Henri-Camille de Beringhen
Henri-Camille de Beringhen ( - Paris, ), marquis de Beringhen et d'Uxelles, est un militaire français, collectionneur d'estampes de Rembrandt[1].
| Gouverneur Chalon-sur-Saône | |
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Collectionneur d'œuvres d'art, militaire |
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Biographie
modifierHenri-Camille de Beringhen est le fils de Jacques-Louis, marquis de Beringhen, premier écuyer du Roi, gouverneur des forts et citadelles de Marseille, directeur général des Ponts et chaussées de France, et de Marie-Madeleine Élisabeth Fare d'Aumont. Il est le petit-fils de Louis Marie Victor d'Aumont, duc d'Aumont et l'arrière petit-fils de Michel Le Tellier, chancelier de France.
Ses titres et fonctions sont[2]:
- marquis d'Uxelles,
- comte de Plessis-Bertrand et d'Armainvilliers,
- baron de Tenaye et d'Orme,
- seigneur d'Ivry, de Bussy, de Monthelie,
- premier écuyer du roi (1724). Dans le cadre de cette fonction où il est usuellement appelé « Monsieur le Premier », il dirige, en liaison avec le Grand écuyer de France, la Petite écurie du Roi, dotée d'un millier de chevaux, destinés au service ordinaire du Roi, aux attelages, et il contribue à l'organisation des chasses royales en liaison avec le grand veneur de France ;
- lieutenant général du gouvernement de Bourgogne (1730) ;
- gouverneur des ville et citadelle de Châlon sur Saône (1730) ;
- Mestre de camp d'un régiment de cavalerie à son nom.
- gouverneur du château de La Muette et du château de Madrid ; capitaine des chasses du Bois de Boulogne (1735).
Un amateur d'art
modifierÀ l'instar de son père, grand amateur d'estampes, Henri-Camille de Beringhen est cité comme collectionneur d'estampes de Rembrandt, comme beaucoup d'autres grands amateurs de son époque.
En 1722, son portrait fut peint par Jean-Baptiste Oudry, qui le représente en chasseur.
Il introduisit Oudry auprès de Louis XV, contribuant ainsi à la renommée du grand artiste animalier et à la fécondité de son œuvre[3].
Vers 1725, il commanda à Nicolas Lancret, considéré comme l'inventeur de ce genre pictural, un Repas au retour de la chasse faisant pendant à Les Plaisirs du Bain. Ces deux œuvres sont entrées en 1990 au Musée du Louvre[4],[5].
Après sa mort, durant la vente aux enchères publiques de sa collection, à Paris, le [6], figurait la série des Quatre Éléments par Lancret, qui orna une chambre sur jardin de son hôtel parisien de la rue Saint-Nicaise ; La Terre, qui fut d'abord achetée par le marquis de Lassay (n° 71 de sa propre vente du 22 mai 1775), puis qui passa à Alfred de Rothschild, à la comtesse Almina de Carnarvon, et en 1976 au baron Hans Heinrich Thyssen-Bornemisza[7] ; quant au Feu, il est conservé dans la Galerie nationale du Palais Barberini à Rome.
Dessinateur talentueux, Henri-Camille créa en 1728 le modèle d'un cartel destiné à être placé au chevet du lit de Louis XV à Versailles[8].
Il hérita du château d'Armainvilliers, qu'il vendit en 1762 au Roi Louis XV[9].
Il fut propriétaire à Paris, de l'hôtel de Beringhen, rue Saint Nicaise — où il est né et mort —, et près de Paris, du château d'Ivry, que Jean-Baptiste Oudry orna pour lui de peintures[10]. Ces deux édifices ont aujourd'hui disparu.
Il hérite en 1730 du château de Cormatin, qu'il tenait de la famille du Blé par sa grand-mère. Il le revend en 1766 au procureur Jean-Gabriel Verne (1712-1783) qui fut le contrôleur des équipages des Petites Écuries.
Distinction
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- chevalier de l'ordre du Saint Esprit (1731)
Mariage
modifierIl épouse en 1743 Angélique-Sophie de Hautefort ( - Paris, ), fille de Louis Charles de Hautefort, marquis de Surville, seigneur de Champien, lieutenant-général des armées du Roi, chevalier de Saint-Louis, et de Anne-Louise de Crevant d'Humières. Elle était la petite-fille de Louis de Crevant, duc d'Humières, maréchal de France et la sœur d'Emmanuel Dieudonné de Hautefort, 5e marquis de Hautefort, lieutenant-général des armées du Roi, ambassadeur à Vienne.
Au moment du mariage, elle était aussi veuve de Jean-Luc de Lauzières, marquis de Thémines.
Elle ne laisse pas de descendance de ses deux mariages successifs[11].
Notes et références
modifier- ↑ « Collections Online | British Museum », sur www.britishmuseum.org (consulté le )
- ↑ Marie de Mazan, « La famille Beringhen et le domaine d'Armainvilliers- IV », sur Au Pays de la Brie, (consulté le ).
- ↑ Vincent Cochet, Henri-Camille, marquis de Beringhen, in Jean-Baptiste Oudry peintre de Courre (catalogue de l'exposition présentée à Fontainebleau d'octobre 2024 à janvier 2025), Château de Fontainebleau, GrandPalais RmnEditions, , 224 p., p. 62-65
- ↑ « Le Repas au retour de la chasse », sur collections.louvre.fr (consulté le )
- ↑ « Les Plaisirs du bain », sur collections.louvre.fr (consulté le )
- ↑ P. Remy, « Catalogue raisonné des tableaux », sur bibliotheque-numerique.inha.fr (consulté le )
- ↑ Tableau reproduit en couleurs sous le n° 49 du catalogue de l'exposition des œuvres anciennes de la collection au Petit-Palais à Paris du 7 janvier au 28 mars 1982, p. 94-95.
- ↑ « Ventes : Très rare cartel en bronze finement ciselé et doré,… », sur www.gazette-drouot.com (consulté le )
- ↑ Jean Aimar Piganiol de La Force, Description historique de la ville de Paris et de ses environs, tome neuvième, Paris, Libraires associés, (lire en ligne), p. 11-12
- ↑ Christine Henry de Saint-Gervais, « Qui est Henri Horace Roland Delaporte », sur christine-henry.com (consulté le )
- ↑ Georges Martin, Histoire et généalogie des Maisons de Gontaut Biron et d'Hautefort, Lyon, l'auteur, , 251 p., p. 143
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Vincent Cochet, « Henri-Camille, marquis de Beringhen », in Jean-Baptiste Oudry peintre de courre, Fontainebleau, GrandPalaisRmnEditions, 2024 — catalogue de l'exposition présentée au château de Fontainebleau du au , p. 62-65.
Liens internes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :