Henri Pezet de Corval
Henri Pezet de Corval (ou Henrich Pezet von Corval), né en 1831 et mort en 1894, est un médecin, neurologue et médecin-major allemand, d'origine française, ayant fait carrière dans le grand-duché de Bade. Il est principalement connu pour ses contributions aux prémices de la psychothérapie et son rôle d'analyste critique dans l'application de la première convention de Genève.
| Naissance | |
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| Décès |
(à 62 ans) Baden-Baden |
| Nationalité |
badoise |
| Domaine |
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Biographie
modifierOrigines familiales
modifierIssu d'une famille d'ancienne bourgeoisie française établie en Allemagne, Henri Pezet de Corval est le fils du médecin-major Charles Vincent François Pezet de Corval (1800-1861), lui-même au service de l'armée badoise, et le grand-père de la pianiste et compositrice américaine Dagmar de Corval Rybner.
Carrière médicale et neurologie
modifierMédecin militaire promu au grade de conseiller médical (Medizinalrath), il exerce une grande partie de sa carrière à Baden-Baden et au sein de diverses institutions thermales, occupant notamment pendant plusieurs années le poste de médecin-chef de la prestigieuse station hydrothérapique de Schöneeck au lac des Quatre-Cantons. Spécialisé en neurologie, il s'intéresse aux mécanismes de l'esprit et aux thérapies alternatives de son époque. À la suite de communications présentées lors du Congrès des neurologues de Baden (Neurologen-Congresse zu Baden), il publie en 1889 un article historique « Zur Suggestiv-Therapie » (Sur la thérapie suggestive), devenant l'un des premiers praticiens de l'espace germanophone à théoriser l'usage clinique de l'hypnose et de la suggestion mentale pour traiter les affections nerveuses[1].
Engagement humanitaire et droit international
modifierParallèlement à ses travaux en neurologie, Pezet von Corval s'implique fortement dans le développement du droit international humanitaire naissant. Dès 1867, il publie l'essai Die Genfer Convention und die Hilfsvereine (La Convention de Genève et les sociétés de secours). Fort de son expérience de terrain durant la guerre franco-allemande de 1870-1871, il fait paraître une analyse critique majeure : Die Genfer Konvention im Kriege von 1870-71 (1871), répertoriée et saluée par Gustave Moynier, cofondateur du Comité international de la Croix-Rouge[2]. Dans cet écrit, Pezet von Corval pointe les failles pratiques du traité de 1864. Il propose une révision stricte du texte afin de garantir une neutralité absolue et indiscutable au personnel soignant et aux ambulances sur les champs de bataille, bien que certaines de ses suggestions aient été jugées trop radicales par le juriste Johann Caspar Bluntschli.
Publications principales
modifier- Die Genfer Convention und die Hilfsvereine, Bielefeld, 1867, 30 pages.
- Die Genfer Konvention im Kriege von 1870-71: Beitrag zur Beurtheilung derselben in der praktischen Durchführung, Karlsruhe, 1871.
- « Zur Suggestiv-Therapie », Therapeutische Monatshefte, volume 3, Numéro 9, pp. 403 à 408, 1889.
Notes et références
modifier- ↑ Zeitschrift für Hypnotismus: Psychotherapie, sowie andere psychophysiologische und psychopathologische Forschungen, 1893, p.255 (lire en ligne).
- ↑ Bulletin international des sociétés de secours aux militaires blessés,1871.