Henri Mansuy

géologue et paléontologue français

Henri Mansuy, né le à Paris et mort le à Suresnes, est un paléontologue, géologue et préhistorien français ayant travaillé en Indochine où il lance les études sur la Préhistoire.

Henri Mansuy
Fonction
Vice-président de la Société géologique de France
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
SuresnesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Henri Alphonse MansuyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Statut
Célibataire (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Idéologie
Membre de
Grade militaire
Maître
Partenaire
Honoré Lantenois (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Biographie

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Naissance et jeunesse

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Henri Mansuy naît le à Paris dans une famille originaire de Lorraine dont le père est gardien de la paix. Bon élève, il obtient son certificat d'études primaires et étudie la paléontologie au Muséum d'histoire naturelle en parallèle d'un travail ouvrier. Il effectue son service militaire dans la cavalerie où il devient sergent. À son retour, il enchaîne des emplois mal payés et écrit de temps en temps des articles dans l'Anthropologie à la demande de son professeur René Verneau[1],[2].

Indochine

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Il entre à 45 ans dans le Service géologique de l'Indochine où il analyse des fossiles humains en collaboration avec Madeleine Colani avec qui il étudie le Hoabinhien, avant de se concentrer à la paléontologie des invertébrés[1]. Ses nombreuses missions l'amène à théoriser le Bacsonien à Phô Binh Gia[3],[4]. Il est membre de l'Académie des sciences coloniales, de la Société de géographie et de la Société géologique de France dont il est vice-président[5].

Affaire Deprat

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L'arrivée de Jacques Deprat en Indochine en 1909 entraîne Henri Mansuy dans une affaire qui trouble la communauté scientifique de l'époque. Il accuse en 1917 Jacques Deprat d'avoir falsifié ses recherches en intégrant dans ses analyses des fossiles de trilobites ramenés d'Europe. Jacques Deprat est licencié du Service géologique de l'Indochine en 1919 puis exclu de la Société géologique de France. De retour en France, il se lance dans l'écriture et rédige son roman autobiographique Les Chiens aboient où il critique Henri Mansuy, renommé Mihiel dans l'histoire[6].

Fin de vie

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Après un bref retour en France au début des années 1920, Henri Mansuy revient en Indochine où il travaille notamment sur le gisement de Samrong Sen (en). Il prend sa retraite en 1926 et s'installe à Paris[1]. Il présente ses travaux lors de l'Exposition coloniale internationale de 1931[7]. Il meurt le à Suresnes[5].

Reconnaissance

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Il reçoit un prix de la Société de géographie et deux autres de l'Académie des sciences[1]. Le Congrès des préhistoriens d’Extrême-Orient de 1932 lui attribue le titre d'« inventeur de la Préhistoire de l'Extrême-Orient méridional[8]. »

Décorations

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Madeleine Colani, « Henri Mansuy », Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, no 37, , p. 695-702 (lire en ligne)
  2. « Henri Mansuy », sur Catalogue général de la BnF
  3. Maud Girard-Geslan, « Henri Mansuy », sur Encyclopædia Universalis
  4. Valery Zeitoun, « Chasseurs-collecteurs de scoops en Asie du Sud-Est : un retour aux sources antiquaires de la préhistoire ? » (Actes du 29e Congrès préhistorique de France), Le poids de l’histoire des sciences et l’hégémonie européenne en préhistoire, (lire en ligne)
  5. 1 2 3 4 « Henri Alphonse Mansuy », sur Base Léonore
  6. Philippe Janvier, « Analyse de l’ouvrage de Didier Mansuy : Henri Mansuy - L’inventeur de la préhistoire de l’Extrême-Orient méridional. », Travaux du Comité français d'Histoire de la Géologie, no 36, , p. 141 (lire en ligne)
  7. Didier Mansuy, « Henri Mansuy et l’Exposition Coloniale de Paris en 1931 », Gavroche, (lire en ligne)
  8. Mansuy 2021, p. quatrième de couverture.

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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