Henri (évêque de Genève)
Henri, parfois dit par erreur Henri de Bottis ou Debout, mort en , est un évêque de Genève du milieu du XIIIe siècle.
| Prieur Prieuré Saint-Victor de Genève | |
|---|---|
| à partir du | |
| Évêque de Genève | |
| - | |
| Prieur de Romainmôtier Prieuré de Romainmôtier (d) | |
| - | |
| Prieur Bâle | |
| - |
| Naissance |
Date et lieu inconnus |
|---|---|
| Décès |
(?) |
| Activité |
| Ordre religieux |
|---|
Il ne doit pas être confondu avec Henri Debout (ou Henri de Bottis), originaire de Bresse (voir en fin d'article).
Biographie
modifierOrigines
modifierLes origines tant familiales, que géographiques ainsi que les débuts de l'évêque Henri restent inconnues[1],[2],[3]. Selon l'ouvrage collectif Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel (1995) indique qu'il serait né en une année inconnue dans la région de Beynost (Côtière de l'Ain)[s 1].
L'historiographie ancienne l'appelait, par erreur[3], Henri de Bottis, comme la notice du Régeste genevois (1866)[4].
Début de carrière
modifierHenri appartient à l'ordre clunisien[5]. Il est prieur de Saint-Alban à Bâle[6], de 1255 jusqu'en 1260[3].
Il est prieur de Saint-Alban, à Bâle, entre et avant [1].
Joseph-Antoine Besson indiquait qu'il était « prieur de la Chartreuse des Portes en Bugey ».
Épiscopat
modifierHenri est nommé évêque le par une bulle du pape Alexandre IV, à la suite de la résignation d'Aymon II[5],[3]. Il est obtient en même temps la commende de Romainmôtier[3].
En 1265, il abandonne la commende de Romainmôtier pour celle de Saint-Victor de Genève[3].
Sa mort serait fixée en (selon les obituaires de Genève et de Lausanne)[6]. L'obituaire de la cathédrale de Genève fixe sa mort le tandis que celui de Lausanne donne le [7]. Le Régeste genevois (1866) indique « L'ensemble de ces données s'accorde ainsi pour placer la mort de Henri en septembre 1267, et pour démentir l'assertion de Besson, d'après laquelle il se serait retiré dans la chartreuse des Portes pour y mourir en 1275 »[6]. L'historien suisse Albert de Montet (1877) souligne, quant à lui, que Besson en affirmant le retrait dans la Chartreuse et l'année 1275 n'apporte aucune sources pour soutenir ses affirmations[7]. L'article du Dictionnaire historique de la Suisse (2006) n'indique aucune date pour sa mort[3].
Sceau épiscopal
modifierDeux sceaux de l'évêques, datant de 1262 sont conservés. L'un, en cire, datant de 1262, porte un évêque debout, vu de face, mitré, tenant une crosse de la main gauche et bénissant de la droite[8]. Il porte l'inscription : « HENRICI : DEI : GRA / EPI : GEBENNENSIS » (Henri, évêque de Genève)[8]. Sur le second, on observe un évêque dans la même position que la précédente mais placé sur une estrade[9].
Homonymie
modifierUn homonyme Henri Debout (ou Henri de Bottis) acquiert une certaine notoriété dans le domaine du droit au XVIe siècle[s 2] : juriconsulte[s 2] et official[s 2] de Bresse et de Dombes, il est l'auteur d'un ouvrage de droit écrit en latin : Tractatus de Synodo Episcopi et de Statutis Episcopi Synodalibus, imprimé à Lyon en 1529. Il meurt en 1544[s 2].
Le , Guy Vernat, vicaire de Bresse fait construire une première chapelle[s 3] dans l’église Saint-Julien de Beynost : cette chapelle restera associée à la famille Debout jusqu'à la démolition de la chapelle en 1911[s 3].
Notes et références
modifierRichesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel
modifierAutres références
modifier- 1 2 Helvetia Sacra, p. 81.
- ↑ Diocèse de Genève-Annecy, (lire en ligne), p. 52-53.
- 1 2 3 4 5 6 7 Bernard Andenmatten, « Henri » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ Régeste genevois, (lire en ligne), p. 227-228.
- 1 2 Diocèse de Genève-Annecy, p. 52-53.
- 1 2 3 Régeste genevois, p. 227-228.
- 1 2 Albert de Montet, Dictionnaire biographique des genevois et des vaudois : tome premier « A - H », Lausanne, Georges Bridel, , 429 p. (lire en ligne), p. 414.
- 1 2 « Henri Debout - sceau - Évêque de Genève - 1262 », sur Sigilla (consulté en ).
- ↑ « Henri Debout - sceau - Évêque de Genève », sur Sigilla (consulté en ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Henri Baud (éditeur scientifique), Louis Binz (contributeur), Robert Brunel (contributeur), Paul Coutin (contributeur), Roger Devos (contributeur), Paul Guichonnet (contributeur), Jean-Yves Mariotte (contributeur) et Jean Sauvage (contributeur), Le Diocèse de Genève-Annecy, Paris, Editions Beauchesne, coll. « Histoire des diocèses de France », , 331 p. (ISBN 2-7010-1112-4, BNF 34842416, lire en ligne).
- Louis Binz, Jean Emery et Catherine Santschi, Helvetia Sacra, vol. 3 : Le diocèse de Genève. L'archidiocèse de Vienne en Dauphiné, Berne, Éditions Francke, , 391 p. (ISBN 3-7720-1454-2, lire en ligne [PDF]).
- Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel : Miribel, Beynost, Neyron, Saint-Maurice-de-Beynost, Thil, , 207 p. (ISBN 2-907656-27-9)
- Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la religion :
- Notices de l'« Épiscopat de Frère Henri de Bottis », dans le Répertoire chronologique des sources sur le site digi-archives.org de la Fondation des Archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice (Suisse).
- « Henri Debout Évêque de Genève (1260-1267) », sur Sigilla : base numérique des sceaux conservés en France.