Henri Baud (syndicaliste)

syndicaliste révolutionnaire suisse

Henri Baud, né le à Corsier-sur-Vevey et mort le à Pully, est un syndicaliste révolutionnaire suisse. Il est notamment président de l'Union ouvrière de Lausanne et participe à la fondation de la Fédération des Unions ouvrières de la Suisse romande.

Henri Baud
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
PullyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Biographie

modifier

Formation et engagements militants

modifier

Henri Baud naît le à Corsier-sur-Vevey, dans le canton de Vaud, en Suisse[1]. Il est originaire du même lieu[1]. Il est le fils d'Édouard Baud, jardinier, et de Élise Frédérique Conne. Il est marié à Berthe Méry Rithner[2].

Il effectue un apprentissage de typographe[1] puis adhère au syndicat en 1897, avant de devenir président de la section de Lausanne en 1902. De 1903 à 1908, il préside l'Union ouvrière de Lausanne[1],[3].

Souhaitant éviter les compromissions dont il est témoin chez Aloys Fauquez, il est un artisan de la séparation des syndicats et du Parti socialiste. Pourtant, lorsque les jeunes socialistes de Lausanne essayent de refonder le Parti socialiste cantonal sur des base plus à gauche, Henri Baud est des leurs et se présente comme candidat du parti au Grand Conseil du canton de Vaud en 1905, sans être élu[1],[4].

Syndicalisme révolutionnaire

modifier

De 1905 à 1911, il est le principal organisateur du courant syndicaliste révolutionnaire en Suisse romande[4].

Il participe en 1905 à la fondation de la Fédération des Unions ouvrières de la Suisse romande et préside son congrès à Neuchâtel en [1],[3]. En , il devient secrétaire de rédaction de son organe, La Voix du Peuple[1],[3]. Lorsque l'imprimeur refuse de poursuivre son impression, Henri Baud co-fonde une « imprimerie communiste » à Pully en [1],[3],[4]. En , Henri Baud et ses camarades démissionnent à la suite d'un conflit au sujet de l'École Ferrer de Lausanne[1],[3].

En 1908, il héberge Pierre Monatte, lorsque celui-ci doit se réfugier en Suisse. Il lui fournit l'acte d'origine de son frère, Louis Baud, pour qu'il puisse circuler en Suisse sous ce nom[4].

La même année, il se rend à Zurich avec Gustave Noverraz et Adhémar Schwitzguébel pour discuter avec Fritz Brupbacher d'un projet de publication d'un journal commun aux tendances syndicalistes révolutionnaires de Suisse romande et allemande, projet qui ne se réalise finalement pas[5].

Élu à la commission centrale fédérative du tarif des typographes en , qu'il préside par la suite, il co-fonde avec ses frères un hebdomadaire apolitique, le Journal de Pully, en 1930[1].

Il meurt le à Pully[1], à l'âge de 88 ans.

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Marc Vuilleumier, « Henri Baud » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. ↑ Marianne Enckell, « Biographie de Baud Henri », sur archivesautonomies.org, (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 Marianne Enckell, « Baud Henri », sur Le Maitron, (consulté le ).
  4. 1 2 3 4 Marc Vuilleumier, Histoire et combats : mouvement ouvrier et socialisme en Suisse (1864-1960), Lausanne et Genève, Éditions d'en bas et Collège du travail, , 566 p. (ISBN 978-2829004285), p. 54-55 et 399.
  5. ↑ Gianpiero Bottinelli et Marianne Enckell, « Baud, Henri », sur Dictionnaire international des militants anarchistes, (consulté le ).

Liens externes

modifier