Henriette Mathieu-Faraggi

physicienne nucléaire française

Henriette Mathieu-Faraggi (née Faraggi en 1915 et morte le ) est une physicienne française.

Biographie

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Henriette Faraggi naît le 26 novembre 1915 dans le 17e arrondissement de Paris. Sa mère est Fortunée Simon. Son père est Ernest Faraggi, ingénieur[1].

Elle fait ses études à la Sorbonne et les termine en 1936[2].

Travaux scientifiques

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C'est en 1937 qu'elle publie son premier article scientifique, qui traite d'optique[3].

Elle a été élève à l'Institut du radium, qu'elle rejoint comme attachée de recherche le 7 juillet 1945[1].

A partir de ce moment, son domaine de prédilection évolue : de l'optique, elle se spécialise dans les techniques d'émulsion photographique pour la détection et l'analyse des radiations ionisantes[2].

Elle est élue au comité national du CNRS en [4].

En 1951, elle entre au CEA et en devient la directrice du département de physique nucléaire de 1972 à 1978. Durant cette même période, elle a été présidente du Comité de physique nucléaire de l'Union internationale de physique pure et appliquée (IUPAP). Elle préside également la Commission de physique nucléaire du CNRS de 1971 à 1975[1],[2].

Faraggi participe par ailleurs à de nombreux travaux pionniers : production et détection de deutérons polarisés (générateur de Van de Graaff), spectroscopie nucléaire au cyclotron de Saclay, excitation nucléaire de quasi-particules[2].

Elle est élue présidente de la Société française de physique en 1972. Il s'agit de la première femme élue à cette fonction[1].

Elle a contribué à la prise de décision de la construction, en 1975, du Grand accélérateur national d'ions lourds (GANIL), à Caen[5],[6].

Vie privée

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Henriette Faraggi épouse en premières noces Fernand Bassé Parton, en 1938. Elle donne naissance à un enfant cette même année. Ce premier mariage se conclut par un divorce en 1941. Elle se marie une seconde fois en 1953, avec l'ingénieur chimiste Marcel Mathieu[1].

Distinctions

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Publications

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Ouvrages

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  • Gérard de Vaucouleurs, Jean Dragesco, Pierre Selme, Henriette Faraggi et Héliodore Tellez-Plasencia, Manuel de photographie scientifique, Éditions de la Revue d'optique, , 391 p.

Articles

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 « Henriette Faraggi (1915-1985) », sur musee.curie.fr (consulté le )
  2. 1 2 3 4 (en) Vincent Gillet, « Henriette Faraggi », Physics Today, , p. 113-114 (lire en ligne [PDF], consulté le )
  3. M. Jean-Paul Mathieu et Mlle N. Faraggi, Académie des sciences, « Étude de la lumière polarisée circulairement réfléchie par certains coléoptères. », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, Académie des sciences, Bachelier, Gauthier-Villars, vol. 205, , p. 1378 (lire en ligne, consulté le )
  4. Michel Pinault, Frédéric Joliot-Curie, édition Odile Jacob, avril 2000 (ISBN 2-7381-0812-1)
  5. CEA, « Quatre femmes scientifiques du CEA bientôt inscrites sur la Tour Eiffel », sur CEA/Fabrique de savoirs, (consulté le )
  6. 1 2 « Bientôt des femmes de sciences sur la Tour Eiffel | CNRS », sur www.cnrs.fr, (consulté le )
  7. Société française de physique - Prix de spécialité

Liens externes

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