Henri Dumont-Saint-Priest

Henri Dumont-Saint-Priest, né le à Saint-Paul et mort le à Limoges, est un officier général français.

Henri Dumont-Saint-Priest
Nom de naissance Henri Marie Jean Dumont-Saint-Priest
Naissance
Saint-Paul, Haute-Vienne
Décès (à 100 ans)
Limoges
Origine Français
Arme Arme blindée et cavalerie
Grade Général de brigade
Années de service 1942 – 1978
Commandement 1er régiment de spahis
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Grand officier de l'ordre national du Mérite
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Croix de la Valeur militaire
Autres fonctions Directeur de l'École nationale d'équitation
Famille Famille Dumont-Saint-Priest

Issu de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il sert dans la Légion étrangère, participe à la Seconde Guerre mondiale, à la guerre d'Indochine et à la guerre d'Algérie, puis termine sa carrière comme général de brigade. Après son passage dans l'armée, il dirige l'École nationale d'équitation de Saumur de 1978 à 1984.

Biographie

modifier

Origines et formation

modifier

Henri Marie Jean Dumont-Saint-Priest naît le à Saint-Paul, en Haute-Vienne, fils de François Jean Jules Dumont-Saint-Priest et de Marie Antoinette Élisabeth Vandière de Vitrac d'Abzac, domiciliés à Bellabre, commune de Bujaleuf. Ses parents s'étaient mariés le à Saint-Paul[1]. Il appartient à la famille Dumont-Saint-Priest, famille limousine d'ancienne bourgeoisie liée notamment à l'élevage de chevaux anglo-arabes.

Il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1942, dans la promotion « Croix de Provence ». Après la dissolution de l'école, il rejoint les chantiers de la jeunesse, puis s'engage en juillet 1944 dans le maquis du Cher avant d'être intégré au 1er régiment d'infanterie.

Carrière militaire

modifier

À la fin de l'année 1944, il rejoint l'école de Cherchell et appartient à la cinquième promotion. Il est ensuite affecté au 5e régiment de spahis marocains, en Allemagne, où il est promu sous-lieutenant.

En 1947, il demande à servir dans la Légion étrangère. Il rejoint le dépôt commun des régiments étrangers à Sidi Bel Abbès, puis participe à la formation de légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie. Il part pour l'Indochine en juin 1949 et sert au 1er régiment étranger de cavalerie jusqu'en octobre 1951. Il obtient la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec deux citations et une inscription au tableau d'avancement exceptionnel pour le grade de capitaine.

Après son retour en Europe, il commande le 2e escadron du 2e régiment de spahis algériens à Pforzheim. En 1954, il prend le commandement du 3e escadron du 4e régiment de spahis tunisiens, l'un des derniers escadrons à cheval. Engagé dans les opérations du sud tunisien, il reçoit la croix de la Valeur militaire avec trois citations.

En 1956, il est affecté à l'École spéciale militaire interarmes de Coëtquidan, où il commande la section équestre pendant près de trois ans. Il retourne ensuite en Afrique du Nord au 6e régiment de cuirassiers, comme chef d'escadrons, puis comme adjoint au chef de corps et commandant de quartier à Châteaudun-du-Rhumel. Il y reçoit deux nouvelles citations.

De retour en métropole en 1962, il sert d'abord à l'état-major de l'armée de terre, puis à l'École d'application de l'arme blindée et cavalerie. En juillet 1967, il prend le commandement du 1er régiment de spahis à Spire, dans les Forces françaises en Allemagne. Il est ensuite conseiller technique auprès de l'académie militaire tunisienne, puis adjoint au général commandant la 3e brigade mécanisée à Wittlich, avant d'exercer les fonctions de chef de cabinet du général gouverneur militaire de Paris, commandant la 1re région militaire.

Il termine sa carrière militaire en avril 1978 avec le grade de général de brigade dans la deuxième section.

Direction de l'École nationale d'équitation

modifier

Après sa carrière militaire, Henri Dumont Saint-Priest est nommé directeur de l'École nationale d'équitation de Saumur en 1978[2]. Il dirige l'établissement jusqu'en 1984[2].

Son mandat intervient dans une période de structuration de l'école et de développement du Cadre noir. Le ministère des Sports indique qu'en 1978, année de sa nomination, la mixité est instaurée au Cadre noir par le recrutement d'écuyères[2]. La Fédération des sociétés d'anciens de la Légion étrangère lui attribue la conduite de la transformation et du développement de l'École nationale d'équitation comme vitrine des sports équestres français.

Fin de vie

modifier

Après son retour en Limousin, il participe à plusieurs associations caritatives, humanitaires et patriotiques locales, notamment dans le cadre de l'Association des anciens de la Légion étrangère du Limousin.

Il meurt le à l'âge de cent ans. Ses obsèques sont célébrées le en la collégiale d'Eymoutiers, suivies de son inhumation au cimetière de Sainte-Anne-Saint-Priest[3].

Publications

modifier

Henri Dumont Saint-Priest est notamment l'un des auteurs d'un ouvrage consacré au Cadre noir de Saumur, publié chez Julliard en 1981[4]. La notice de la Bibliothèque nationale de France le présente comme auteur[5].

  • Henri Dumont Saint-Priest, Henry Pernot du Breuil, Jean de Saint-André et Pierre Durand, photographies de Paul de Cordon, Le Cadre noir, Paris, Julliard, 1981, 179 p. (ISBN 2-260-00259-5)[4].
  • Henri Dumont Saint-Priest, Directives et programmes d'instruction des cours de préparation des candidats, Saumur, École nationale d'équitation, 1980.

Distinctions

modifier

Henri Dumont Saint-Priest est commandeur de la Légion d'honneur et grand officier de l'ordre national du Mérite[3]. Il est également titulaire de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec deux citations et de la croix de la Valeur militaire avec cinq citations.

Notes et références

modifier
  1. ↑ « Saint-Paul, mariages, 1920, acte no 12, François Jean Jules Dumont Saint Priest et Marie Antoinette Élisabeth Vandière de Vitrac d'Abzac, vue 7/15 », sur Archives départementales de la Haute-Vienne (consulté le ).
  2. 1 2 3 « L'École nationale d'équitation (ENE) » [PDF], sur Ministère des Sports (consulté le ).
  3. 1 2 « Général Henri Dumont Saint Priest », sur Carnet du jour, Le Figaro, (consulté le ).
  4. 1 2 « Le Cadre Noir », sur Médiathèque de l'Institut français du cheval et de l'équitation (consulté le ).
  5. ↑ « Notice de personne : Dumont-Saint-Priest, Henri », sur Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (consulté le ).

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier
  • Henri Dumont Saint-Priest, Henry Pernot du Breuil, Jean de Saint-André et Pierre Durand, photographies de Paul de Cordon, Le Cadre noir, Paris, Julliard, 1981, 179 p. (ISBN 2-260-00259-5).
  • Christian Carde et Xavier Boudon, « In Memoriam », La Revue des Amis du Cadre noir, no 94, 2021.

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier