptisée d'après le découvreur du fossile, Peter Guth. Cependant, Wilbur (2006)[7] suggère que ce spécimen serait en réalité un spécimen mal conservé de Helicoplacus gilberti. Ce fossile mesurait 3,3 cm, et provient de la formation cambrienne de Poleta, en Californie[8].

Liste des espèces identifiées d'après Wilbur (2006)[7] :

Cette dernière espèce possède des ambulacres très développés sur la thèque, ce qui représente un trait unique dans les spécimens collectés[7]. Cette phylogénie remplace celle établie par Durham (1993), qui comptait 4 genres pour 9 espèces[7]. Elle demeure cependant incomplète, car plusieurs autres espèces ont été décrites depuis, comme Helicocystis moroccoensis[4]. Les études les plus récentes suggèrent trois genres connus : Helicoplacus, Polyplacus et Westgardella[3].

Holotype d'Helicoplacus gilberti.

Références taxinomiques

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Bibliographie

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 (en) « The Helicoplacoidea », sur le site de l'université de Berkeley (consulté le )
  2. 1 2 (en) Christopher Taylor, « Helicoplacoidea : Armour-Plated Spirals », sur Palaeos (consulté le )
  3. 1 2 3 (en) Christopher Mah, « The Helicoplacoidea: Bizarr-O Morphology, Living in Slime & Death by Dirt », sur Echinoblog, .
  4. 1 2 3 (en) Tia Ghose, « Cambrian Fossil Unearthed In Morocco May Shed Light On Evolution Of Starfish, Sea Urchins », sur Huffington Post, 06/26/2013.
  5. 1 2 Paleobiology Database, consulté le .
  6. ↑ Paleobiology Database, consulté le .
  7. 1 2 3 4 (en) Bryan C. Wilbur, « Reduction in the number of Early Cambrian helicoplacoid species », Palaeoworld, vol. 15, nos 3-4,‎ , p. 283–293 (lire en ligne).
  8. ↑ (en) « Helicoplacus guthi », sur USNA.edu (consulté le )