Henri de Peyerimhoff

haut fonctionnaire et capitaliste français

Henri de Peyerimhoff de Fontenelle, né à Colmar (Haut-Rhin) le et mort à Paris (7e) le , est un haut fonctionnaire et un représentant du monde des affaires français.

Henri de Peyerimhoff de Fontenelle
Henri de Peyerimhoff dans Le Petit Journal du 26 mars 1933.
Fonction
Président
Comité central des houillères de France
Comité central des houillères de France
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Fonctionnaire, homme d'affairesVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Henri de Peyerimhoff (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Enfants
Bernard de Peyerimhoff de Fontenelle (d)
Nicole de Peyerimhoff de Fontenelle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Membre de

Il est souvent présenté comme un penseur du capitalisme moderne français de l'entre-deux-guerres, lorsque le thème du néocapitalisme et la question des ententes sont posés par de nombreuses élites économiques et financières[1].

Biographie

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Jeunesse et études

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Henri Marie Joseph Hercule de Peyerimhoff de Fontenell naît dans la branche catholique de la famille Peyerimhoff, qui prend le nom de « Peyerimhoff de Fontenelle » à la fin du XVIIIe siècle. Ses parents se marient en novembre 1870 à Strasbourg.

Henri de Peyerimhoff l fait ses études à Nancy, à l’Institution de la Malgrange, où il se lie avec le futur homme politique Louis Marin. Il est ensuite diplômé de l’École libre des sciences politiques. Il est titulaire d'une licence d'histoire, d'une licence de droit, et d'une licence de philosophie[2].

Parcours professionnel dans le secteur public

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Il est auditeur au Conseil d'État de 1895 à 1902, il travaille sur l’affaire des conventions de 1883 sur les Chemins de fer, qui entraîne la démission du gouvernement Dupuy en 1895[1].

Directeur de l'agriculture, du commerce et de la colonisation au sein du Gouvernement général d'Algérie de 1902 à 1907, il publie une minutieuse Enquête sur les résultats de la colonisation officielle en 1906, sur commande du gouverneur Louis Lépine en 1898, puis démissionne du Conseil d'État en mai 1907. Il s'occupe de deux dossiers concernant des affaires minières d'Afrique du Nord avant la Première Guerre mondiale : le chemin de fer de l'Ouenza, qui relie l'important gisement de minerai de fer d'Ouenza à la ville côtière algérienne d'Annaba[3] et l'Union des mines marocaines[1].

Parcours professionnel dans le secteur privé

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Il devient un influent « permanent patronal », un « grand commis » des organisations syndicales patronales dans le domaine des mines. Il est secrétaire général (1907), puis vice-président et président (1925-1940) du Comité central des houillères de France, basé Rue Saint-Dominique à Paris, jusqu'à la fin de 1940. À ce titre, il met en place et héberge à Paris la Société générale d'immigration à partir de 1924.

Quoiqu'ayant quitté la haute fonction publique, il demeure attentif à la vie politique nationale. Ainsi, le ministre des Finances Raoul Péret le nomme au sein du comité des experts du décret du 31 mai 1926 afin de mettre au point un plan de redressement de l'économie française[4].

Après la guerre, il est également le président du conseil d'administration de plusieurs sociétés minières et bancaires et président de l'Union des mines de 1923 à 1932. Il s’occupe aussi du Kouif, où opère la Société générale des mines d'Algérie-Tunisie[1].

Il participe aux négociations douanières internationales, notamment à la conférence internationale de 1927, comme délégué français. Il est membre aussi du Comité franco-allemand d'information et de documentation, fondé en 1926[5].

Il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1952.

Il a acquis le château de Médavy en 1919. Ses descendants l'ont revendu au général de Grancey en 1959.

Parcours universitaire

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Au début des années 1930, il est membre du conseil d'administration de l'École libre des sciences politiques[6]. Il y a également enseigné[2].

Références

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  1. 1 2 3 4 Biographie sur le site des Annales des Mines
  2. 1 2 Qui êtes-vous ?: Annuaire des contemporains; notices biographiques, C. Delagrave, (lire en ligne)
  3. Carte du chemin de fer de l'Ouenza sur Gallica.
  4. Pierre Miquel, La Troisième République, Fayard, (ISBN 978-2-213-02361-8)
  5. Cf. les pages consacrées à Émile Mayrisch et Pierre Viénot
  6. Gérard Vincent et Anne-Marie Dethomas, Sciences po: Histoire d'une réussite, Plon (réédition numérique FeniXX), (ISBN 978-2-259-26077-0, lire en ligne)

Bibliographie

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  • Émile Girardeau, Notice sur la vie et les travaux de H. de Peyerimhoff de Fontenelle (1871-1953), Firmin-Didot, Paris, 1955.
  • Alain Chatriot, "Henri de Peyerimhoff ( 1871-1953 ), le "gentleman" du charbon", dans Olivier Dard, Gilles Richard, Les permanents patronaux: éléments pour l'histoire de l'organisation du patronat en France dans la première moitié du XXe siècle, Metz, Centre de recherche de l'Université de Metz, 2005, pp. 45-74
  • Jean-Marie Schmitt, « Marie Joseph Hercule Henri de Peyerimhoff de Fontenelle », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 29, p. 2980

Liens externes

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