Henri Chevreau
Julien Henry Chevreau, né le à Belleville et mort le à Yerres, est un fonctionnaire et homme politique français.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Julien Henry Chevreau |
| Nationalité | |
| Activités |
Homme politique, fonctionnaire, écrivain |
| Père | |
| Fratrie | |
| Enfants |
| Distinctions |
|---|
Biographie
modifierFils d’un ancien maitre de pension qui avait été commissaire du gouvernement provisoire, puis pris part au rétablissement de l'Empire, avant de mourir membre du Corps législatif, en 1854[1], Chevreau débute dans l’enseignement. Esprit cultivé et fin lettré, publie, avec Léon Laurent-Pichat, en 1841, des vers : les Voyageuses[2].
Il tente d’entrer en politique, à l’occasion des élections à l'Assemblée constituante, en 1848, mais échoue et s'attache à la fortune de Louis Napoléon Bonaparte, qui, un mois après son élection à la présidence de la République, le nomme préfet de l'Ardèche, le [3].
Carrière sous l'Empire
modifierAprès le coup d'État du 2 décembre 1851, il devient secrétaire général et chef du personnel au ministère de l'Intérieur, membre du conseil général de l'Ardèche, et, la même année, Conseiller d'État en service extraordinaire.
Ayant été appelé à défendre le budget de l'Intérieur devant le Corps législatif (1853), il encourt, pour ne pas s’être bien acquitté de sa tâche, la disgrâce de son ministre, Victor de Persigny, qui l’envoie comme préfet à Nantes, puis préfet du Rhône[1], jusqu’à ce que l'empereur l’appelle au Sénat le [3].
Il fut fait Grand officier de la Légion d'honneur le .
Le , le ministère Émile Ollivier, ayant exigé la démission d'Haussmann comme Préfet de la Seine, le mit à sa place[3]. La guerre survint, et lorsque ce même ministère tomba sous le vote d’« incapacité » de la Chambre, Chevreau reçu dans le nouveau cabinet présidé par le comte de Palikao, fut nommé Ministre de l'Intérieur. En cette qualité, il s’est occupé activement de l’organisation de la garde mobile[3].
Il s'occupa activement de l'organisation de la garde nationale mobile, mais la restauration de la République française, le l’amène à quitter Paris, pour se rendre en Belgique, puis en Angleterre, auprès de l'Impératrice Eugénie jusqu’en 1877[4][1].
Troisième République
modifierDe retour en France, il tente de rentrer dans la vie politique, aux élections du , et il se présenta comme candidat conservateur contre le républicain Arthur Chalamet, dans la 1re circonscription de Privas, où il échoue.
Plus chanceux aux élections du , il est élu et siége à droite, dans le groupe bonapartiste de l'Appel au peuple, jusqu’à ce que tous les élus de l'Ardèche soient invalidés. Convoqués à nouveau, le , les électeurs donnent la majorité à la liste républicaine. Dès lors, il renonce à la vie politique[1].
À l’issue de ses obsèques à l’église d’Yerres, il a été inhumé au cimetière de cette ville, où il avait pris sa retraite, propriété des Camaldules[5].
Descendance
modifierHenri Chevreau est le fils de Jean-Henri Chevreau, député de l'Ardèche. Il a un frère, Léon Chevreau, député et préfet, et une sœur, Léonie Chevreau, mère du préhistorien Henri Begouën. De son épouse Élise Micard, fille de Jean-Adolphe Micard et nièce d'Ambroise Firmin Didot, il a eu deux enfants :
- Comte Urbain Chevreau d'Antraigues (1855-1934), marié à Madeleine de Cholet, fille de Henry de Cholet, officier de cavalerie (lui-même fils du comte Jules de Cholet) et de Marie-Charlotte-Armande-Lucie du Pouget de Nadaillac. Il obtient à la cour de Rome de la part du pape Pie IX le titre de comte romain d'Antraigues.
- Henriette Chevreau (1857-1940), mariée au baron Napoléon Gourgaud (1857-1918), fils du député Napoléon Gourgaud et petit-fils du général-baron Gaspard Gourgaud ; ils sont les parents de Napoléon Gourgaud, grand collectionneur et mécène qui, vers 1925, impulsa avec son épouse américaine, la création du musée napoléonien de l'île d'Aix.
Hommages
modifierUne rue du 20e arrondissement de Paris a reçu son nom[6].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 « Mort de M. Henri Chevreau », Le Radical, Paris, vol. 23, no 149, , p. 2 (ISSN 2419-3216, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ « Le regretté M. Henri Chevreau », Figaro, Paris, 3e série, vol. 49, no 150, , p. 1 (ISSN 0182-5852, lire en ligne sur Gallica).
- 1 2 3 4 « Mort de M. Henri Chevreau », Journal du département de la Marne, Châlons-sur-Marne, vol. 96, no 15055, , p. 2 (ISSN 2130-8640, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ « Mort de M. Henri Chevreau », Journal du département de la Marne, Saintes, vol. 17, no 2276, , p. 1 (ISSN 2134-8162, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ « Le service funèbre… », Le Pays, vol. 55, , p. 1 (ISSN 2546-8049, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117)
Bibliographie
modifier- « Chevreau (Julien-Théophile-Henri) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
- « Cote LH/525/74 », base Léonore, ministère français de la Culture
- « Chevreau (Julien-Théophile-Henri) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 15 vol., 1863-1890 [détail des éditions].
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :